Amis internautes, bonjour ! La revue de presse de ce mercredi 28 août 2013 aura pour sujets la crise au PDCI, les critiques contre Ouattara et le départ de Philip Carter III. Bonne lecture sur linfodrome.com !
Crise au PDCI
Les choses vont de mal en pis au Parti Démocratique de Côte d’Ivoire (PDCI). Comme annoncée hier, la guerre pour le contrôle du secrétariat général a eu lieu entre le secrétaire général et son adjoint. Et c’est le second qui a pris le dessus. « Guikahué chasse Mady », « Guikahué arrache le pouvoir à Mady » ou encore « Guikahué terrasse Mady », sont entre autres titres à la Une des journaux. « Le secrétariat général extraordinaire convoqué par Maurice Kakou Guikahué, secrétaire général adjoint chargé de l’organisation et la mobilisation, a bel et bien eu lieu hier, au siège du PDCI à Cocody. Alphonse Djédjé Mady n’a pas pu empêcher la réunion comme il souhaitait le faire », écrit Nord-Sud Quotidien.
A en croire Soir Info, pour cette réunion, le siège du parti était bouclé. Un véhicule du Centre de Coordination des Décisions Opérationnelles (CCDO) avait pris position, ainsi que des personnes aux physiques extrêmement impressionnantes dans les environs et à l’intérieur du siège. Dans cette crise, le journal fait savoir qu’un « front s’allume contre Djédjé Mady ». Il est constitué des secrétaires généraux de section. Alors qu’une employée du siège a été licenciée, dit-on, pour avoir dénoncé auprès de Djédjé Mady, le cambrioleur de son bureau et pirate de son ordinateur. Au regard de tout cela, L’inter écrit que pour « le 12e congrès du PDCI, la bataille contre Bédié se complique » et soutient que pour la présidence du parti, « la mission est presqu’impossible pour les adversaires de Bédié. »
Critiques contre le président Ouattara
« Abandon présumé de leur région, des cadres du nord se révoltent contre Ouattara », titre Notre Voie. Dans un document qu’il a reçu, le Collectif des nordistes Ivoiriens pour la lutte contre la fracture sociale et pour la restauration de l’unité nationale ont voulu « rétablir la vérité historique » par rapport au fait que, lors de sa tournée dans le septentrion, Ouattara a dit que « le Nord a été abandonné » par les différents présidents qui se sont succédé à la tête du pays. Aux jeunes du nord, ce collectif dit: « nous voulons modestement leur apprendre cette histoire pour éviter que ceux qui ont brillé par leur absence, et c’est peu dire, ne puissent leur raconter des histoires ».
Il cite les visites d’Houphouët au Nord, sa politique de développement à travers la création et bitumage des voies, de sociétés d’État dans le Nord. C’est ce document que Le Nouveau Courrier a appelé « l’anti Charte du Nord ». Ces cadres ont voulu que les gens du Nord soient « justes, honnêtes » pour reconnaître que le Nord a bénéficié de la politique de développement du pays. Mais ils posent la question : « qu’est-ce que le Nord lui-même a fait de sa part d’investissements ? ». Pour eux, « chacun des fils du Nord doit se trouver en lui-même les réponses à ces questions et cela en toute humilité, honnêteté face à la situation actuelle déplorable de nos parents du Nord qui sont et de très loin, les populations les plus pauvres du pays actuellement. »
Par ailleurs, Le Quotidien d’Abidjan fait savoir que le régime ivoirien subit de fortes pressions au point où « Ouattara convoque une réunion de crise sur la libération de Gbagbo ». A ce conclave suscité par le chef de l’État depuis Paris, où il est en visite privée, le cercle restreint du Président Ouattara qui s’est réuni au domicile de Henriette Dagri Diabaté, la Grande Chancelière, a appris que la communauté internationale demande au pouvoir de libérer tous les autres prisonniers politiques, de nommer un chef d’État-Major rassembleur parmi les ex-FDS, de favoriser le retour pacifique des exilés et surtout de nommer un Premier ministre pro-Gbagbo. Ils ont également été informés de la libération prochaine de Laurent Gbagbo.
Ouattara et Carter III se sont parlé
Arrivé hier de son séjour de deux semaines en France, le Président Alassane Ouattara a accordé une audience à l’ambassadeur des États-Unis en Côte d’Ivoire, Philip Carter III. Le diplomate a été lui dire au revoir, après trois années passées en Côte d’Ivoire, informe Fraternité Matin. Selon Le Patriote, Carter III a déclaré à la presse : « je suis optimiste au moment où je quitte la Côte d’Ivoire. Le pays a fait beaucoup de progrès en deux ans après la crise postélectorale. Mais il reste beaucoup à faire. Elle a la chance d’avoir une expérience en matière de réconciliation nationale. Maintenant, il faut approfondir cette expérience… ». Notons que dans le cadre des évènements de la crise postélectorale, Charles Blé Goudé sera devant les juges ce matin, sauf changement de dernière minute, informent les journaux