Politique nationale

Ouattara bande les muscles, tirs groupés sur Banny

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ouattara-bande-les-muscles-tirs-groupes-sur-banny Charles Konan Banny, président de la CDVR pourrait être candidat en 2015. PH/ D.R
Revue de presse

Bonjour fidèles lecteurs de Linfodrome.com. Nous nous retrouvons ce mercredi 25 septembre 2013 pour notre traditionnelle revue de la presse nationale. Au menu de ce jour, la situation sécuritaire, les critiques à l’endroit de Charles Konan Banny ainsi que l’actualité des détenus pro-Gbagbo. Bonne lecture !

Situation sécuritaire en Côte d’Ivoire

Le régime d’Abidjan semble décidé à se renforcer sur le plan de l’armement. De fait, nous indique Le Temps, une importante somme d’argent a été consacrée à cet effet. « Malgré l’embargo de l’Onu, Ouattara achète des armes à plus de 200 milliards », barre à sa une le quotidien. Le journal explique que « dans son classement 2012 des pays africains qui dépensent le plus en armement, l’Institut international de la paix de Stockholm (Sipri) sur son site révèle que la Côte d’Ivoire a dépensé près de 407 millions de dollars américains en 2012. Soit environ plus de 200 milliards de FCFA dans l’achat d’armes ». Pour sa part, Le Nouveau Courrier choisit de faire un parallèle entre le régime Ouattara et le régime Gbagbo sur la question de l’armement. « Alors qu’il n’a cessé d’accuser Gbagbo : Ouattara, le plus grand acheteur d’armes de l’histoire de la Côte d’Ivoire », écrit le journal qui critique l’attitude de l’ONU face à cette situation. « Par ailleurs, tout se passe comme si la Côte d’Ivoire n’était absolument plus sous embargo militaire. Les rapporteurs de l’ONU, qui savaient se montrer pugnaces pour accabler Gbagbo sont aux abonnés absents », indique le quotidien. Si la Côte d’Ivoire s’active pour se renforcer militairement, le pays contient toujours des caches d’armes, nous renseigne Soir Info. « Situation sécuritaire : Un arsenal de guerre découvert », titre en manchette le journal. Le quotidien explique que sur indication d’un informateur anonyme à Zébra, localité située près de Daloa, « les éléments de la brigade (gendarmerie) de la ville viennent de faire une découverte d’un important arsenal de guerre composé d’une forte quantité de cartouches, de kalachnikov et de roquettes ». Quant à L’Inter, il choisit de s’intéresser aux rapports entre le ministre de la Défense et les chasseurs traditionnels Dozos. « 72h après sa mise en garde : Des Dozos répondent à Paul Koffi Koffi », barre à sa Une le journal. Selon Lamoussa Diabaté, membre de la Confrérie des Dozos de Côte d’Ivoire (Codozci), cité par le quotidien, « le ministre de la Défense est allé un peu trop vite » en ce qui concerne le retour à la vie civile des chasseurs traditionnels. Car, pour lui, « Des gens qui ont fait la guerre, on ne les chasse pas comme ça ».

Banny fortement critiqué

S’il ne s’est pas encore officiellement porté candidat à l’élection présidentielle, beaucoup attribuent à Charles Konan Banny des visées sur le Palais du Plateau. Cependant, il pourrait aller à ses élections sans l’onction de son parti, nous indique Le Nouveau Réveil. « Présidentielle de 2015 : Banny ne sera pas le candidat du PDCI », livre le quotidien à sa Une. Le quotidien explique que « Banny de qui les Ivoiriens attendent le bilan de son action de deux années sur a voie de la réconciliation semble prendre un chemin de traverse, celui de rivaliser avec le président Bédié à qui les secrétaires généraux, les délégués et tout ce que le parti compte de forces vives demandent de se maintenir à la tête du parti ». Pour le journal, cette « bataille » est « un vrai cul-de-sac en perspective pour un homme qui a du mal à se fixer un cap ». Nord-Sud pour sa part met en exergue un ressentiment du Rassemblement des républicains (RDR) à l’endroit de Charles Konan Banny. « Le RDR en colère contre Banny : Ta démagogie va te perdre », écrit à sa Une le journal. « Vous (Charles Konan Banny) n’avez jamais su faire quelque chose et encore moins reconnaitre ce qui est fait par les autres. Votre démagogie et la mesquinerie finiront par vous consumer », a déclaré au nom des secrétaires départementaux du RDR, Abdoulaye Sidibé, cité par le journal. Il s’exprimait lors d’une conférence de presse organisée hier, au siège du parti présidentiel. L’Inter se penche sur le bilan de l’ex-gouverneur de la BCEAO à la tête de la Commission dialogue, vérité et réconciliation (CDVR). Si le quotidien estime que le bilan de Charles Konan Bany à la tête de l’Institution est « mitigé », il dénonce également les attaques dont est la cible l’ex-premier ministre, notamment sur la question de ses ambitions présidentielles. « Une volée de bois verts quoique compréhensible n’en donne pas moins de notre pays l’image d’une Etat ubuesque, peu désireux de tourner le dos à l’irrépressible tentation de la belligérance », écrit le journal.

Situations de prisonniers pro-Gbagbo

Les relations entre l’Etat de Côte d’Ivoire et la Cour Pénale Internationale se compliquent quelque peu ces jours-ci, notamment du fait du refus d’Abidjan de transférer Simone Gbagbo, nous indique Soir Info. « La CPI met Ouattara en difficulté », titre à sa Une le quotidien. Selon le journal, « La CPI joue à attirer le président ivoirien dans le piège du transfert de Simone Gbagbo, afin, de brandir demain, des mandats d’arrêts contre des proches de Ouattara que celui-ci serait, dans l’obligation politique et moral, d’exécuter ». Pour Soir Info, « Le « oui, mais », exprimé par Fadi El Abdallah, porte-parole de la Cpi, quant à la décision du gouvernement, de ne pas « livrer » l’ex-première dame officielle de Côte d’Ivoire, Simone Ehivet Gbagbo à la Haye, trouve donc ses fondements dans cette posture de la Cpi ». Pour sa part, Le Quotidie d’Abidjan donne des détails sur l’audience accordée par le Secrétaire général de l’ONU au Président ivoirien. « Après François Hollande, Ban-Ki Moon exige la libération des prisonniers politiques », écrit à sa Une le journal, il indique que « le secrétaire général de l’ONU a insisté sur la libération de tous les prisonniers politiques dans les brefs délais ». Pour le quotidien, « c’est donc le monde entier qui se trouve ligué contre Ouattara à commencer par le Président François Hollande qui s’est fait entendre une fois encore au Mali ».

Abraham KOUASSI
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