Situation sociopolitique en Côte d'Ivoire

PDCI: Mme Bédié s'en mêle; Ouattara interpellé sur sa gestion

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Revue de presse

Amis internautes, heureux de vous retrouver ce samedi 3 août 2013 pour notre revue de presse. Bruits au PDCI, voyage de Soro à Gagnoa et la gestion Ouattara sont nos sujets dans le numéro d’aujourd’hui. Bonne lecture sur linfodrome.com!

Bruits au PDCI

A la tête du Parti Démocratique de Côte d’Ivoire (PDCI), le président Henri Konan Bédié « livre son dernier combat », pense L’inter. Car à 79 ans révolus, il est frappé par la limite d’âge, selon les textes du parti qui stipule que « le candidat à la présidence du parti doit être âgé de 40 au moins et 75 au plus. » Mais Bédié ne compte pas se laisser faire. Dans son entretien à Jeune Afrique, il a dit que « les constitutions ne sont pas écrites pour l’éternité ». Quant à sa succession, il dira « un jour, comme vous le dites, je partirai. Les hommes de valeur ne manquent pas au sein du PDCI, je cherche actuellement celui qui pourra me succéder ». Et lorsque le journaliste lui demande « quand » cela arrivera, il répond « vous voulez ma mort ? ». Mais, il devra avant écarter KKB qui a officiellement annoncé sa candidature contre Bédié. Le journal souligne qu’il veut couper l’herbe sous les pieds de Bédié. Vu qu’il s’est déjà lancé en campagne avec une tournée en Europe et maintenant en Côte d’Ivoire. Parlant de respect des textes, Moïse Ouattara, président de l’Alliance panafricaine des houphouëtistes a confié à Soir Info que KKB « n’est pas fondé à apposer les textes du parti à Bédié », demandant que « KKB a été élu pour combien de mandats ? Jusqu’aujourd’hui, il est le président de la jeunesse du PDCI ». L’épouse de Bédié n’entend pas rester muette face à cette situation. Le Nouveau Réveil titre : « Mme Henriette Konan Bédié : je saurai comment à parler KKB ». Affirmant son souhait que le PDCI aille à son congrès du 10 octobre 2013 « dans la discipline et dans la paix », Mme Bédié a indiqué qu’elle est prête à intervenir auprès de KKB. « C’est une affaire de mère à fils. Je saurai comment lui parler. Je lance le message de paix, d’amour et de rassemblement à tous les militants, à tous les Ivoiriens. »

Voyage de Soro à Gagnoa

La visite de Soro Guillaume dans le village de Gbagbo continue de faire des furieux. Les journaux proches de l’opposition rapportent la colère de l’ancienne députée du Front Populaire Ivoirien (FPI), Marie Odette Lorougnon. « Vous ne pouvez pas avoir trahi Gbagbo et aller narguer ses parents », a-t-elle, lit-on à la Une de Le Quotidien d’Abidjan. Dans sa note, elle dit « en tant que fille de Gagnoa, je m’interroge. Pourquoi avez-vous décidé d’aller à Mama. Manifestement, ce n’est pas pour voir Laurent Gbagbo, il n’est pas là-bas. Il est à La Haye… Si ce n’est pour dire à ses parents que Gbagbo a eu tort de vous faire confiance, alors pourquoi allez-vous à Mama ? ». De cette note, Notre Voie rapporte : « Non, monsieur Soro, vous n’avez pas le droit de narguer les parents de Laurent Gbagbo, votre supposé père spirituel. Vous n’avez pas le droit non plus de vous moquez des parents de Blé Goudé, votre camarade de lutte. Non, monsieur, vous n’avez encore moins le droit de rire, de bomber votre poitrine sur la fosse commune des Guébiés. Cette fosse infligée en 1970 qui ramène à la tragédie de plus de 1.200 personnes massacrées par vos rebelles à Duékoué, en fin mars 2011. » Concernant cette visite de Soro, Le Temps fait savoir que lorsque les chefs de village de Gagnoa ont été invités à Yamoussoukro à la rencontre de Soro, c’était pour qu’ils condamnent Laurent Gbagbo. Il explique « comment le piège a été déjoué ». Selon lui le chef Gbizié qui a conduit la délégation, à en croire le témoignage d’un autre chef de la région, « a mis ses pairs chefs devant le fait accompli. Il était seul à monter cette affaire ». Et pour le pardon qu’ils ont demandé, Gbizié a tenté d’introduire dans le discours qui devrait être lu, un passage dans lequel les chefs de Gagnoa demanderaient pardon à Ouattara. Une démarche qui allait apparaître comme une condamnation par ces chefs des crimes dont le régime accuse le président Laurent Gbagbo. Fort heureusement, il a été mis en minorité, dit-il.

Gestion de Ouattara

Après le récent rapport de Amnesty International sur les massacres de Nahibly à Duékoué accablant le régime Ouattara, et la mutinerie meurtrière à la prison de la MACA, le ministre de la Justice et des droits de l’homme, Coulibaly Gnénéma a dit dans Fraternité Matin, surtout au sujet du rapport que « nous n’avons rien à cacher ». Il a estimé que « ce qu’il faut globalement retenir est que le gouvernement ivoirien est conscient que tous les faits de violation des droits de l’homme ou de crime doivent faire l’objet d’enquêtes approfondies ». Quant à Le Nouveau Courrier, il s’est attardé sur « le gré-à-gré, le pillage tout azimut de l’économie » pour dire que « la corruption est au pouvoir ». Selon lui, contrairement à son message de campagne électorale en 2010 qui disait : « Ivoirien, le RHDP te parle : ne donne pas ta voix à la corruption », deux après son accession au pouvoir, Alassane Ouattara montre aux Ivoiriens que son régime qui fustigeait la corruption du régime Gbagbo était en réalité celui qui est le plus corrompu. Il a sorti une panoplie de « preuves » de ce mal sous Ouattara. A côté de cela, « l’ONU met la pression sur Ouattara », titre Soir Info. Cette information qu’il tient de APA news dit que « le Conseil de sécurité de l’ONU engage les autorités ivoiriennes à prendre toutes les mesures nécessaires pour l’élection présidentielle de 2015 ».

César DJEDJE MEL
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