La célébration des ex-détenus pro-Gbagbo, le pré-congrès du PDCI et le problème des logements sociaux sont nos sujets dans la revue de presse de ce lundi 2 septembre 2013. Bienvenue sur linfodrome.com !
Célébration des ex-détenus
Les cadres du Front Populaire Ivoirien (FPI) libérés récemment, après plusieurs mois de prison, ont été célébrés par leur parti le samedi dernier. « Joie, émotion au Q.G de Gbagbo ». Il raconte une cérémonie marquée par quatre discours majeurs sous les vivats et acclamations des militants venus nombreux. Dans son discours, Miaka Ouretto, le président intérimaire du parti a rassuré ses militants que « demain n’est plus loin, Gbagbo sera là et la Côte d’Ivoire sera libérée ». A la Une de Notre Voie, c’est cette phrase qu’on lit : « Gbagbo sera là bientôt ». Elle a été dite par Abou Drahamane Sangaré. Rappelant comment, parti en exil en 1982, Gbagbo est revenu pour être le « leader incontesté et incontestable de l’opposition ivoirienne », Sangaré a déclaré que « le président Laurent Gbagbo sera là bientôt parmi nous ». L’inter rapporte qu’au cours de cette cérémonie,les partisans de Gbagbo ont dénoncé un deal à la CPI pour la libération de l’ex-chef de l’Etat. « Le FPI ne saurait négocier aucun deal pour la liberté de Laurent Gbagbo. Le droit sera dit et Laurent Gbagbo rentrera dans son pays et sera accueilli par son peuple dans la ferveur », a soutenu Sangaré. Le comédien Adama Dahico, « ami personnel de Laurent Gbagbo » y était aussi et a amusé le public. Quant à L’Expression, il dit qu’il y a eu une réunion de crise des barons du FPI qui « préparent une autre guerre ». Tout comme Gbagbo, ils parlent de la fin du film. Ce film qui est la guerre que le FPI a provoquée, selon le journal, risque d’être fatal au pays. Un des leaders des jeunes avait affirmé que « très bientôt, nous allons jouer le match retour, nous sommes à la fin du film ».
Crise au PDCI
« Course à la présidence du PDCI-RDA : Bédié en roue libre ». C’est le titre à la Une de Fraternité Matin. Il fait savoir que dans le cadre du pré-congrès éclaté, dans plusieurs localités, les délégations du PDCI ont choisi Bédié comme leur candidat pour la présidence du parti. Ainsi, le Premier ministre Kablan Duncan a déclaré que « à des moments difficiles, il faut des hommes d’exception. C’est pourquoi Bédié doit encore rester à la tête du PDCI-RDA ». Pour Le Nouveau Réveil, la victoire de Bédié ne souffre d’aucune ambiguïté. « Bédié Président », barre t-il à la Une. Car toutes les 156 délégations roulent pour Bédié, relevant que même dans les fiefs de ses adversaires, Bédié a triomphé. A côté de cette bataille au sein du PDCI, le parti a de nouveau égratigné Ouattara. « Le PDCI s’attaque encore au pouvoir », titre Soir Info. « Le fonctionnement actuel du RHDP ne nous arrange pas. C’est une espèce de cheval et de cavalier… il faut que ça change. Il faut qu’on respecte les uns et les autres », a dénoncé la délégation de Yamoussoukro. Dans ce RHPD, un des présidents des partis de la Coalition au pouvoir a également malmené le Président Ouattara quant à sa gestion. Il s’agit d’Anaky Kobena du Mouvement des Forces d’Avenir (MFA). « C’est un échec à tous les niveaux : éducation, santé, économie, etc. Nous avions placé beaucoup d’espoir dans la réforme du secteur économique, malheureusement, c’est un échec. Ce n’est pas moi qui le dis, mais le constat est là ! », a t-il affirmé lors de la rentrée politique de son parti. Le Patriote qualifie sa sortie de « jérémiades d’un frustré ». S’il en veut tant à Ouattara, c’est parce qu’il estime être lésé par le partage du gâteau, après la prise de pouvoir par la coalition, livre t-il.
Logements sociaux : problème
Il y a un véritable problème autour de la construction des logements sociaux, à Grand-Basssam. Soir Info fait savoir que « ça grogne dans des villages et quartiers ». A Grand-Bassam, par exemple, le front social pourrait s’embraser, prévient-il. Vu que le village de Modeste s’est élevé contre le roi de Moossou qui a indiqué que le chef de ce village n’a pas le droit de céder une parcelle de terre. D’ailleurs dans Le Mandat, la chefferie de Modeste a affirmé que « du faux a été fait sur nos terres ». Gnoan Joseph, secrétaire général de la chefferie, a donc déclaré que « personne ne pourra mettre à mal le projet ». Oui « le projet aura bel et bien lieu », écrit en manchette Nord-Sud Quotidien. Telle est la réponse que le chef de village de Modeste a donnée au roi de Moossou.