Les changements au Front populaire ivoirien, les félicitations pour Ouattara et la mort tragique de policiers sont nos titres pour la revue de presse de ce lundi 9 septembre 2013. Bonne lecture sur linfodrome.com.
Changements au FPI
Il y a eu une passation des charges au Front Populaire Ivoirien (FPI) entre Miaka Ouretto le président par intérim et Affi N’guessan, le président statutaire sorti fraîchement de prison. Notre Voie y a consacré de façon spéciale son édition du jour, avec comme titre : « Affi reprend le pouvoir ». La cérémonie s’est déroulée le samedi dernier, à Cocody, selon le journal, de façon professionnelle. Là , Affi N’guessan a livré son premier discours à travers lequel Le Temps affiche : « Affi démonte le régime Ouattara ». Pour le président du FPI, le régime de Ouattara est issu d’un « coup d’État » contre Laurent Gbagbo. Et « en l’espace de 28 mois, à la tête de l’État, Alassane Ouattara a réussi l’exploit luciférien de rendre ce pays méconnaissable », dira t-il. Le Quotidien d’Abidjan lui titre que Affi a craché « du feu » car il a déclaré que « le FPI n’acceptera pas son fondateur soit en prison pour avoir respecté la Constitution de son pays ». Et d‘ajouter, au regard de la situation sociopolitique que « le temps joue contre le pouvoir de Ouattara ». Avec le retour de Affi, Le Nouveau Réveil barre à la Une : « FPI : les faucons ont pris le pouvoir », en avertissant qu’on devrait craindre le pire. Son alibi, le fait que les pontes du FPI centralisent tout le débat autour de la libération de Gbagbo. « Laurent Gbagbo est le corps, le cœur et la chair de tout débat sur la réconciliation. Il n’est pas une partie du débat, il est tout le débat », avait dit Abou Drahamane. Ce qui fait écrire Le Patriote qu’à propos du dialogue républicain, « Affi et le FPI disent NON ! Relevant que « sans Gbagbo, pas de paix ». En vérité Affi a indiqué que « nous ne pouvons pas cautionner les cadres actuels de dialogue de réconciliation que le pouvoir a mis en place pour nous distraire ». Il a plutôt demandé des « états généraux ». Ce que le journal qualifie de « ruse » du FPI.
Félicitations pour Ouattara
« En visite en France, Ouattara et Hollande se sont parlé », fait savoir L’inter. C’était le samedi dernier, à l’ouverture des jeux de la Francophonie en France. Le président ivoirien a fait part à son homologue français de l’évolution de la situation politique et socioéconomique. Et à en croire Fraternité Matin, il a reçu les encouragements du président français. « Hollande salue l’engagement du Président Ouattara », barre t-il à la Une. Ceci pour la recherche de la paix, la démocratie, le respect des valeurs de la francophonie. « Nous avons évoqué les questions relatives à la Cedeao et, bien sûr, tout le continent africain. Mais, j’ai surtout insisté sur les questions d’ordre économique. La Côte d’Ivoire a maintenant un taux de croissance très élevé. Nous avons besoin d’investissements. C’est en cela que j’invite les entreprises françaises à venir encore plus nombreuses qu’avant. Parce qu’il y a des opportunités à exploiter », a dit le chef de l’État ivoirien. Le Président Ouattara a également eu le soutien de l’ambassadeur Ehui Bernard, qui demande que son parti soutienne la candidature du chef de l’État en 2015. Dans une interview à Le Nouveau Réveil, après avoir approuvé le bilan de Ouattara, l’ambassadeur a estimé que « nous devons conforter et consolider notre alliance avec le RDR. Et pour l’avenir, il dit qu’il est candidat. C’est son droit absolu. Nous devons le soutenir… ».
Mort tragique de deux policiers
« Week-end sanglant : deux policiers tués à Ouragahio », titre Nord-Sud Quotidien. Le journal rapporte que dans la nuit du 6 au 7 septembre, vers 3 heures du matin, deux coups de feu ont troublé une veillée funèbre. Le corps sans vie d’un homme et une femme, tous deux policiers, ont été découverts. Ils étaient venus d’horizon divers pour soutenir leur amie en deuil. Mais à la vérité, ils étaient des amants éloignés par le travail. Une séparation qui aurait mis en mal leurs relations. C’est dans le but de recoller les morceaux que le drame est survenu. La femme abat l’homme avant de se tirer une balle dans la tête, relate-il. L’Expression fait remarquer que c’est dans le village de la mère de Gbagbo que ce drame a eu lieu. Les victimes sont Coulibaly Céline et Gnandou Zogbo, tous deux sergent-chefs. Lui aussi parle d’un crime qui serait passionnel. Soir Info a largement fait écho de cette tragédie, avec la photo des policiers affalés des chaises dans lesquelles ils étaient assis. C’est qu’ils s’étaient retirés du groupe avec leurs chaises dans la pénombre, pour discuter. Et après, les deux coups de pistolets ont été entendus. Le journal évoque aussi des raisons de trahison amoureuse. Cependant, le constat des gendarmes fait savoir que c’est le sergent-chef Gnandou qui est l’auteur du double homicide.