Bonjour, fidèles lecteurs de Linfodrome.com. C’est avec plaisir que nous vous retrouvons pour notre revue de presse du jour. Au menu de ce vendredi 27 septembre 2013, nous aurons le 12è Congrès du PDCI, l’actualité au RDR ainsi que des nouvelles de la CPI. Bonne lecture !
Ça bouillonne au PDCI-Rda
A l’approche de 12è Congrès, le PDCI baigne toujours dans une atmosphère tendue. Le Nouveau Réveil choisit de commenter les récentes sorties de l’un des cadres du « vieux parti », Charles Konan Banny. « Déclarations inopportunes et provocations : Voici pourquoi Banny veut casser le PDCI », barre le journal à sa Une. Le quotidien indique que « Les Banny, de génération en génération, n’ont jamais digéré que le visionnaire Félix Houphouët-Boigny ait choisi le président Bédié pour lui succéder au lieu de l’un d’entre eux, les neveux ». Soir Info pour sa part lève un coin de voile sur la stratégie de l’un des candidats à la présidence du parti, Alphonse Djédjé Mady. « 12è Congrès du PDCI. Pour tomber Bédié, voici le plan de Djédjé Mady », écrit en manchette le journal. Le Secrétaire général du PDCI « ne manque pas d’imagination », selon le journal qui nous apprend que celui-ci vient de créer un site internet. « Ce site est conçu pour que nous soyons tous au même niveau d’information. Informer en dévoilant la vérité certes, mais également permettre aux militants du PDCI longtemps muselés de libérer la parole », a expliqué la cellule de communication de Djédjé Mady. Cette nouvelle stratégie déployée par le Secrétaire général du PDCI ne pourra pas empêcher Henri Konan Bédié de remporter les élections à la tête du parti. C’est la position du vice-président de l’Assemblée nationale, par ailleurs membre du parti, Silué Kagnon. « Le président Henri Konan Bédié remportera ces élections puis, il tendra la main à tous ses adversaires. Il les ramènera à la maison pour que le PDCI avance », a-t-il déclaré dans une interview accordée à Soir Info. Le Mandat de son côté fait savoir que les détails pratiques pour la tenue de cette importante rencontre du PDCI sont réunis. « 12ème Congrès du PDCI : Tout est fin prêt », titre-il à la Une. Le quotidien indique que cette assurance a été donnée au cours d’une réunion hier, jeudi 23 septembre 2013, animée par le président du comité d’organisation, Maurice Kacou Guikahué.
CPI : Taylor Gbagbo, même destin ?
L’actualité à la Cour Pénale Internationale (CPI) est marquée par la confirmation en appel de la condamnation en appel de l’ex-président libérien, Charles Taylor. Cette décision, selon Le Nouveau Réveil n’est pas rassurante pour l’ex-chef d’Etat ivoirien, Laurent Gbagbo, lui aussi détenu à La Haye. « La CPI a condamné, hier, Taylor à 50 ans pour crimes contre l’humanité, mauvaise nouvelle pour Gbagbo », livre à sa Une le quotidien. De fait, selon le journal, la confirmation du verdict a « de quoi glacer le sang de ceux qui comptaient sur une certaine lassitude de la CPI pour obtenir la libération de l’ex-président Laurent Gbagbo ». Cette position est aussi celle de Le Patriote. « CPI/ Charles Taylor prend 50 ans, Laurent Gbagbo a chaud », écrit en manchette le quotidien qui indique « qu’en confirmant le verdict, les juges de la CPI viennent de prouver à ceux qui ne croyaient pas à leur action, leur volonté de lutter contre les crimes de guerre, crimes contre l’humanité… Justement, le refondateur en chef est devant la CPI pour crimes contre l’humanité ». Quant à Le Temps, il estime que les relations entre le régime Ouattara et la CPI se sont dégradées. « Brouille entre les comploteurs, Ouattara-CPI, ça ne va pas », barre le quotidien à sa Une. Selon le journal, cette fracture est née de l’affaire Simone Gbagbo. « Entre Ouattara et le Bureau du procureur de la Cour Pénale Internationale (CPI), c’est désormais la rupture. La faillite de leur projet d’anéantir le couple Gbagbo a été officiellement marquée par le refus du régime de transférer Simone Gbagbo à La Haye », écrit le journal.
Le RDR célèbre son anniversaire
Le Rassemblement des Républicains (RDR) célèbre aujourd’hui ses 19 ans d’existence, nous renseigne Le Patriote en titrant : « 27 septembre 1994-27 septembre 2013 : Le RDR a 19 ans ! ». Si le quotidien proche du parti présidentiel se satisfait des avancées obtenues par le parti, il en appelle également à une remise en cause de ses dirigeants. « Les membres de la direction actuelle sont trop loin des militants et de leurs réalités (…) Nichés dans leur tour d’ivoire, les membres éminents de la haute direction semblent vraiment coupés des réalités de la base. Tout est fait comme si le combat du RDR s’est arrêté depuis l’accession au pouvoir du président Ouattara », souligne le journal. L’Expression pour sa part ouvre ses colonnes à Franck Djéni, fils du fondateur du parti à la case, Djéni Kobina. « On ne me prend plus au téléphone », s’exclame-t-il dans un entretien accordé au journal. Le fils du pionnier du parti présidentiel a dénoncé le comportement de certains cadres du parti. « Certains militants lorsque je les vois, ils se plaignent du comportement de certains collaborateurs du patron. Alors, quand ces jeunes militants viennent me voir, et se plaignent de leur comportement, qu’est ce que je leur dis ? Mais quelqu’un qui ne décroche pas quand un Djéni appelle, ce n’est pas vous qu’ils vont décrocher », a-t-il dit. L’actualité au RDR est aussi marquée par la réponse apportée par le parti à la proposition du Front populaire ivoirien (FPI) d’organiser les « états généraux de la République ». « Dialogue républicain ou états généraux de la République : la vraie réponse du RDR au FPI », titre en manchette Le Nouveau Réveil. « Est-il nécessaire de multiplier à l’infini les organes de concertation quand on sait la mauvaise foi qui anime nos frères du FPI et les amène souvent à refuser la main tendue du Président Alassane Ouattara ? », s’est interrogé Joël N’Guessan, porte-parole du parti présidentiel dans une déclaration publiée par le journal. Ce refus du RDR est, selon Le Quotidien d’Abidjan, le signe des craintes du parti d’Alassane Ouattara. « Rejet des états généraux : Le RDR a peur qu’on regarde sans ses placards pleins de cadavres », titre à sa Une le journal qui indique que « craignant pour son passé marqué d’atrocités et autres tueries, le régime en place a rejeté du revers de la main l’idée ».