Visite de Soro à Gagnoa, liberté provisoire à Gbagbo et violations des droits de l’homme en Côte d’Ivoire sont nos sujets dans la revue de presse de ce jeudi 1er août 2013. Bienvenue chers internautes sur linfodrome.com
Situation des droits de l’homme
L’inter titre que l’ONG « Human Rights Watch charge Ouatatra et Gbagbo » pour entrave à la réconciliation. « Les évènements des ces dernières années en Côte d’Ivoire ont montré que les élites politiques continuent de placer des obstacles sur la voie de la réconciliation nationale. Les dirigeants des deux côtés de la fracture politico-ethnique qui divise le pays, semblent réticents à tirer les enseignements essentiels d’une décennie marquée par deux conflits internes dans lesquels des milliers de civils ont été tués », a écrit Matt Wells, chercheur à HRW. Par ailleurs, Notre Voie livre que « deux ans après le massacre des civils, l’ONU aux trousses des criminels pro-Ouattara ». Il a fait allusion au récent rapport de Amnesty International sur les tueries à Duékoué, dont il a publié intégralement le contenu. Quant à Soir Info, il fait savoir que dans le cadre du soutien de la France aux pays africains, « Hollande écarte la Côte d’Ivoire ». Cette aide est pour appuyer les pays qui en ont le plus besoin… aussi à des pays qui sont en sortie de crise », a indiqué le Premier ministre français. Alors pourquoi la Côte d’Ivoire qui sort de crise n’en bénéficie pas ? La réponse se trouverait, selon le journal, dans le non respect des droits de l’homme en Côte d’Ivoire tel que décrié par les ONGs internationale. Mais aussi, à cause du rapport entre Ouattara et Hollande. Le Président français n’aurait pas digéré le fait que le Président ivoirien soit allé faire des civilités à Sarkozy, au lendemain des élections françaises, malgré sa défaite.
Visite de Soro à Gagnoa
« Je serai à Gagnoa le 15 août ». C’est la déclaration du Président de l’assemblée nationale, Soro Guillaume, telle que rapportée par Le Nouveau Réveil. Celle-ci vient mettre fin à la polémique sur la visite, depuis son annonce officielle par le député. Pour en arriver là, Soro et les chefs Bété ont eu un huis clos dont Nord-Sud Quotidien livre « les secrets ». Il fait savoir que c’était une rencontre de repentance car les chefs ont dit « nous les chefs traditionnels, pères de toutes les filles et de tous les fils de ce pays, dépositaire de la sagesse, menons cette démarche et demandons humblement pardon pour tous les torts commis de part et d’autre ». Plus loin, ils ont également demandé à Soro « en votre qualité de 2ème personnalité du pays, les chefs de village de Gagnoa voudraient vous prier d’intercéder auprès du Président de la République, son Excellence Alassane Ouattara, pour qu’il ait une attention bienveillante et fraternelle sur les problèmes dont nous venons d’évoquer », a dit Lambert Gbizié. Ainsi, Fraternité Matin titre à la Une : « Paix et réconciliation : la diplomatie coutumière à l’œuvre » puisque que, selon le chef, l’invitation de Soro pour l’inauguration de leur siège est un prétexte. La diplomatie coutumière se voulant discrète, à travers cela, ils veulent régler les problèmes de la société tels que « l’emprisonnement de notre fils Laurent Gbagbo à La Haye, la détention de plusieurs fils du pays dont certains sont oroginaires de Gagnoa, l’exil de beaucoup d’autres, le gel de leurs comptes bancaires et l’occupation de leurs maisons, la perte des emplois qu’ils occupaient hier, l’insécurité dans nos villages et sur nos routes etc. », a dit chef Gbizié.
Liberté provisoire de Laurent Gbagbo
« Laurent Gbagbo à la CPI, voici la toute dernière décision des juges », titre en Une Soir Info. Il informe que les juges ont autorisé Fatou Bensouda à faire appel de la décision qu’ils ont rendu le 3 juin 2013, remettant à plus tard le verdict de l’audience de confirmation des charges contre Gbagbo et demandant à Bensouda des preuves supplémentaires. Ils lui autorisent de contester seulement un point sur les trois qu’elle a soulevés. Rejetant par contre la requête des avocats de Gbagbo qui avaient voulu faire aussi appel de la même décision. C’est pourquoi Nord-Sud Quotidien a écrit que « la CPI dit oui à Bensouda ». L’objet de l’appel de la procureure de la CPI se situe, selon elle, au niveau d’une « erreur » décelée dans la décision des juges, le 3 juin. Et le point pour lequel elle a le droit de faire appel est « le niveau de la preuve applicable au stade de la procédure des confirmation des charges ». Le Mandat en déduit que « la liberté provisoire est encore refusée à Gbagbo », surtout par le fait que les juges ont décidé du « rejet de la demande de la Défense (déposée auprès de la Cour le 25 juin) en vue d’interjeter l’appel de la décision du 3 juin », à en croire le communiqué de la CPI. Le Nouveau Courrier veut expliquer le sens de cette dernière décision de la CPI. Pour le quotidien, même si Fatou Bensouda est autorisée à attaquer « partiellement » la décision, elle n’a rien gagné. Elle n’a pas eu gain de cause dans sa volonté de faire annuler l’ajournement du verdict de l’audience de confirmation des charges et donc d’éviter de verser de nouvelles preuves à son dossier d’accusation. Dans cette quête de nouvelles preuves, Le Temps révèle que « des témoins sont achetés à coup de millions ». Il indique que, selon des sources crédibles, le régime s’est lancé dans la chasse aux témoins oculaires contre espèces sonnantes et trébuchantes. Qu’il a été promis à des personnes du village d’Anonkoua-Kouté, approchées par des émissaires du pouvoir, plus de 10 millions de F.cfa, une villa et un véhicule, pour quiconque acceptera de « mentir » contre Gbagbo.