Le vote de la loi sur la nationalité le foncier rural et l’apatridie, le congrès du PDCI et la situation des pro-Gbagbo sont nos sujets dans la revue de presse de ce samedi 24 août 2013. Bienvenue sur linfodrome.com et bonne lecture !
Lois sur le foncier rural, la nationalité et l’apatridie adoptées
« Lois sur la nationalité, l’apatridie, le foncier rural… Oui ! », C’est le titre à la Une de Fraternité Matin. Un Oui écrit en grand trait et d’un rouge vif pour exprimer toute la satisfaction du journal devant l’adoption par l’Assemblée nationale, hier, à l’unanimité dit-il, des sept textes de lois qui lui ont été soumis. Ces lois permettront aux personnes nées avant 1960 et celles nées entre 1961 et 1972 de bénéficier de la nationalité ivoirienne. Ainsi que des époux étrangers de femmes ivoiriennes. La ratification de la convention sur l’apatridie a également été permise. Et la loi sur le foncier revue. Même joie chez L’Expression qui titre que « toutes les lois ont été adoptées ». Il s’exclame : « Enfin, les députés ont adopté, hier les projets de loi… ». Toutefois, il a voulu que soit évité l’amalgame entre la nationalité et le foncier. Contrairement à ceux qui ont affirmé que l’on veut brader, par la naturalisation de certains étrangers, les terres ivoiriennes au profit de ces derniers, il indique que les apatrides et assimilés qui jouiront de la nationalité ivoirienne ne se verront pas attribuer systématiquement des titres fonciers. Or, la jeunesse du Parti Ivoirien des Travailleurs (PIT) avait mis en garde les députés qu’ils se verront comptables devant l’histoire de toutes les conséquences qui découleront de l’adoption de ces lois, a rappelé Notre voie, qui a relevé que 63 députés ont dit « non » à l’adoption de la loi sur la nationalité. Il a comptabilisé les 24 votes contre, 7 abstentions et 32 absences à cette séance.
Situation des pro-Gbagbo
Dans Notre Voie, Pascal Affi N’guessan, le président du FPI, « raconte les tortures » qu’ils ont endurées durant leur arrestation, en avril 2011. Comment de la Pergola, ils se sont retrouvés en prison au nord. Il a fait un long récit de ce voyage d’Abidjan au Nord et leurs conditions de détention. Et surtout comment ils ont accepté de se confier à l’ONUCI qui les a conduits à l’hôtel Pergola qui était censé les protéger. Dans ce même journal, Abou Drahamane Sangaré, le vice président du FPI, a fait savoir que « aucune kalachnikov ne nous fera reculer », a-t-il rassuré les femmes du parti qui sont allés le saluer, après sa sortie de prison. Et d’ajouter « n’ayez aucun doute dans votre esprit. Les élections ont bel et bien été gagnées par Laurent Gbagbo. Tous les chantiers qu’on inaugure aujourd’hui sont la vision de Gbagbo ». Libéré le 5 août sous condition comme les deux premiers responsables du parti, Moïse Lida Kouassi, a été inculpé par la justice ivoirienne, hier. Convoqué par le 8e cabinet d’instruction du parquet d’Abidjan, il a été inculpé de douze chefs d’accusation, notamment pour atteinte à la sûreté de l’État, constitution de bandes armées, les représailles contre l’État en intelligence avec une puissance étrangère. après son audition a été relâché. D’autres proches de Gbagbo seront également attendus, indiquent-ils.
Candidature de Djédjé Mady à la présidence du PDCI
Le candidat déclaré à la présidence du PDCI, Alphonse Djédjé Mady, a accordé une interview à RFI dans laquelle il n’est pas allé par le dos de la cuillère. « Djédjé Mady se lâche et cogne Bédié », « Djédjé Mady enfonce encore Bédié », titrent respectivement L’inter et Soir Info. Parlant de l’inéligibilité de Bédié à la présidence du parti du fait de son âge avancé, il dira que les textes du PDCI ne comportaient pas la clause d’âge. « La clause d’âge a été introduite par Bédié lui-même, transportant dans les textes du PDCI l’article 35 de la Constitution de Côte d’Ivoire, et fixant en ce qui concerne l’âge, un minimum de 40 ans et un maximum de 75 ans. Le président est âgé de 79 ans, donc selon les dispositions des Statuts, le président Bédié ne peut pas être candidat… ». Et quand on lui demande si Bédié est violateur des textes en se déclarant candidat à sa propre succession, Mady répond : « Je pense que c’est l’évidence. Ou bien ceux qui lui servent, peut-être, de conseillers en la matière, lui ont fait croire que les textes pouvaient être modifiés et être appliqués immédiatement. Je pense que c’est peut-être une mauvaise lecture. Je veux bien croire que c’est cela. Parce que le président Bédié est l’un des mieux placé pour savoir ce que c’est que le respect des règles établies ». Il a également relevé que Bédié l’a écarté lors du conclave du PDCI à Yamoussoukro. Là-dessus, Bombo Georgette, membre du protocole du PDCI-RDA, chargé de la distribution des badges a déclaré dans Le Nouveau Réveil :« le secrétaire a reçu deux badges, celui d’invité et celui de secrétaire général. Moi, Mlle Bombo, je lui ai remis son badge de secrétaire général. Je ne sais pas pour quel motif il dit qu’il n’a pas reçu qu’un badge d’invité…»