Crise au PDCI, retour de Akoun et procès de Blé Goudé et proches sont les titres de la revue de presse de ce jeudi 29 août 2013. Bienvenue sur linfodrome.com et bonne lecture !
Procès de Blé Goudé
Hier, c’était la « grosse désillusion au tribunal » pour les membres de la galaxie patriotique qui s’y étaient rendus. Car « le juge refuse de libérer Blé Goudé », titre L’Expression. En fait, il dit que le procès a été reporté à une date ultérieure par le juge Cissé Makouéni qui a expliqué que cela est dû à une fuite des informations contenues dans le dossier. Le report de l’audition a été relayé par la plupart des journaux qui était à ce rendez-vous. Dans Nord-Sud Quotidien, on a d’autres explications du juge : « l’information relative à sa comparution a été répandue partout dans les journaux. Donc ses détenteurs refusent de le faire sortir pour un problème de sécurité », a-t-il informé. Quant au commandant Jean Noël Abéhi, extradé du Ghana comme Blé Goudé, c’est en septembre qu’il passera devant les juges, fait savoir le même quotidien. Il est poursuivi pour des crimes commis lors de la crise postélectorale et pour désertion dans l’armée. Ce qui pourrait lui coûter 5 à 20 ans de prison, selon le procureur militaire Ange Kessy.
Crise au PDCI
Les candidats à la présidence du PDCI, probablement contre leur actuel président Henri Konan Bédié, seront dans quelques heures devant la presse. « Mady, KKB… lâchent une bombe, ce matin », titre Soir Info. D’après ses sources, Alphonse Djédjé Mady, Kouadio Konan Bertin et Yao Kouassi feront une sortie « explosive ». Ils devraient faire une « démonstration de force » avec, notamment « des renforts » en terme de soutien. Dans un communiqué Mady a indiqué aux militants que c’est la seconde fois, depuis 1946, que le PDCI tiendra un congrès sans être au pouvoir. « Les enjeux sont donc importants car ce 12e congrès doit nous permettre de nous rassembler davantage afin de reconquérir le pouvoir d’État ». Ce même Mady, d’après Le Nouveau Réveil, aurait confessé dans son adresse à ses partisans qu’il a échoué. En fait, il ne l’a pas dit vraiment. C’est un commentaire que fait le journal d’un propos que Mady a tenu à l’endroit du « peuple » du PDCI de le suivre dans « sa vision de renforcement du parti du président Félix Houphouët Boigny ». Le journal tient donc Djédjé Mady pour responsable de la « déliquescence » dans laquelle serait le parti, pour avoir été le secrétaire général du PDCI durant ces onze dernières années. Quand à Bédié, L’inter dit que « le chef baoulé qui a baptisé Ouattara ‘‘Allah N’san’’ lui a exprimé sa « colère ». Il en veut à Ouattara. « Il n’appartient pas à Bédié de prendre l’initiative de nous réunir pour et nous remercier. L’initiative revenait à Alassane Ouattara de se faire accompagner par son aîné pour accomplir cet acte », a affirmé Nanan Yao N’guessan. Aussi, il a soutenu la candidature de Bédié pour la présidence du PDCI, à condition que ce dernier soit en bonne santé.
Retour de Laurent Akoun
Le secrétaire général du Front Populaire Ivoirien (FPI), « Laurent Akoun retrouve » son fauteuil. C’est l’un des titres à la Une de Le Quotidien d’Abidjan. La cérémonie de passation de charges entre lui et son intérimaire, Dr. Kodjo Richard, a eu lieu hier. A ce dernier, il a rendu hommage. « C’est grâce à lui et à votre mobilisation que tous les camarades qui ont passé 810 jours en prison ont recouvré la liberté », a déclaré Akoun. Notre Voie parle d’un « grand retour de Laurent Akoun » pour la reconquête des libertés démocratiques. Cette passation s’est déroulée au lendemain de la purge de sa peine d’interdiction de circuler sur le territoire ivoirien, après sa sortie de prison, il y a quelques mois. Il a exprimé sa joie d’être aux côtés de ses camarades « au moment où la lutte pour le retour de la démocratie entre dans une phase décisive », fait savoir le journal. Cet Akoun, Le Nouveau Courrier, rapporte des révélations sur le rôle majeur qu’il a joué dans la bataille juridique à la CPI. Ces révélations ont été faites par le président par intérim du FPI, Miaka Ouretto. Il a indiqué que c’est grâce au travail de Laurent Akoun que « nous avons tous apprécié en février dernier, j’allais dire le discours de Laurent Gbagbo à l’audience de confirmation ou d’infirmation des charges. Il a fallu des hommes et des femmes sur le terrain pour assurer le relais, pour donner des documents, pour donner ce qu’il faut. Mais à la tête de ses hommes là, c’est lui : Laurent Akoun ».