RHDP, réconciliation nationale

PDCI-RDR, le clash; Soro vomi par les parents de Gbagbo

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pdci-rdr-le-clash-soro-vomi-par-les-parents-de-gbagbo Les ralations PDCI-RDR s'effritent, quand le peuple de Gagnoa se dit déçu de Soro. Ph d'archives
Revue de presse

La bagarre de député, le clash RDR-PDCI et l’après-visite de Soro à Gagnoa. Ce sont-là les sujets de notre revue de presse de ce mardi 20 août 2013. Bienvenue sur linfodrome.com et bonne lecture !

L’apatridie met des députés en palabres

Les textes de loi sur l’apatridie ont été cause de bagarres entre les députés RDR et PDCI, hier, à l’assemblée Nationale, à en croire la Une des journaux. L’inter titre : « loi sur l’apatridie : des députés PDCI et RDR se tabassent à l’Assemblée nationale ». « On a frôlé le pire hier à l’Assemblée nationale. Las de se livrer à des joutes oratoires, les députés ont fini par en venir aux mains », écrit-il. Cette situation, selon le journal, a été provoquée par des députés RDR qui accusaient leurs collègues des autres partis de faire trainer le vote de la loi. Ce que ces derniers n’ont pas apprécié. Nord-Sud Quotidien a aussi parlé de « palabres au parlement » en relèvant que c’est le député Zié Konaté du RDR qui a accusé ceux du PDCI de vouloir « bloquer le vote de cette loi ». Pendant quinze minutes, c’était des invectives, des injures, l’empoignade. Il décrit que les débats houleux ont donné lieu à des scènes dignes de la gare routière d’Adjamé. Le Nouveau Courrier confirme que « les députés RDR mélangent tout », qu’ils ont attaqué le PDCI d’avoir « détruit notre nation avec l’ivoirité ». Mais au finish, le vote de la loi pour la ratification de la convention sur l’apatridie a eu lieu, au forceps et dans le cafouillage, au moment où des députés, comme Yasmina Ouégnin, ont claqué la porte, souligne ce journal. Face aux inquiétudes des parlementaires PDCI, le ministre des droits de l’homme Gnénéma Coulibaly a rassuré que le projet de loi sur l’apatridie ne vise pas à « modifier le code de la nationalité » et que la nationalité ne confère pas la propriété de terre. Le statut de l’apatride, ce n’est pas d’en faire un national, un ivoirien… », a rapporté pour sa part Fraternité Matin

Visite de Soro

La visite de Soro fait encore la Une des journaux. « Après avoir organisé la visite du Président de l’Assemblée nationale à Gagnoa, un chef de village en colère : « nous sommes déçus… Soro a choqué les populations », titre Soir Info. Il s’agit de Boga Sivori, journaliste de son état. Il a affirmé que « le président Guillaume Soro a donné raison à toutes ces personnes qui ne voulaient pas qu’ils se rendent à Gagnoa. » Pour lui, l’objectif de réconcilier les populations a été raté parce que « Soro a manqué de tact ». A Gagnoa, d’après L’Expression, Soro a dénoncé l’intolérance politique en révélant « comment le FPI a tué mon beau père Tagro ». Selon Soro, parce que son beau-père, chef de village, a voulu voter librement son candidat en 2010, « on a envoyé un véhicule venir le cogner. Il en est mort. Est-ce que j’en ai parlé aux ivoiriens. Ma femme a pleuré, le village a pleuré. J’ai géré ça seul. Je leur ai demandé pardon. Je leur ai dit c’est à cause de moi qu’il est mort. Mais pardonnez-moi ». A Gagnoa, Notre Voie fait savoir que Soro a dit de « gros mensonges. » Dans un article signé de Boga Sivori, on lit que quand Soro persiste que c’est Ouattara qui a gagné en 2010 face à Gbagbo « c’est sa vérité et non de la vérité » et cela n’est que « pur mensonge. » Et quand Soro demande aux populations de Gagnoa de demander pardon à une de leur famille pour l’assassinat de son fils, le journal demande : « Soro voudrait-il dire que c’est le peuple de Gagnoa qui a tué Dacoury Benoît ? Et pourtant on nous a fait croire dans ce pays que ce sont les ‘’escadrons de la mort’’ qui l’ont assassiné et que, jusqu’à ce jour, on cherche la paternité des escadrons de la mort ».

Clash RDR-PDCI

Les relations entre le PDCI et son allié le RDR s’effritent de plus en plus. En dehors de la bagarre au parlement, les journaux proches de ces deux partis s’attaquent au sujet du communiqué qui a sanctionné le conclave du PDCI, le week-end dernier. Des secrétaires généraux de section du PDCI dénonçait une politique « de rattrapage » de Ouattara dans laquelle le PDCI est lésé. Le parti pense qu’il est « le cheval » et le RDR « le cavalier ». Le Patriote rappelle « les nominations qui confondent le PDCI-RDA ». Il cite 7 ministres dans le gouvernement actuel, des inspecteurs d’État, des responsables d’institutions, de nombreux PCA etc. C’est pourquoi, dit-il, la sortie du PDCI a été mal accueillie par les militants RDR. En face Le Nouveau Réveil demande : « Que reproche le RDR au PDCI ? Qui veut intimider le PDCI ». Selon lui, si l’on était resté dans la dynamique, dans la ferveur et dans l’esprit du RHDP tels que vécus lors du second tour de la présidentielle de 2010 et lors de la réclusion forcée, il ne serait pas question de tout ce que l’on déplore aujourd’hui ». Comment ne pas s’interroger quand tout le monde parle de vie chère, quand les 500 chefs baoulé disent au président du PDCI, Henri Konan Bédié : « c’est toi qui nous présenté Ouattara. S’il travaille bien, c’est bon. Mais s’il échoue, c’est toi qui as échoué à nos yeux. C’est pourquoi, nous te demandons de lui donner des conseils », s’est insurgé le journal. Mais dans Soir Info, le porte-parole principal du RDR, Joël N’guessan, dit qu’au sujet des nominations, « ce qui peut nous étonner, c’est que ces hautes personnalités qui cogèrent la Côte d’Ivoire aux côtés du Président Ouattara ne disent pas la vérité à leurs militants ».

César DJEDJE MEL
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