Politique nationale

Le diplomate Ouégnin en guerre contre Bédié et Ouattara, Soro recadré

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Revue de presse

L’enlisement au PDCI, aux actions de Guillaume Soro et les activités du FPI sont les sujets de la revue de presse de ce lundi 26 août 2013. Bienvenue sur linfodrome.com et bonne lecture !

L’enlisement au PDCI : Ouégnin entre en guerre

L’ambassadeur Georges Ouégnin est entré en guerre, pourrait-on dire, contre tous ceux qui vont s’en prendre à sa famille. C’est ce qu’il a laissé entendre dans une déclaration publiée par la presse nationale. Il réagissait à un article publié par le journal proche du PDCI avec, à la Une, la photo de sa famille. « Je n’aurai jamais réagi devant ces écrits si… l’un de ces journaux ne s’étaient pas attaqué à ma famille. Ma famille qui est pour moi quelque chose de sacré… », a-t-il dit. Et d’ajouter « je vais faire un aveu et désormais, ce sera ainsi, chaque fois qu’on s’en prendra indirectement ou directement à ma famille ». Cet aveu qu’il a fait concerne le président Bédié. Ainsi, Soir Info titre « Après KKB, Djédjé Mady… Georges Ouégnin ‘‘démonte Bédié’’. Quand Notre Voie écrit « accusé de trahison, Georges Ouégnin charge le clan Bédié » et Le Quotidien d’Abidjan « Georges Ouégnin incendie Bédié ». Pour justifier qu’il n’a jamais demandé pardon au président du PDCI, Henri Konan Bédié, d’accepter que sa fille soit candidate aux législatives de 2011, l’ambassadeur Ouégnin, ex-directeur de protocole d’Houphouët à Gbagbo, dira : « la seule fois de ma vie où j’ai demandé pardon au président Bédié, c’était le 21 décembre 1999. Ce jour-là, il était encore le Président de la République de Côte d’Ivoire et je l’ai trouvé dans sa chambre. Il préparait le message qu’il devait adresser à la Nation. Je me suis mis à genoux, je dis bien à genoux, devant le Président Bédié, il ne peut démentir ce que je dis aujourd’hui. Je lui ai tenu les pieds, le suppliant presque, pour lui dire : « M. le Président, libérez- les dirigeants du RDR…Le Président Bédié m’a dit textuellement : « non, non, tu va voir ce que je vais faire… ». Il conclura par une mise ne garde : « je n’accepterai pas que, sous la dictée, un journaliste qui vient à peine de naître et qui ne sait pas le millième de l’histoire de la Côte d’Ivoire et de ceux qui y font maintenant la pluie et le beau temps, écrive que j’ai trahi. Cela est inacceptable. Je n’ai jamais trahi…et je ne le ferai jamais ».

Actions de Soro Guillaume

« Crise ivoirienne, justice, nationalité : un proche de Soro fait de graves révélations. Ce qu’il dit de la mort de Guéi, du FPI, de Lida, de Gbagbo, ses attaques contre Mamadou Koulibaly », titre L’inter. Ce proche est le professeur Franco-camerounais de philosophie, Franklin Nyamsi. Il a affirme que « c’est bien Laurent Gbagbo qui a donné l’ordre au Capitaine Séka Séka d’abattre le général Guéi Robert ». Du FPI, il dira qu’il est « un parti duplicitaire… Un monsieur comme Lida Kouassi cachait ses enfants à résidence de France avec sa femme alors qu’il allait à la RTI accuser la France de tous les crimes. Un monsieur comme Laurent Gbagbo demandait à la France de faire jouer les accords de Défense afin de protéger son régime contre une rébellion ivoirienne alors qu’il se présentait comme Lumumba… ». De Mamadou Koulibaly, il indiquera que « c’est à la fois la duplicité intellectuelle et la lâcheté morale… Koulibaly a trahi le FPI, ensuite la République et enfin la Science ». A l’opposé, Notre Voie livre « les vérités de Henri Dacoury à Soro ». L’ex-gouverneur de la BCEAO, libéré le 5 août 2013, raconte l’arrestation de Gbagbo et dément les affirmations de Guillaume Soro. « Quand j’entends quelqu’un dire que c’est lui qui a donné des instructions pour que Gbagbo ne soit pas tué, le 11 avril 2011, je voudrais demander s’il avait aussi donné ses mêmes instructions aux obus et aux bommes incendiaires et aux gaz, tirés sur cette résidence. En vérité, aucun être humain ne peut se prévaloir d’avoir évité la mort au Président Gbagbo. Seul Dieu a sauvé Gbagbo… De même à l’hôtel du Golf, le Président a été enfermé, avec dix autres de ses compagnons d’infortune, dans une chambre, précédemment occupée par un militaire et on civil ». A ces proches de Gbagbo, Soro dit : « Taisez-vous ! », fait savoir L’Expression. C’était lors de sa visite à Gagnoa où il s’est adressé aux prisonniers politiques libérés. « … Je vois que certains ont commencé à faire des déclarations. Mais ils peuvent se taire un peu. Vous avez été libérés. Mais quand on vous libérait, parce que j’entends on a des préalables à la réconciliation, il faut libérer Gbagbo avant que ce pays avance. Mais ceux qui étaient en prison, quand on les a libérés, pourquoi n’ont-ils pas dit, il y a des préalables… »

Activités du FPI

Le président du Front Populaire Ivoirien, Pascal Affi N’guessan a déclaré au peuple Ébrié que « si nous sommes de retour, c’est que Laurent Gbagbo est en marche. C’est que la victoire marche vers vous…Demain Gbagbo sera avec nous pour fêter notre retour au pouvoir », rapporte Le Nouveau Courrier. C’était à Blockauss où il était pour présenter ses condoléances à la famille du précédent maire de la commune de Cocody, mort en exil. Le président du FPI, selon les journaux, reprend le 7 septembre prochain son fauteuil occupé par son intérimaire, depuis son incarcération. C’est pourquoi Fraternité Matin a écrit « FPI : Affi aux commandes bientôt ». Quant à Koua Justin, leader de la jeunesse de ce parti, il a galvanisé ses partisans de port-Bouët en ces termes : « Il reste une dernière mission, libérer Laurent Gbagbo, Simone Gbagbo, Blé Goudé, Yavo Martial et tous les autres combattants. M. Ouattara est déjà K.O. Pour ceux qui savent lire les signes de la politique, il ne se retrouve pas. Il est difficile pour lui de se retrouver dans le même pays qu’Abou Drahamane Sangaré… », lit-on dans L’Inter

César DJEDJE MEL
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