Bonjours amis lecteurs de Linfodrome.com. C’est avec plaisir que nous vous retrouvons pour notre quotidienne revue de la presse ivoirienne. Au menu de ce jeudi 19 septembre 2013, la crise au Pdci-Rda, les rapports pouvoir-opposition, mais aussi la commémoration des 11 ans du déclenchement de l’ex-rébellion en Côte d’Ivoire. Bonne lecture !
La fièvre monte au PDCI
La crise au PDCI-RDA s’accentue de jours en jours, à l’approche du 12è Congrès du « vieux parti ». Après Charles Konan Banny, c’est au tour de Djédjé Mady de critiquer le président du parti, Henri Konan Bédié, nous renseigne L’Expression qui a titré à sa Une : « Djédjé Mady se déchaîne : Bédié a commis une grave erreur ». Le secrétaire général du PDCI, qui a tenu ces propos lors d’une rencontre à Aboisso, a tancé les secrétaires généraux du parti. « Les secrétaires généraux ont induit Bédié en erreur (…) Lui dire d’être candidat à sa succession, c’est une grave erreur », a-t-il déclaré selon le journal. A cette rencontre, Djédjé Mady a aussi insisté sur l’importance pour le PDCI d’avoir un candidat aux prochaines élections présidentielles. « En 2015, si nous n’avons pas de candidat à la présidentielle, c’est la mort du PDCI-RDA (…) Que le PDCI ait un candidat ne veut pas dire qu’on a trahi un allié politique », a-t-il déclaré, selon Soir Info. Le quotidien informe également que Kouadio Konan Bertin (KKB) a été reçu par d’importantes personnalités en France, en titrant en manchette : « Chirac et des autorités françaises reçoivent KKB ». Il ajoute qu’après ces rencontres qui ont lieu lors de son séjour parisien, « Le président de la jeunesse du PDCI est arrivé hier mercredi à Abidjan pour prendre part au Bureau politique ». Pour sa part, Le Patriote choisit de revenir sur la sortie effectuée avant-hier par Charles Konan Banny relativement à l’actualité au PDCI. « Après KKB et Djédjé Mady : Banny attaque Bédié », titre à sa Une le journal qui voit en cette déclaration « les ambitions présidentielles » du président de la Commission Dialogue Vérité et Réconciliation (CDVR), ainsi que le fait qu’il ne soit pas « étranger aux remous qui secouent en ce moment le vieux parti ». Quant à L’Inter, il nous livre la lecture d’Émile Constant Bombet, vice-président du PDCI sur la crise qui secoue son parti. A la Une, on lit : « Crise au PDCI-RDA : Bombet parle enfin ». L’ex-ministre de l’Intérieur a appelé dans une déclaration publiée par le journal à « préserver l’unité du parti ».
19 septembre 2013, l’ex- rébellion a 11 ans
L’attaque du 19 septembre 2002 qui s’était muée en une rébellion a aujourd’hui 11 ans. Notre Voie, pointe du doigt le Président de la République en titrant : « Il y a 11 ans, la rébellion pro-Ouattara attaquait : Révélations sur une nuit d’horreur ». Lida Kouassi Moise, ex-ministre de la Défense à l’époque, explique comment il a eu la vie sauve dans un témoignage publié par le journal. « (…) Sentant la présence des assaillants proche de moi, je n’ai pas d’autres choix que de m’improviser une planque derrière le poste téléviseur grand écran de mon salon », indique-t-il. Le cadre du FPI explique également avoir été mis au courant, le 18 septembre 2002 par le défunt Boga Doudou du fait « qu’un nouveau coup de force contre le régime serait imminent ». Nord-Sud Quotidien pour sa part juge cette attaque des ex-rebelles comme une avancée de la démocratie. « Il y a 11 ans, ils se révoltaient contre le dictateur Gbagbo », peut-on lire à la Une du quotidien. Le Commandant Issiaka Ouattara dit Wattao, l’un des fers de lance de l’ex-rébellion a indiqué « ne rien regretter », lors d’une interview parue dans le journal. « Si c’était à refaire, nous serons toujours prêts pour le refaire. Pour le rétablissement de la justice, nous serons toujours là. Moi, en ce qui me concerne, je ne regrette rien », a déclaré le chef des opérations du CCDO. Sur la question, Cissé Sindou, Directeur de cabinet adjoint de Guillaume Soro, président de l’Assemblée nationale et ex-numéro Un de la rébellion, affirme que « la date du 19 septembre 2002 marque le début d’une longue marche vers la démocratisation de la Côte d’Ivoire ». Cet avis est loin d’être celui du Quotidien d’Abidjan qui titre : « Il y a 11 ans Soro plongeait la Côte d’Ivoire dans le chaos ».
Remaniement ministériel en vue
À cause de ses dernières sorties contre le pouvoir, la vie d’Affi N’Guessan, président du Front Populaire Ivoirien (FPI), serait menacée informe Le Temps. « Menaces sur l’opposition : Des espions aux trousses d’Affi », barre t-il à la Une. Le quotidien indique que selon le témoignage d’un habitant de N’guessankro, l’une des localités visitées par l’ex-Premier ministre lors de sa tournée dans le Moronou, « des individus à bord d’une 4X4 ont sillonné les environs du village avant l’arrivée du président Affi ». S’il est menacé par le pouvoir selon Le Temps, Le Quotidien d’Abidjan pour sa part indique que le patron du FPI ainsi que sa formation politique pourraient faire leur entrée dans un « gouvernement de réconciliation ». « Probable gouvernement de réconciliation : Voici les ministères promis à l’opposition », peut-on lire à la Une du journal. Il précise que ce gouvernement pourrait voir le jour « d’ici la fin de l’année après les travaux du 12è Congrès du PDCI », verra « la primature incomber à l’opposition ». Le journal ajoute aussi que « le Chef de l’Etat devrait également se séparer de certains ministères dits de souveraineté, notamment ceux de la Défense, de la justice, de la Sécurité et de l’Intérieur ».