Heureux de vous retrouver amis internautes pour la revue de presse de ce lundi 7 octobre 2013. La réélection de Bédié, le meeting d’Affi N’guessan et le dossier CPI sont nos sujets d’aujourd’hui. Bonne lecture sur linfodrome.com.
Réélection de Bédié
Le contraire aurait étonné. La réélection d’Henri Konan Bédié à la tête du Parti Démocratique de Côte d’Ivoire (PDCI) fait la Une des journaux ce matin, surtout ceux proches du pouvoir. Avec des titres presque similaires. « Élu à 93, 29%, Bédié écrase ses adversaires », « Bédié écrase Mady et KKB » peut-on lire sur Le Nouveau Réveil, Le Mandat, etc. Selon Le Patriote, le miracle n’a pas eu lieu. Le rêve D’Alphonse Djédjé Mady, de Konan Kouadio Bertin et de Kouassi Yao d’être à la tête du PDCI n’a pas eu lieu. Ils ont été laminés par leur adversaire commun Henri Konan Bédié, écrit-il. Pour Fraternité Matin, cette victoire n’est pas surprenante. « Bédié, sans surprise », relève t-il à la Une. Il fait savoir que l’élection pour la présidence du PDCI lors de ce 12 congrès était « un marathon… pour un plébiscite ». Il raconte une nuit électorale harassante qui, malgré tout, n’a pas été boudée par les congressistes qui, à plus de 90%, étaient acquis à Bédié. Mais ce n’est pas seulement les trois candidats susmentionnés qui ont été vaincus. « Konan Bédié corrige Banny », titre L’Expression. A Banny qui s’est invité au débat sur l’éligibilité de Bédié, le journal informe qu’il a brillé par son absence. Ainsi, il a perdu le combat qu’il menait par procuration, ses poulains ayant lamentablement échoué. Mais le président réélu a tendu la main à ses adversaires de qui il a dit qu’ils n’auront pas un sort spécial. Cependant, il les a enlevés des postes qu’ils occupaient. Mady a perdu sa place au profit de celui qui fut hier son adjoint au secrétariat général du parti, Maurice Kacou Guickahué, désormais secrétaire exécutif. Avec cette victoire, la question de la présidentielle de 2015 se pose. « Quel candidat PDCI face à Ouattara en 2015 ? » demande Nord-Sud Quotidien. A ce sujet, il informe que Bédié ne voit pas d’inconvénient à avoir un candidat unique de leur coalition RHDP. Il demande en contrepartie une modification de la Constitution pour la création d’un poste de vice-président. « Sinon, pourquoi exiger cela, si le PDCI est sûr de présenter ce candidat ? », c’est la question posée par un cadre du PDCI.
Meeting du FPI
Le président du Front Populaire Ivoirien (FPI), Pascal Affi N’guessan, est en tournée dans le centre-ouest de la Côte d’Ivoire. Il était en meeting dans la ville de son guide Laurent Gbagbo. Notre Voie raconte que c’était « phénoménal », ave une affluence exceptionnelle à la place Laurent Gbagbo qui a accueilli son meeting. A la population, il a dit « notre premier devoir, c’est de vous apporter la solidarité du parti mais notre devoir aussi, c’est de vous parler de l’avenir », rapporte le journal. Et parlant d’avenir, notamment en ce qui concerne la libération des prisonniers pro-Gbagbo, Le Nouveau Courrier écrit à la Une : « Pour la première fois, Affi menace ! ». En effet, Affi a rassuré le peuple Bété que Blé Goudé et Gbagbo seront bientôt libérés. Car, dira t-il « tant qu’il y aura des prisonniers politiques, la Côte d’Ivoire ne sera pas en paix, la Côte d’Ivoire ne sera pas en bonne santé ». Dans ce sens, il a appelé le gouvernement à agir. « S’il ne les libère pas, dans quelques semaines, on va faire du tapage. On ne peut pas tolérer que Simone Gbagbo, Blé Goudé, Dibopieu et tous les autres soient en prison. Il faut qu’ils soient libérés avant la fin de l’année », a-t-il averti. C’est d’ailleurs cette mise ne garde qui est mis relief à la Une par L’inter avec comme titre : « libération des pro-Gbagbo/ Affi n’guessan au pouvoir : « Nous vous donnons jusqu’à la fin de ce mois ». Le quotidien rapporte du président du FPI « on ne peut pas accepter que les pro-Gbagbo soient en prison et les pro-rebelles se pavanent dans les rues de Côte d’Ivoire ».
Affaire CPI
Après demain mercredi 9 octobre, se déroulera à la Cour pénale Internationale (CPI), l’audience pour statuer sur la libération provisoire de Gbagbo. Une audience à cette date n’est pas réglementaire, soulève Le Temps, qui se demande bien « pourquoi la juge Silvia de Gurmendi se précipite ? ». Car selon le Statut de Rome, c’est chaque 120 jours que l’audience pour la libération d’un détenu a lieu. La dernière concernant Gbagbo s’est tenue le 11 juillet dernier. Pour le quotidien, c’est certainement parce que les conditions appropriées pour cette libération sont réunies. Car lors de la dernière audience, la chambre préliminaire 1 de la juge Silvia a indiqué qu’elle recherchera elle même les « arrangements éventuels à la libération conditionnelle » de Gbagbo. Pour autant, le procédé de la CPI ne rencontre pas l’assentiment des leaders africains. Après ceux qui se sont bruyamment fait entendre, un autre vient d’élever la voix. Il s’agit du professeur Alpha Condé, président de la Guinée, au cours d’un débat BBC-Africa n°1. « Nous avons une cpi borgne. On ne voit que l’Afrique. Tous les africains sont excédés…Pourquoi c’est seulement les Chefs d’Etat africains qui sont poursuivis ? Le cas du Kenya, les populations se sont réconciliées, les deux personnes également, et mieux, elles gouvernent ensemble, pourquoi condamner, que recherche la cpi ? Que veut-elle ? », s’est-il interrogé, fait savoir Le Nouveau Courrier.