Bonjour chers amis de Linfodrome.com, heureux de vous retrouver pour notre quotidienne revue de presse. Au menu de ce vendredi 20 septembre, Le Bureau politique du PDCI, la situation sécuritaire ainsi que les réactions à l’attaque du 19 septembre qui se poursuivent. Bonne lecture et agréable week-end !
PDCI : Le Bureau politique s’est réuni
Hier, jeudi 19 septembre 2013, c'était sous haute surveillance qu'a eu lieu le Bureau politique du Parti démocratique de Côte d’Ivoire (PDCI) au siège du parti à Cocody. Le Nouveau Réveil indique que cette réunion a été un succès pour le camp Bédié. « Communiqué final du Bureau politique du PDCI : Consenus autour de M. Bédié ! », titre le journal à sa Une. Le quotidien explique ce communiqué et ajoute que « la voie s’ouvre pour une candidature de Bédié ». De fait, le document lu par Niamien N’Goran, coordonateur-président du Comité d’organisation du 12è Congrès et publié par le quotidien, indique que « le Bureau politique recommande au président Bédié de recevoir tous les candidats potentiels en vue d’un consensus autour de sa personne ». Même son de cloche chez Le Patriote qui barre à sa Une : « Le Bureau politique a tranché, hier : Bédié candidat officiel, Mady-KKB : candidats autoproclamés ». Le journal revient également sur certaines dispositions adoptées au terme de la rencontre. « Les échanges se sont déroulés dans un esprit convivial et ont abouti entre autre sur l’exigence du paiement d’une caution de 18 millions pour les candidats à la présidence du parti et la levée du verrou de l’âge (…) ». Pour sa part, Fraternité Matin indique qu’à l’ouverture de la réunion, le président du PDCI a invité les uns et les autres au calme. « PDCI-RDA : Bédié appelle à la retenue », peut-on lire en manchette du journal. « (…) Je souhaiterais lancer un appel à la retenue de la part de tous ceux qui souhaiteraient se porter candidats pour le poste en compétition, celui de président du parti », a déclaré l’ex-chef d’Etat dans des propos rapportés par le quotidien gouvernemental. Le journal qui qualifie la réunion d’hier de « Bureau politique de vérité » indique relève « qu’au cours des débats, les militants ont exprimé leurs exigences. Dans ce sens, « Djédjé Mady, candidat pour le poste de président est revenu sur l’article 35 du PDCI-RDA qui rend Henri Konan Bédié inéligible du fait de son âge », quand Kouadio Konan Bertin (KKB), également candidat a « souligné qu’on ne pouvait pas aller à un Congrès électif avec des organisateurs qui sont directeurs de campagne de l’adversaire ».
Escalade de la violence
La violence connaît un regain ces derniers jours, notamment à l’intérieur du pays, d’où le titre à la Une de L’inter : « Encore du sang versé à l’ouest ». Il s’agit, avance t-il d’une attaque qui a fait des morts dont deux dozos et plusieurs blessés. L’attaque attribuée à une bande armée s’est déroulée entre les villages de Béoué et Guéhibly, dans la zone de Duékoué contre un minicar. Le véhicule mitraillé est apparu au moment où les coupeurs de route opéraient déjà dans un premier véhicule qu’ils avaient stoppé et où ils ont dépouillé les passagers de la somme de 250 mille francs. Soir Info fait écho de cette attaque aussi. La mort de ces dozos intervient au moment où le commandant Koné Zakaria brandit des « menaces » contre cette confrérie de chasseurs traditionnels accusée d’avoir tué des gendarmes à Yamoussokro. « La prochaine fois vous ne me reconnaîtrez pas », leur a-t-il fait savoir, à en croire L’Expression. Lui-même membre de cette confrérie, Koné Zakaria a déclaré aux dozos : « continuez de côtoyer les gendarmes, les policiers et les autres. Vous n’êtes pas des forces régulières de l’État, vous êtes de la société civile ». Il y a un qui fait également parler de lui ces derniers mois. Il s’agit de Yacou le Chinois, un détenu de la Maison d’Arrêt et de Correction d’Abidjan (MACA), à l’origine des dernières émeutes dans cette prison. Le Nouveau Courrier barre à la Une : « après avoir nargué le régime Ouattara, Yacou le Chinois exfiltré puis ramené à la MACA ». Le journal donne des détails de ce qu’il a appelé une « opération hibou ». Il relate que le commandant Wattao a fait enlever nuitamment Yacou avec qui il a eu un échange à la garde républicaine. Il raconte que celui qui avait pour mission d’espionner les pro-Gbagbo détenus à la MACA pourrait être enrôlé dans l’armée, alors qu’il est condamné à 7 ans de prison pour acte criminel sur un citoyen.
19 septembre 2002 : Soro en chef militaire
Les réactions et témoignages sur le 19 septembre 2002, date du début de l’ex-rébellion armée se poursuivent. Dans ce sens, l’ex-chef rebelle Koné Gaoussou dit Jah Gao, renseigne Soir Info, a expliqué le rôle joué par Guillaume Soro dans la lutte armée. « Jah Gao fait de graves révélations : C’est Soro qui a préparé des plans de guerre », barre le journal à sa Une. «Je considère notre leader comme un militaire. Il en a les qualités requises car il a encadré beaucoup de nos combattants, organisé l’armée des Forces Armées des Forces Nouvelles. Ce n’est pas permis à n’importe qui. Je sais de quoi je parle », a déclaré le commandant de la Force d’Intervention Rapide (FIR). Jah Gao, toujours selon Soir Info, s’est dit « prêt à reprendre les armes si les même conditions qu’en 2002 se présentent ». Pour sa part, Le Nouveau Courrier nous livre la version de Koré Moise sur cette nuit du 19 septembre en titrant : « 19 septembre 2002 : le témoignage poignant de Koré Moise ». Le proche de Laurent Gbagbo s’interroge au terme d’une déclaration publiée par le journal sur les répercussions de cette attaque. « Je me demande si on n’a pas créé de problèmes plus graves que ceux qu’on disait exister avant cette fameuse nuit. Et, j’ai peur pour l’avenir de mon pays », a déclaré l’ex-président de la Fédération ivoirienne de Basket-Ball.