Bonjour fidèles lecteurs de Linfodrome.com. C’est avec un grand plaisir que nous vous retrouvons pour notre revue de presse. Au menu de ce mardi 8 octobre 2013, l’élection présidentielle de 2015, les échos du 12è Congrès du PDCI, l’affaire Gbagbo à la CPI et le dialogue républicain. Bonne lecture !
Affaire Gbagbo
Demain aura lieu à la Cour Pénale Internationale (CPI) l’audience pour statuer sur la possibilité d’une liberté provisoire en faveur de Laurent Gbagbo. Le Nouveau Courrier titre que « quelque chose se prépare pour Gbagbo », eu égard à des tractations judiciaires qui se font en ce moment. Elles sont favorisées par la difficulté de l’Accusation à cause du refus de la Côte d’Ivoire de livrer Simone et Blé Goudé, de l’indignation des ONG qui dénoncent le caractère unilatéral des mandats d’arrêt et par le fait que L’Union Africaine prépare un sommet extraordinaire qui planchera sur son retrait de la CPI, accusée de « chasse raciale ». Ce qui, croit-il milite en faveur de Laurent Gbagbo. Concrètement, Notre Voie annonce ce qui peut se passer. Il croit que la CPI pourrait offrir la liberté conditionnelle à Gbagbo comme gage de sa crédibilité au moment où l’U.A veut demander le retrait des pays africains de la CPI au cours de son sommet qui se tiendra dans quatre jours. Cette analyse a été faite par le juriste Dr. Kouakou Edmond. Elle a été aussi publiée dans L’inter. Il a relevé que de fortes pressions sont faites sur la CPI c’est pourquoi cette audience se tient contre les textes de la Cour. En réalité, c’est en novembre qu’elle devait se tenir. En attendant, l’ex-président ivoirien a reçu, hier, la visite de Desmond Tutu, informe Le Quotidien d’Abidjan. Si rien n’a filtré du tête-à-tête, le journal pense que les échanges ont porté sur le processus de paix et de réconciliation en Côte d’Ivoire.
Temps difficile pour Ouattara
Le chef de l’État Alassane Ouattara était dans le viseur des assaillants. Ils ont voulu attenter à sa vie dans un projet lancé le 28 septembre dernier à Agboville, mais déjoué par le camp commando d’Abobo. C’est l’information à la Une de Nord-Sud Quotidien. « Atteinte à la sûreté de l’État : ils veulent tuer Ouattara ». Hormis la résidence du Président Ouattara qu’ils voulaient attaquer, les assaillants avaient pour cibles la RTI, le camp commando d’Abobo qu’ils voulaient conquérir, informe le quotidien qui a publié ce qu’il a nommé « le discours prophétique des assaillants », signé par un certain Daniel Mehi. Ce climat, ajouté au réveil du FPI, a de quoi amener Ouattara à appeler au secours. Du moins, c’est que dit Le Temps qui barre à la Une : « Acculé au plan politique face au FPI, Ouattara appelle Kofi Annan au secours ». L’ex-secrétaire général de l’ONU sera à Abidjan le 10 octobre et devra rencontrer le pouvoir et l’opposition dont la direction du FPI, dans le cadre du dialogue républicain. L’information a été aussi donnée par Soir Info qui a rappelé que Kofi Annan, membres des Elders, était à Abidjan en 2012, et a discuté avec plusieurs autorités politiques, y compris Laurent Gbagbo à qui il a rendu visite en prison au Nord, en compagnie des autres membres du groupe dont Desmond Tutu. C’était avant qu’il ne soit transféré à La Haye.
Présidentielle 2015
S’il a depuis quelques temps annoncé sa volonté de briguer un second mandat, Alassane Ouattara aura sans doute besoin du Parti Démocratique de Côte d’Ivoire (PDCI), dans cette quête. Mais, le « vieux parti » ne compte pas le soutenir sans rien en retour, nous fait savoir L’Inter. « Présidentielle de 2015 : Bédié pose ses conditions à Ouattara », titre le journal en manchette. Le quotidien indique que « dans la perspective de ce scrutin, le Pdci et son président souhaitent qu'il soit procédé à une révision de la Constitution actuellement en vigueur (…) pour y faire inscrire la création d'un poste de vice-président. Une sorte de président-adjoint qui aura assurément tous les privilèges sociaux et les gros sous qui vont avec (…) Des mauvaises langues estiment que cette proposition vise à coudre un costume de vice-président à une personnalité du Pdci, en contrepartie du soutien que ce parti pourrait apporter à l'actuel chef de l'Etat, Alassane Ouattara, en vue de sa réélection en 2015 ». Pour sa part, Soir Info parle du « jeu ambigu de Bédié pour la présidentielle de 2015 ». Le quotidien indique que « selon plusieurs observateurs et analystes, Henri Konan Bédié, n’est pas favorable à ce qu’un membre de son parti s’oppose au Président en exercice. S’il n’est pas candidat, la personnalité qui acceptera de l’être devra être assez souple pour se ranger le cas échéant, derrière la candidature de l’actuel président même s’il parvient au 2e tour… ». De son côté, Le Patriote parle du « combat » qui a lieu pour la désignation du candidat du Front Populaire Ivoirien (FPI) à ces joutes. « Pour être le candidat ‘’naturel’’ du FPI en 2015, comment Affo combat Simone et Blé Goudé », barre à sa Une le journal. Le quotidien qui indique que « la libération de Simone Gbagbo et de Blé Goudé hante les nuits d’Affi N’Guessan, contrairement aux bonnes intentions qu’il affiche à leur égard », ajoute que « le problème d’Affi N’Guessan est son obsession mal contenue d’exister politiquement. La sortie de Simon Gbagbo et Blé Goudé on le sait, risque gravement d’entraver son projet d’être le leader incontesté du FPI et ses ambitions présidentielles ».
PDCI-RDA : les suites du Congrès
Deux jours après la fin du 12è Congrès, du PDCI-RDA, Le Nouveau Réveil revient sur l’élection du président parti, notamment sur les adversaires d’Henri Konan Bédié. « 12è Congrès du PDCI-RDA : Voici ce qui a coulé Mady et KKB », titre à sa Une le journal. Selon le quotidien, « Djédjé Mady et KKB ont donné l’impression que leur candidature était improvisée et qu’ils n’ont pas vraiment mûri leur intention d’être candidats ». Le journal estime « qu’ils ont péché sur le front de l’argumentaire » et que « le camp Mady et KKB n’a pas présenté de critiques sérieuses objectives et idéologiques ». Cette position est loin d’être partagée par KKB qui parle plutôt de « mascarade électorale » dans des propos rapportés par Soir Info. « C’est devant les délégués qu'Adjoumani votait pour tous. On avait pas le droit de se plaindre. Tout était quadrillé (...) On peut parler de tout sauf d'élection », a indiqué l’ex-patron de la JPDCI selon le journal. En ce qui concerne son avenir politique, KKB, toujours selon Soir Info a indiqué « qu’il a le temps de se réorganiser ». De son côté, L’Inter s’interroge sur une possible fracture entre les militants du « vieux parti ». « Après 1994, 2000, 2002 : Une autre malaise guette-il le PDCI-RDA ? », peut-on lire en manchette du journal. Le journal qui revient sur le parcours politique d’Henri Konan Bédié, marquée notamment par les départs du PDCI de cadres tels que feu Djéni Kobenan et Laurent Donan Fologo, indique que « l’adversité en interne est étouffée, pour ne pas dire éteinte jusqu’à ce congrès dernier, le 12è du nom, où les vieux démons resurgissent. Après les ‘’coups’’ de 1994, 2001 et 2002, quel autre malaise guette-t-il le parti sexagénaire après son 12è congrès ? Comme on le voit, la carrière de l’homme politique qu’il est, a été jalonnée de ces épreuves difficiles, et n’a jamais été une ligne droite ».
Collaboration: César DJEDJE MEL