Amis lecteurs bonjour ! Heureux de vous retrouver ce vendredi 9 août 2013. La libération des prisonniers pro-Gbagbo et l’interview du Président Ouattara à l’occasion de la fête nationale sont les principaux sujets de la revue de presse de. Bienvenue sur linfodrome.com !
Libération des pro-Gbagbo
Notre Voie retrace le film de l’arrivée à Abidjan des prisonniers avec comme titre : « Retour des 12 prisonniers politiques pro-Gbagbo, accueil délirant ». Le journal raconte que les militants du FPI qui ont effectué nombreux le déplacement à l’aéroport, puis au parquet pour accueillir leurs partisans, n’ont pu les voir. Tout était fait pour qu’ils ne puissent pas connaître cette joie. C’est finalement au Q.G de campagne de Gbagbo à Cocody que cela a été possible. Avec l’entrée en premier de Michel Gbagbo, habillé dans un t-shirt estampillé « Tous pour Gbagbo » et debout sur un véhicule. Affichant à la Une cette image de Michel Gbagbo, triomphalement accueilli par ses partisans, L’Expression dit « les gros mensonges du FPI mis à nu ». Le journal s’est interrogé, à la vue de la mine des détenus : « Sont-ce là les prisonniers qui vivaient en cour commune avec serpents, scorpions et autres ? Et dont les frontistes ne cessaient d’alarmer l’opinion sur leurs conditions de détention ? A dire vrai, …ils suscitaient envie ». Mais pourquoi ont-ils été libérés ? Selon L’inter, le président du FPI, Affi N ‘guessan, qui venait d’être relâché a expliqué que « …Il y a une seule explication. C’est votre mobilisation, c’est votre résistance, c’est votre refus de la situation injuste qui est faite à la Côte d’Ivoire qui explique que nous sommes aujourd’hui devant vous. ». Pour Le Quotidien d’Abidjan « les vraies raisons de la capitulation de Ouattara » sont ailleurs. Selon lui, le Président a été secoué par la récente résolution 2112 du Conseil de Sécurité de l’ONU sur la Côte d’Ivoire qui montrait que ses « parrains » sont exaspérés de sa « dictature ». En effet au point 14 de la 2112, l’ONU « se déclare préoccupé par l’absence de progrès dans la mise en œuvre d’une stratégie de réconciliation nationale, souligne que des mesures d’urgence s’imposent pour promouvoir la justice et la réconciliation…
Message de Affi N’geuessan
Il était attendu, le premier message du président du FPI, après plus de deux ans passé en prison. Le Temps fait savoir qu’il a dit « Nous sommes là pour redresser les politiques tordues ». Car à en croire Affi, qu’il s’agisse de la politique, l’économie, les droits de l’homme, « la politique ivoirienne est tordue ». Soir Info rapporte qu’il a dit que « la lutte continue ». Cette lutte vise selon lui à « construire notre pays. Parce que ce ne sont pas les étrangers des autres pays qui viendront construire la Côte d’Ivoire. Et nous sommes prêts à prendre tous les risques pour que la Côte d’Ivoire avance.» Pour cela, il a demandé un dialogue politique franc et sincère entre le pouvoir et l’opposition, car « le FPI est un partenaire dans la reconstruction de la Côte d’Ivoire ». Il fera remarquer aussi que son combat de redressement « n’est pas engagé contre un individu, une ethnie, une religion, nous l’engageons au profit de tout le peuple de Côte d’Ivoire dans sa diversité ».
Interview de Ouattara
Le Président de a République a donné une interview radiotélévisée sur les chaînes nationales à l’occasion de la fête nationale. Il y a évoqué les sujets brûlants de l’actualité. Concernant la nationalité, Le Nouveau Réveil relève qu’il a dit « Moi, brader la nationalité ivoirienne ? Jamais ! ». En clair, le chef de l’État a indiqué, au sujet de la naturalisation de certaines personnes, que « la clarté doit être faite et qu’on comprenne qu’il ne s’agit pas de brader la nationalité ivoirienne. Moi, je ne l’accepterai pas !» Le Patriote a mis l’accent sur le fait que le Président Ouattara a dit « je veux aller vite » et que « nous travaillons pour sortir les plus pauvres de la misère ». Par conséquent par « en 2014, j’augmente les salaires ». Ce discours de Ouattara est, selon Le Nouveau Courrier, truffé de mensonges. Il a relevé plusieurs points de ces « mensonges ». Surtout quand le chef de l’État « tente d’embellir son bilan en diabolisant au maximum son prédécesseur voire ses prédécesseurs » avec des propos tels que « les dix dernières années ont été terribles », le pays était gangréné par la « gabegie » et la « corruption », et qu’il a mis la Côte d’Ivoire sur « la carte du monde ». Pourtant, il a reconduit des ministres de son alliance qui étaient dans le gouvernement de Gbagbo, dit-il. Ainsi pour le journal, Ouattara et ses partisans sont coresponsables du bilan des années qu’il se plaît à noircir.