Bonjour fidèles internautes de Linfodrome.com. C’est avec joie qu’on se retrouve ce lundi 16 septembre 2013 pour notre quotidienne revue de la presse ivoirienne. Au menu de ce jour, la crise qui secoue le RDR, la tournée du président du FPI ainsi que la situation sécuritaire à la MACA. Bonne lecture !
Ca bouillonne dans la Case
La tension est vive en ce moment au sein du Rassemblement des Républicains (RDR). Une réunion des secrétaires départementaux du parti présidentiel a manqué, de peu, de virer au pugilat, nous renseigne L’Inter en titrant à sa Une : « Rififi dans la Case des républicains : Tension au siège du RDR samedi ». Le quotidien explique « qu’ils des centaines de militants venus protester contre la gestion calamiteuse du RDR depuis l’accession du Président Ouattara au pouvoir ». Les responsables politiques du parti qui n’ont pas suivi selon ces militants les recommandations du parti au pouvoir lors des récentes élections locales ont été pris à parti et empêcher de prendre part à la réunion convoquée par le Secrétaire général du RDR, Amadou Soumahoro, nous indique L’Expression. « Les départementaux vendus, on n’en veut plus (…) Ce sont des traitres (…) Amadou Soumahoro démissionne », tels sont quelques propos de militants rapportés par le quotidien. Sur la question, Le Patriote se montre plus inquiet en livrant à sa Une : « Bagarres rangées à la Rue Lepic, samedi : RDR, c’est vraiment grave ! ». Le journal indique que les responsables politiques qui étaient dans le viseur des manifestants sont les secrétaires départementaux de Treichville (Chiapo Georges), Anyama (Camara Lanciné), Adjamé (Sibidé Abdoulaye) et de Man (Blé Mamadou) qui sont accusés de collision avec des candidats adversaires du RDR. « Notre secrétaire départemental Georges Chiapo a donné 11 de nos militants à notre adversaire qui était Amichia François. Il a mis tous les documents du RDR à sa disposition », a expliqué Dan Lazard secrétaire de section, cité par le journal pour justifier la fronde des militants venus de Treichville. Pour ce qui est de l’épilogue de cette chaude journée, Soir Info nous explique « qu’il a fallu à Amadou Soumahoro négocier longuement avec les révoltés pour faire baisser la température ». Le quotidien indique que « Si les secrétaires départementaux d’ Adjamé, d’Anyama et de Man ont pu prendre part à la rencontre, celui de Treichville a été empêché d’avoir accès à la salle ».
Tension à la MACA
L’atmosphère à la Maison d’arrêt et de correction d’Abidjan (MACA) était surchauffée le samedi 14 septembre dernier. Une mutinerie de prisonniers a causé des blessés graves nous livre Soir Info en manchette. « Fusillade à la MACA, samedi /Des blessés graves : Les forces de l’ordre reculent devant les prisonniers ». Sur les détails de la mutinerie, le quotidien explique que tout est parti d’une rumeur faisant état de l’enlèvement du détenu Coulibaly Yacouba alias Yacou le Chinois qui avait à charge la sécurité des bâtiments A, B et C depuis 5 ans. La révolte des prisonniers et les tirs de sommation qui s’en suivent font deux blessés graves selon le journal. Pour sa part, L’Inter, sur les origines des tirs parle d’une tentative de transfèrement du détenu Yacou le Chinois qui aurait mal tourné. « Yacou le Chinois n’est pas un prisonnier comme les autres. Il règne sur le bâtiment C où sont détenus les bandits de grand chemin. (…) Ayant eu vent de son transfèrement, ces samedis ont agressé à l’arme blanche les gardes venus le chercher », écrit le quotidien qui cite une source interne au pénitencier. Le Nouveau Courrier quant à lui dresse un portrait de Yacou le Chinois en titrant : « Il règne en maître à la Maca : Voici Yacou, le bandit intouchable ». Le journal qui le présente comme un « ex-rebelle coopté pour être le commandant du bâtiment C » revient sur les raisons de la mutinerie de samedi, citant « une source crédible » au sein de l’administration de la MACA. « Ne répondant plus aux attentes de ses mandataires au niveau du bâtiment où il devait espionner les détenus politiques, Yacou le Chinois a plutôt créé un environnement de rapprochement entre les et les prisonniers de droit commun. Mais, il a surtout décidé de ne pas mener la vie dure aux pro-Gbagbo », écrit le journal qui indique que c’est la volonté de « le remplacer par un prisonnier qui satisfait les attentes des sécurocrates de Ouattara » qui a causé l’émeute.
Affi attaque encore le régime
En tournée dans la région du N’Zi-Comoé, le président du Front Populaire Ivoirien (FPI), Pascal Affi n’Guessan ne s’est pas montré tendre, comme il le fait depuis quelques jours avec le chef de l’Etat. C’est ce que rapporte Soir Info à sa Une : « En tournée à l’intérieur du pays/ Affi crache encore du feu : Ouattara n’est pas Dieu ». L’ex-Premier ministre a, selon le journal invité ses militants à ne point craindre le Chef de l’Etat. « (…) Ne tremblons pas devant les gestes de Ouattara parce qu’il n’est pas Dieu et ne sera jamais Dieu ». S’il se montre très amer avec le régime Ouattara, Affi N’Guessan serait prêt à rentrer au gouvernement selon Le Nouveau Réveil qui titre en manchette : « Prochain remaniement ministériel : Le FPI au gouvernement ». Le quotidien indique que le parti serait disposé à rentrer dans le gouvernement « à l’occasion d’un très prochain remaniement ». Le quotidien nous renseigne également que « sur le principe de cette éventualité qui pourrait donner un coup de fouet au processus de réconciliation, Pascal Affi N’Guessan serait d’accord ». Quant à Le Patriote, il voit dans les dernières sorties du président du FPI une volonté de prendre la place du fondateur du parti, Laurent Gbagbo. « Affi annoncé Président de la République : le FPI a déjà oublié Gbagbo », peut-on lire à la Une du journal. Le quotidien indique que « l’ancien premier Ministre de Laurent Gbagbo ne cache plus sa volonté de réduire son mentor à l’état de vestige ». Car, selon Le Patriote, « Affi N’Guessan dans sa tête s’est déjà construit un destin national ».
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