Amis lecteurs, heureux de vous retrouver ce vendredi 30 août 2013 pour la revue de presse de linfodrome.com. La crise au PDCI, le retour du FPI et de réfugiés sont nos sujets. Bienvenue et bonne lecture !
Mady, KKB et Yao Kouassi en action
Djédjé Mady, Kouadio Konan Bertin (KKB) et Yao Kouassi ne lâchent pas prise dans leur opposition à Bédié. « Hier, au siège du PDCI, les dissidents créent un courant », titre Soir Info. Le journal fait savoir que les trois candidats déclarés à la présidence du Parti Démocratique de Côte d’Ivoire se sont unis au sein de l’Alliance pour la Renouveau Démocratique du PDCI-RDA ». Ils ont appelé au respect strict des Statuts de leur parti et demandé que pour le bon déroulement du 12e congrès, soit mis en place « un comité paritaire afin que l’organisation se fasse en tenant compte des nombreuses candidatures ».
Ils ont accusé ceux qui veulent outrepasser ces textes de « putschistes ». En réponse à cela, le professeur Maurice Kacou Guikahué, Secrétaire général adjoint du PDCI, qui a destitué le principal, en la personne de Djédjé Mady, a déclaré dans Le Nouveau Réveil « Mady est violent parce qu’il est faible ». Il a relevé que « ces derniers temps, Mady a une violence verbale dans son langage. Il utilise les mots comme forfaiture, usurpateur, putschiste. Notre père, le président Houphouët-Boigny disait que c’est la personne qui prononce des injures qui salit sa bouche… Houphouët nous enseignait aussi que quand on est à ce niveau et qu’on utilise des injures, ça veut dire qu’on est faible, on a plus d’arguments ».
Dans une interview à Le Patriote, Guikahué a jugé opportune la présence de Bédié à la tête du PDCI. Il a indiqué que « Bédié est l’homme de la situation, malgré son âge. Comme Roosevelt a été l’homme des Etats-Unis d’Amérique même en étant handicapé ». De l’autre côté, les journaux font savoir que le numéro 2 de la jeunesse du parti a renversé son leader KKB. « Je suis désormais le seul interlocuteur valable auprès du président du parti en ce qui concerne la jeunesse… Je suis désormais celui qui parle au nom de la JPDCI », a dit Kamagaté Brahima.
Retour du FPI
« Politique nationale : le camp Gbagbo se réveille ». C’est le titre à la Une de L’inter. Il en veut pour preuve la passation des charges entre intérimaires et titulaires, après leur sortie de prison. La dernière passation sera celle au niveau de la présidence du parti, le 7 septembre 2013. Ainsi, le journal écrit que « lentement, mais sûrement, le camp de l’ancien président ivoirien, Laurent Gbagbo, défait le 11 avril 2011 à l’issue de la guerre postélectorale, se réveille donc ». Le journal dévoile ce que Affi N’guessan et ses camarades préparent. Il s’agit de la célébration, demain, de ses cadres récemment libérés de prison. A ce sujet, le ministre Dano Djédjé a expliqué dans Notre Voie que cet événement « est placé sous le signe de la démocratie et la tolérance. Le sens de la solidarité partagée, le sens du réconfort, le sens du renforcement de notre amitié et de la fraternité, au delà des idéaux que nous partageons. »
Mais Le Quotidien d’Abidjan dit que par son « refus de demander pardon et ses discours guerriers, le FPI a la haine dans la peau ». Il écrit que « plus qu’il y a dix ans, les dirigeants de l’ancien pouvoir, continuent d’être des adeptes du populisme, ce mal qui les a pourtant conduits à leur perte ». Ils font même de la provocation, relève le quotidien, en rappelant les propos de Koua Justin, leader de la jeunesse du FPI. « Depuis le 11 avril 2011, on a coupé l’eau chez nous. Il faut leur dire que c’est eux qui ont coupé notre eau et c’est eux qui doivent venir la rétablir. S’ils la rétablissent, alors nous mettrons un peu d’eau dans notre vin. Il faut aller leur dire que notre eau et notre courant, c’est Laurent Gbagbo. S’ils nous le ramènent, alors on aura de l’eau pour bien vivre, nous aurons de l’eau pour davantage diluer notre vin ». Par ailleurs, Fraternité Matin a parlé du retour des exilés ivoiriens.
« Processus de réconciliation : encore 119 réfugiés de retour », barre t-il à la Une. Ils sont rentrés du Ghana et du Togo. Un retour orchestré par le UNHCR, le SAARA et le PNCS, qui ont joyeusement accueillis les réfugiés. Eux aussi ont exprimé leur joie d’être revenus en Côte d’Ivoire. « Franchement, on était fatigué de la vie de là-bas. C’était très difficile. J’avais peur de rentrer. J’étais traumatisée par tout ce que j’ai vu à Yopougon. Je me disais si je venais et que la guerre éclatait à nouveau, comment pourrais-je faire pour quitter le pays ? », a expliqué Marie-Claire Innocente Bissouma.