Amis internautes bonjour ! Nous revoilà pour la revue de presse de ce vendredi 2 août 2013. Dans ce numéro, nos sujets sont l’ambiance au sein du PDCI, la construction des logements sociaux et la réconciliation. Bienvenue sur linfodrome.com
Ambiance au PDCI
La tension au Parti démocratique de Côte d’Ivoire est en ce moment électrique, à en croire L’inter qui titre « politique nationale : chaud, chaud au PDCI » et écrit en sous-titre « KKB attaque encore Bédié : on ne peut pas faire son temps et le temps des autres » ; « Dr Ehoussou Narcisse : on veut transformer le PDCI en club de soutien » ; « Michel Coffi Benoît, pour ou contre Bédié ». Ces trois personnes font beaucoup parler d’eux dans la crise qui secoue le PDCI. Le député KKB qui ne cesse de montrer son opposition à une candidature de Bédié à la présidence du parti, a déclaré devant ses partisans à Lakota « on ne peut pas faire son temps et le temps des autres. Je ne suis pas de ceux qui s’opposent à son (Bédié) âge. Son âge ne constitue pas un problème, au contraire…Il ne peut pas avoir une élection en Côte d’Ivoire sans que le PDCI n’ait un candidat. Ce n’est pas possible !... » Quant à Dr Ehoussou, il s’étonne que des gens disent « on n’est pas obligé de respecter les textes » pour permettre à Bédié de compétir. Devant la volonté de certains députés qui ont tenté faire signer une motion de soutien à Bédié, il a dénonce ces pratiques au sein du parti « que l’on veut transformer en club de soutien ». Quant à Michel Coffi Benoît, chef d’organisation du PDCI, même si KKB a fait des révélations qui tendent à le discréditer auprès de Bédié, ses proches disent qu’il demeure toujours fidèle au président Bédié. Mais le responsable des difficultés du PDCI, c’est le FPI, croit L’Expression. Il accuse l’ex-parti au pouvoir de manœuvrer pour diviser le PDCI. « Son objectif est de diviser pour régner », dit-il. Comme moyens, il avance la thèse du rattrapage ethnique et fait croire au PDCI qu’il est le tremplin dont le RDR s’est servi pour arriver au pouvoir.
Riposte de Bédié
Face à tout ceci, « comment Bédié prépare la riposte ? » Selon Le Nouveau Réveil qui pose la question, alors qu’on devrait s’attendre avec le retour de PDCI, à des réunions pour régler cette crise qui couve au PDCI, rien n’est fait. Bédié banaliserait-il ce qui se passe ? « Je pense que le président Bédié ne veut pas donner à ces faits plus d’importance qu’il n’en faut », a répondu un de ses proches. Cependant, Soir Info révèle que « Bédié négocie fort avec KKB ». Le journal indique que, assagi, le président du PDCI, selon certaines sources, veut discuter de façon indirecte avec le député KKB. Cela dès la semaine prochaine. Le médiateur qui n’est qu’un membre très ancien du parti, le ministre Alliali, a déjà fait part de la volonté de Bédié à KKB, qui n’a pas refusé l’offre. Mais souhaite que cela se fasse devant la presse.
Réconciliation nationale
« A un mois du mandat de la CDVR, Banny a-t-il échoué ? », demande Le Patriote. Il répond que 23 mois après son investiture à la tête de la Commission Dialogue Vérité Réconciliation (CDVR) pour un mandant de deux ans, le travail de Banny est à désirer. Il écrit que « à un mois de l’échéance, certes beaucoup de choses ont été faites. Mais force est de reconnaître que les conditions pour une réconciliation sincère et durable entre les Ivoiriens est loin d’être une réalité. Pourtant la CDVR avait suscité beaucoup d’espoir ». Quant à Banny, il s’est prononcé sur le rôle de la justice dans sa mission. « S’il n’y a pas de mot justice dans notre appellation, c’est parce que nous n’avons pas voulu mélanger les genres. Nous considérons que la justice républicaine qui a ses spécialistes, qui a ses règles, existe. Elle doit fonctionner conformément à ses règles de procédures », rapporte L’inter qui ajoute que toutefois, le président de la CDVR, a parlé d’une justice transitionnelle qui intervient à la suite d’une crise comme celle que la Côte d’Ivoire a connue. « Ces deux formes de justice se côtoient sans se mélanger », a expliqué Banny.
Construction de logements sociaux
Il y a palabre autour de la construction des logements sociaux, particulièrement en ce qui concerne la parcelle qui doit accueillir le projet. « Logements sociaux : qui veut abuser l’État ? », demande Fraternité Matin. Car des manifestants prétendument envoyés par le Roi de Moossou revendiquent la purge des droits coutumiers de Modeste, arguant que le chef du village n’est pas le propriétaire des parcelles cédées à l’État, écrit-il. Selon lui, les manifestants ont provoqué une ambiance électrique à la cité administrative au Plateau, en assiégeant le ministère de la Construction. Mais ces derniers n’ont pu produire la preuve que le terrain en question est leur propriété. Mais, ils déclarent avec force que le terrain appartient au roi de Moossou et non au chef de village de Modeste qui a perçu les centaines de millions qu’a coutés la transaction. Ils sont venus demander des comptes au ministre, lit-on. Le Temps écrit même que « le roi des Abouré est en colère ». Le journal livre que, informé de la transaction, le roi de Moossou, Nanan Assoumou Pierre, n’a pas du tout digéré la façon dont un de ses sujets s’est permis de brader les terres ancestrales. Dans sa colère, il est descendu dans les locaux du ministre de la construction afin de mettre fin à cette « transaction frauduleuse ».