Politique nationale

PDCI et les autres contre Ouattara, Soro tance les parents de Gbagbo

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pdci-et-les-autres-contre-ouattara-soro-tance-les-parents-de-gbagbo Outtara est mis sur la sellette par son allié le PDCI et ses opposants.
Revue de presse

Heureux de vous retrouver chers internautes ce lundi 19 août 2013 pour la revue de presse. Conclave du PDCI, visite de Soro et gestion de Ouattara sont nos sujets aujourd’hui. Bienvenue sur linfodrome.com et bonne lecture !

Conclave du PDCI

Le Parti Démocratique de Côte d’Ivoire (PDCI) était en conclave à Yamoussoukro, le week-end dernier. L’inter rapporte qu’il y avait « tension » lors de cette rencontre. En effet, Amani N’guessan, un cadre a été rudoyé et expulsé de la Fondation Houphouët Boigny lors de la réunion des secrétaires généraux de section. Il avait voulu exprimer un préalable. Un acte qui a été mal apprécié surtout qu’il est soupçonné d’être un pro-KKB. Après être brutalisé, il a été conduit au commissariat. On retient de ce conclave que Henri Konan Bédié est le « président à vie » du PDCI, selon Nord-Sud Quotidien. Il écrit que près de trois mille secrétaires généraux de sections du PDCI ont unanimement sollicité la candidature du président Bédié pour un autre mandat à la tête du vieux parti, dans une ambiance tumultueuse. Pour Le Mandat, ce conclave a été « 4heures de vérités crues ». Car les secrétaires ont dénoncé leur abandon à eux-mêmes par les délégués du parti, eux-mêmes sans moyens ni soutiens. Des problèmes d’argent, de promotion, de nationalité et de foncier ont été exposés. Quant à Bédié, Soir Info dit qu’il a répondu à KKB qui le déclarait inapte à diriger le parti parce que vieux. « Il y a des jeunes vieux et des vieux jeunes » car « l’âge est un état d’esprit ». Bédié a dit que « la frustration, la rage et l’impatience que certains jeunes expriment doivent être gérés avec tact ».

Ouattara brocardé

Au conclave du PDCI, la gestion du Président Ouattara a été critiquée. Le parti a dénoncé « le rattrapage » dans l’administration ivoirienne, indique L’inter. « Comment ne pas perdre sa sérénité devant le rattrapage continu dans l’administration et à la tête des sociétés d’État, la mise au chômage systématique de nos cadres, à quelques exceptions près ? », ont décrié les cadres du PDCI. Ils ont dénoncé leur alliance avec le RDR dans laquelle ils pensent être « le cheval » et le RDR « le cavalier ». C’est pourquoi lit-on à la Une de Le Nouveau Réveil, « le PDCI doit avoir son candidat à la présidentielle de 2015 ». En fait, les responsables du parti ont recommandé que « le PDCI puisse désigner un candidat à l’élection présidentielle de 2015. » Ce à quoi le président Bédié a donné son accord. Le Patriote n’est pas d’accord avec le PDCI. « Prétendue politique de rattrapage : de quoi parle le PDCI ? ». Il parle d’un communiqué de final qui trahit l’allié du RDR. Car pour lui, depuis l’accession de Ouattara au pouvoir, c’est le RHDP, c’est-à-dire, le RDR, le PDCI, le MFA et l’UDPCI, qui gère le pouvoir et non le RDR seul. C’est pourquoi Ouattara a toujours contenté le PDCI-RDA, dit-il. Il en veut pour preuve la Primature qui est revenue au PDCI, selon la promesse que lui a faite le Président Ouattara. Au côté de l’allié qui attaque son allié, un cadre du Parti Ivoirien des Travailleurs (PIT), Aristide Kouassi, SGA du parti, a déclaré dans L’inter que « Ouattara a trahi les Ivoiriens » parce qu’il ne respecte pas ses promesses électorales telles que la création de 200 mille emplois l’an, la bonne gouvernance. Vu qu’à deux ans et demi de la fin de son mandat, il se déclare candidat à la présidentielle prochaine et se met campagne et dit qu’il ne pourra pas réaliser cette promesse d’emploi. « Face à la dérive du régime Ouattara », Affi N’guessan déclare : « le FPI est la bouée de sauvetage », titre Le Nouveau Courrier. A une radio camerounaise, le président du FPI a déclaré qu’à sa sortie de prison, il a retrouvé « un FPI grandi, renforcé dans la conscience des Ivoiriens. Parce qu’aujourd’hui, manifestement le FPI reste le seul instrument, la seule bouée de sauvetage pour les Ivoiriens ace au régie actuel ».

Visite de Soro à Gagnoa

Le Président de l’assemblée Nationale a effectué sa visite à Gagnoa, malgré tout. Selon Fraternité Matin, Soro a dit aux populations du Goh que « le temps du pardon est arrivé »... « Je ne viens pas en guerrier, je viens en apôtre de paix »… « Les Bété doivent pardonner aujourd’hui comme les Yacouba l’ont fait hier, après la mort du général Guéi Robert, ancien chef d’l’État. ». Ce sont ces paroles qui ont rythmé sa visite, écrit le journal. « Dano Djédjé dit qu’il va me tuer », c’est la révélation faite par le Président de l’Assemblée Nationale à la fin de son périple, sur un ex-ministre très opposé à sa venue dans le village de Gbagbo, rapporte Soir Info. Soro Guillaume a déclaré : « Dano Djédjé dit qu’il m’interdit d’aller à Gnaliépa et à Mama. Il dit, si je vais à Gnalépia et à Mama, il va me tuer, lui qui a été ministre de la réconciliation. Je comprends pourquoi on ne s’est pas réconciliés. Il n’y a pas de principautés en Côte d’Ivoire. » Pour Notre Voie, le meeting de clôture de la visite de Soro a été « une foire aux injures » contre les Bété. Parlant au peuple Bété, il dira : « Tu es comment et puis tu ne demandes pas pardon. C’est à Gagnoa que j’ai appris qu’il y a des saints sur terre ». A l’endroit de Gbagbo, il affirmera : « la personne qui a gagné les élections, c’est Alassane Ouattara… Il a passé dix années au pouvoir. Qu’est-ce que ça lui coutait de partir ? On ne devient pas grand simplement parce qu’on est président de la République.»

César DJEDJE MEL
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