Bonjour chers amis internautes. Bienvenue sur linfodrome.com pour la revue de presse de ce samedi 31 août 2013. Nous parlerons de la libération de Koné Katinan, de la crise au PDCI et de la visite de IBK en Côte d’Ivoire. Bonne lecture !
Libération de Koné Katinan
Après plusieurs reports de son procès au Ghana, Koné Katinan a eu gain de cause. Il ne sera pas extradé en Côte d’Ivoire comme l’a voulu le gouvernement ivoirien. « Koné Katinan afin libre : Ouattara mord la poussière à Accra », titre Le Quotidien d’Abidjan. Les raisons données par le juge Aboagye sont que la demande d’extradition ne comporte pas la constitution des faits qui sont reprochés à Katinan et parce que la Côte d’Ivoire n’avait pas ratifié l’accord d’extradition au moment de la commission des crimes allégués. Quant à Notre Voie, il écrit « Ouattara terrassé au Ghana ». Il rapporte que l’une des raisons du rejet de la demande d’extradition est que le dossier est quelque politique. « Je vais procéder au rejet de la demande d’extradition », a déclaré le juge qui a soutenu que les charges contre Katinan « ne peuvent être dénuées de motivations politiques ». Sa libération, l’ex-ministre de l’économie de Gbagbo l’a destiné à l’ex-président ivoirien incarcéré à La Haye. « Je dédie ma victoire à Gbagbo », indiqué Le Nouveau Courrier à la Une. « C’est vraiment une grande joie qui m’anime…Parce que ceux qui nous le reprochent n’ont jamais pu apporter la moindre preuve. Et ça, c’est extrêmement important. Evidemment, cela me fait penser au président Laurent Gbagbo. Et je me dis que ce verdict est le sien. Je dédie donc cette victoire au président Gbagbo, je lui dédié ma victoire ». L’Expression parle de « ce qui a tout gâté » dans cette affaire, au détriment du pouvoir. Ce sont le temps mis pour la traduction des textes de français en anglais et la congruence entre les experts ivoiriens et ghanéens chargés du dossier. Ils avaient une divergence au niveau de l’interprétation des textes juridiques.
Crise au PDCI
En prélude au 12e congrès du PDCI en octobre prochain, un pré-congrès éclaté se tient ce samedi et demain dimanche. Ce sera encore une occasion pour Bédié d’être plébiscité comme ce fut le cas lors du conclave de Yamoussoukro, fait savoir Le Nouveau Réveil. Il barre donc en manchette : « mission impossible pour Mady et KKB ». Et à L’inter de titrer, par rapport à ce pré-congrès, « Bédié verrouille le 12e congrès » pour sa réélection. Ses atouts sont le soutien de près de 3000 secrétaires généraux du parti lors du conclave, l’onction que lui ont accordée les chefs traditionnels baoulé. Un cadre du parti a même avancé que « il est évident que Bédié sera réélu au 12e congrès ». Pour cela, Bédié a même donné une feuille de route aux délégués du parti, avec comme une des missions, la révision de l’article 35 pour aboutir à la suppression de la limite d’âge à 75 ans. Les adversaires de Bédié affirment que les textes révisés au congrès ne peuvent pas être appliqués à ce même congrès, au regard de la Constitution ivoirienne qui donne au plus trois mois au ministre de l’Intérieur pour valider ou invalider les nouveaux textes. C’est cela qui risque de gâter les choses entre Hamed Bakayoko, ministre de l’Intérieur et Bédié, soutient Soir Info. Car si Bédié, éliminé par l’âge, se fait élire malgré tout, à travers une application immédiate des textes modifiés, en violation de la loi, il pourrait se mettre à dos le ministre de l’Intérieur. Un clash se dessine à l’horizon, dit le journal.
Le président malien en Côte d’Ivoire
Ibrahim Boubakar Kéïta dit IBK était en Côte d’Ivoire, hier. Il a été reçu par son homologue ivoirien Alassane Ouattara. D’après Fraternité Matin, c’était une visite de « reconnaissance ». En effet, le nouveau président malien a déclaré au Président Ouattara que « notre identité nationale a failli être profondément remise en cause. N’eut été votre sagacité, votre promptitude, en tant que président de la CEDEAO, à mettre en œuvre ce qui a été fait pour que la communauté internationale se soucie de nous et prenne conscience de la gravité de la situation au Mali… Monsieur le Président, nous ne pouvons pas ne pas en être reconnaissants ». Même son de cloche pour Le Patriote qui a rapporté que le nouveau président malien a été félicité par Ouattara, très heureux de sa venue en Côte d’Ivoire. IBK a fait un aveu à Ouattara. Cela a été relevé par plusieurs journaux. « Il faut le reconnaître mon frère aîné, il y en a qui n’ont pas été très juste à l’endroit de cette communauté et vous mêmes. Et moi le premier, je le confesse volontiers », a dit Ibrahim Boubakar Kéïta.