Bonjour chers amis de linfodrome.com, heureux de vous retrouver pour notre revue de presse. La visite de Soro à Gagnoa, les échos de pro-Gbagbo et le sacre de Murielle Ahouré sont nos sujets ce samedi 17 août 2013. Bonne lecture !
Visite de Soro à Gagnoa
Au cours de son périple à Gagnoa, le Président de l’Assemblée Nationale Soro Guillaume a franchi, hier, l’étape de Mama, le village de Gbagbo où il était annoncé persona non grata. Là-bas, il aurait tenu aux populations un « langage de vérité », titre Fraternité Matin. Accusé d’avoir trahi Gbagbo, il a dit que « s’il y a des gens qui ont trahi l’ancien président du FPI, ce sont ceux qui lui ont suggéré d’aller jusqu’au bout et qu’ils allaient offrir leurs poitrines pour sauver son régime ». « Moi trahir Gbagbo ? Non, je lui ai sauvé la vie », c’est ainsi que Le Patriote a mis en exergue à la Une les propos de Soro devant les parents de Gbagbo. Il leur aura expliqué qu’en avril 2011, il a donné des instructions à ses chefs militaires sur le terrain de ne pas toucher à Gbagbo et sa femme. Puis il a dit aux chefs traditionnels Bété : « chefs, laissez la politique aux politiciens. Vous devez penser au développement de vos villages. C’est ce qui est important. Vous devez accueillir tous ceux qui viendront vers vous ». Selon Nord-Sud Quotidien, ce sont des « vérités crues » que Soro a dites aux parents de Gbagbo. Il leur a appris les causes de sa séparation avec l’ex-président. « En 1998, j’ai décidé de partir parce que je me suis senti trahi quand, à l’Université, on a commencé à réfléchir en terme d’ethnie. Mais que les gens n’oublient pas que pendant que j’endurais toutes les souffrances, y compris les cinq fois que je suis allée en prison, je n’étais pas Bété… ». L’Expression a mis l’accent sur l’appel à la mère de Gbagbo, en exil au Ghana, de rentrer au pays.
Violences à Gagnoa
La visite de Soro à Gagnoa ne s’est pas déroulée sereinement. Soir Info dit qu’il y a eu de « violents affrontements en présence de Soro ». Il raconte que des jeunes d’une autre localité convoyés à Mama, chantaient et tenaient des propos hostiles à Gbagbo. Et même les narguaient. Ce qui a provoqué l’ire de ceux du village de l’ex-président. N’eut été la prompte intervention des forces de l’ordre, la bagarre aurait été l’étincelle sûrement d’un brasier. Notre Voie titre alors : « tournée de l’ex-chef rebelle à Gagnoa, les hommes de Soro agressent à Mama ». Il fait savoir que ces jeunes sont convoyés par le député Abel Djohoré, proche de Soro Guillaume. Ils se sont attaqués, hier à Mama, à coups de pierres et de morceaux de bois aux populations qui ont refusé d’accueillir Soro. Idem pour Le Nouveau Courrier qui écrit que des pro-Soro exportent provocations et violences à Mama. C’est cette chanson « votre Gbagbo-là, on va chier sur lui, il va mourir à la CPI là-bas » exécutée par ces jeunes qui est la cause de la bagarre. Une jeune riveraine qui a tenté de les raisonner a été volée et violentée, ce qui a mis les parents de Gbagbo en colère.
Des pro-Gbagbo témoignent
Sorti de prison des proches de Gbagbo témoignent.Le premier témoignage est de Philippe Henri-Dacoury Tabley, ex-gouverneur de la BECEAO, dans Le Nouveau Courrier. Il raconte comment il s’est retrouvé en prison pendant 28 mois. Selon lui, en poste à la BCEAO, on lui a demandé de dire qu’un tel a gagné les élections de Côte d’Ivoire. Ce qu’il a refusé de faire, parce que n’étant pas un politicien. Vu l’insistance de huit chefs d’État membres de la BCEAO, il a rendu sa démission. « Une fois revenu en Côte d’Ivoire, je suis allé m’asseoir à côté de mon bienfaiteur Laurent Gbagbo. C’est pour cela qu’on m’arrêté et jeté en prison. Sinon, je n’ai pas violé l’argent de la BCEAO… », a-t-il indiqué. Le second est Dr. Saraka, le médecin de Blé Goudé. A L’inter, il partage les conditions de sa détention à la DST où il passé plus de trois mois. « Que voulez-vous que je dise ? Il s’agit de conditions faites de contraintes, de privations ou de restrictions. Mais tout cela doit être pris avec beaucoup de philosophie et beaucoup de fair-play », a-t-il dit. Le Temps, quant à lui, parle de Blé Goudé qui aurait fait échouer Bensouda dans sa quête de preuves contre Gbagbo. Selon le journal, Blé Goudé est soumis à des humiliations et traitements inhumains à la DST dans le but de lui tirer des aveux contre Laurent Gbagbo. Et quand les hommes de la procureure de la CPI se pointent devant lui dans ce sens, c’est un niet sans précédent qu’ils essuient.
Murielle Ahouré gagne encore une médaille d’argent
La sprinteuse ivoirienne Murielle Ahouré a glané une seconde médaille aux Mondiaux d’Athlétisme à Moscou. Après la médaille d’argent remporté à la finale du 100 m, l’ivoirienne a raflé une autre médaille d’argent aux 200 m. « Encore une médaille aux Mondiaux d’Athlétisme : et de 2 pour Ahouré », titre Fraternité Matin. Il fait savoir que pendant qu’elle est célébrée à Abidjan pour le prix d’excellence que lui a décerné par l’État ivoirien, Murielle continue de glaner des lauriers au plan mondial. Même titre pour Le Nouveau Réveil qui salue la performance de l’athlète qui, à 25 ans rentre dans l’histoire sportive de la Côte d’Ivoire et devient la première ivoirienne à monter deux fois sur le podium d’un championnat mondial d’athlétisme.