Bonjour fidèles lecteurs de Linfodrome.com. Heureux de vous retrouver pour notre première revue de presse du mois d’octobre 2013. Au programme aujourd’hui, le Congrès du PDCI, l’affaire Gbagbo à la CPI ainsi que les rapports pouvoir-opposition toujours aussi tendus. Bonne lecture !
PDCI : Bédié et ses proches traduits en justice
Dans 48 heures débutera le 12è Congrès du Parti Démocratique de Côte d’Ivoire (PDCI). Le moins que l’on puisse dire est que la fièvre monte chaque jour un peu plus au sein du « vieux parti ». Dans ce sens, Le Nouveau Réveil indique qu’Henri Konan Bédié et ses adversaires pourraient bientôt se retrouver devant la justice. « Mady et KKB ont osé assigner le parti d’Houphouet-Boigny en justice, ce matin.», titre en manchette le journal. Sur la raisons de cette plainte, le journal indique que « les requérants contestent au président Bédié et au Bureau politique leur légitimité. A les en croire, M. Bédié dont ils réclament la tête, ne serait plus juridiquement fondé à se prévaloir de la qualité de président du PDCI dès lors qu’élu pour un mandat de 5 ans en 2002, son mandat serait expiré depuis avril 2007 ». Sur la question de l’identité des plaignants, Le Nouveau Réveil ajoute que « Djédjé Mady et KKB ont manqué de courage en préférant se cacher derrière des militants ( ?) qui ne figurent sur aucun fichier du PDCI-RDA ». Le Patriote voit à travers cette action judiciaire une tentative d’Alphonse Djédjé Mady d’empêcher la tenue du congrès. « 12è Congrès du PDCI-RA : Mady veut tout bloquer », titre-il. Car, selon le journal, même si la plainte ne porte les noms ni de Djédjé Mady, ni de Kouadio Konan Bertin, « on soupçonne fortement le camp du Pr Alphonse Djédjé Mady d’être derrière cette action en justice ». Interrogé par le journal sur cette plainte, Kobenan Kouassi Adjoumani a déclaré, parlant du secrétaire général du PDCI que, « cette plainte montre qu’il s’avoue déjà vaincu » Quant à L’Inter, il met en exergue les difficultés d’Henri Konan Bédié à l’approche de cette importante rencontre. « A la veille du 12è Congrès : Bédié coincé », barre à sa Une le journal qui indique que la volonté du président du PDCI de se maintenir à la tête du parti est le résultat d’un dilemme auquel il serait confronté. « A la vérité, le président du Pdci-Rda est dans une posture plus que difficile. Deux grandes équations le coincent grandement (…). La première est d’ordre interne. En effet, en interne, le président du Pdci-Rda n’a pas de ‘’successeur’’ affiché, comme il en était lui, avec feu le président Félix Houphouët-Boigny au début des années 1980 », écrit le journal qui ajoute que la seconde équation, « externe » est la question de la présidentielle de 2015 avec ou sans un candidat du PDCI. Pour sa part, Le Mandat fait savoir que selon le président du comité d’organisation pratique du Congrès, Maurice Kacou Guikahué, « seul le président sortant, Aimé Henri Konan Bédié a payé les 18 millions de Fcfa représentant sa caution de candidature ».
Gbagbo bientôt en Côte d’Ivoire ?
Comme son épouse, Laurent Gbagbo pourrait également, si le pouvoir ivoirien le souhaite être jugé sur le territoire ivoirien, nous renseigne Soir Info. « Malgré la procédure en cours, la CPI explique comment Ouattara peut faire revenir Gbagbo », barre le quotidien à sa Une. Fadi El Abdallah, porte-parole de la CPI, interrogé par le journal a fait la précision suivante : « La CPI est une instance de dernier recours ; son travail est complémentaire au travail des tribunaux nationaux, elle ne les remplace pas. La Défense ou l’État peut soulever devant la CPI une exception d’irrecevabilité de l’affaire (…) C’est-à-dire, demander que la CPI arrête la procédure en cours devant elle, s’il est prouvé que la justice nationale a la capacité et la volonté de mener des poursuites sérieuses contre le même suspect (…) ». Pour sa part, Aujourd’hui souligne les possibilités de voir Laurent Gbagbo mis en liberté provisoire à l’issue de l’audience du 9 octobre prochain. « CPI : de nouvelles chances de libération de Gbagbo », livre à sa Une le journal. « L’ex-président ivoirien n’est plus le seul à bénéficier d’un réseau de partisans à priori capables de l’empêcher de répondre aux convocations de la Cour. Le précédent créé par le vice-président kenyan, autorisé à quitter son pays pour répondre aux accusations de la procureure Fatou Bensouda plaide en sa faveur », écrit le journal qui ajoute que « cette jurisprudence rend surtout dérisoire la garde à vue prolongée à la CPI qui devient désormais une exception ». De son côté, LG Infos donne des indications sur l’audience du 9 octobre. « La Haye/ Audience de Gbagbo : Ce qui va se passer le 9 octobre ». Le journal qui cite un « spécialiste de la Cour Pénale Internationale » fait savoir « qu’il ne faudrait pas attendre grand-chose dans la mesure où la décision de mise en liberté provisoire dépend de la juge Sylvia de Gurmendi, juge qui avait accepté le mandat d’arrêt délivré par Ocampo et qui par la suite a omis une opinion dissidente le 3 juin, demandant que les charges soient confirmées (…) », écrit le journal.
Les ‘’Etats généraux’’ divisent
Les États généraux de la République proposés par le Front Populaire Ivoirien (FPI) sont uniquement destinés à nuire au Président de la République selon Le Patriote. « États généraux de la République : Le FPI veut perdre du temps à Ouattara », livre à sa Une le quotidien. « Le FPI ne s’est jamais départi de l’obsession de vouloir vandaliser, d’une façon ou d’une autre, l’œuvre de reconstruction de la Côte d’Ivoire, entreprise, voila bientôt trois ans par le chef de l’État. (…) C’est tout le sens de la nouvelle invention que le natif de Bongouanou (Pascal Affi N’Guessan, président du FPI : Ndlr) et ses camarades brandissent depuis quelques jours comme remède miracle pour un retour à une Côte d’Ivoire réconcilIée : les États généraux de la République », écrit le journal. Le Nouveau Courrier estime plutôt que le Rassemblement des républicains (RDR) craint la « montée en puissance du FPI ». « Panique au sommet de l’Etat : le régime menace d’arrêter Affi », peut-on lire à la Une du journal. Le quotidien soutient que « la montée en puissance du FPI depuis la libération d’Affi N’Guessan bouleverse certainement les calculs mesquins du régime (…) Cette reconquête de son « espace politique » crée l’émoi chez les républicains qui ne cachent plus leur intention de le voir retourner en prison ».