Bonjour chers internautes, fidèles de linfodrome.com. Bienvenue à notre revue de presse de ce mercredi 31 juillet 2013. Relations Côte d’Ivoire-Burkina Faso, rapport d’Amnesty International, troubles au PDCI, sont nos sujets du jour. Bonne lecture à tous !
Relations Côte d’Ivoire-Burkina Faso
La coopération entre la Côte d’Ivoire et son voisin le Burkina Faso connaît une « nouvelle dynamique », écrit Fraternité Matin. Hier, les Présidents des deux pays ont signé dix huit (18) accords visant plus bien-être pour leurs peuples, au terme de la 3ème conférence du Traité d’amitié entre les deux États, fait savoir le journal. Il s’agit entre autres de la construction de l’autoroute Yamoussoukro-Ouagadougou, la réhabilitation du chemin de fer entre les deux pays. Selon le Président Ouattara, « rien n’a été oublié », tandis que son homologue Compaoré a affirmé que ce traité « témoigne de la notre foi en cette vison et de notre ferme volonté d’œuvrer sans relâche à sa concrétisation ». Le Patriote a fait un large écho de ce rendez-vous en publiant la conférence de presse qui a sanctionné les travaux. Il rapporte que les deux chefs d’État ont signifié que « sans intégration, il n’y a pas de progrès ». Mais Le Quotidien d’Abidjan parle d’un plan de partage de la Côte d’Ivoire dans ce Traité. Selon lui, il y a un « deal Compaoré-Ouattara sur le foncier rural et la nationalité ». Il en veut pour preuve cette phrase de Compaoré à son arrivée en Côte d’Ivoire : « Je voudrais tout d’abord remercier mon ami et frère, le Président Alassane Ouattara pour cette invitation à concrétiser les engagements que nous avons pris ensemble ». Le journal fait référence au partage du gâteau du combat mené parces deux hommes contre Laurent Gbagbo.
Rapport de Amnesty International
Le récent rapport de l’ONG dont la presse ivoirienne a fait l’écho hier, n’est « rien que du réchauffé », indique Le Patriote. Et veut croire que Amnesty International est devenue Amnésie Internationale. Car le sujet dont il évoque dans son rapport, à savoir le massacre des déplacés de Nahibly, a déjà fait l’objet d’un rapport produit par la même ONG, dit-il. Le journal a ainsi rué Amnesty dans les brancards, la présentant comme une ONG « en perte de vitesse » qui ne dit que des « contrevérités ». Et pourtant, dans une interview à Le Nouveau Courrier, Salvatore Saguès, chercheur à cette organisation, dit que « en Côte d’ivoire, il y a véritablement une justice à deux vitesses ». Et déclare au Président Ouattara « nous pensons qu’il est temps de tenir ses promesses et ses paroles. Pour le moment, il n’y a pas du tout de lutte contre l’impunité ». Cependant, il craint que « si rien ne change dans la justice en Côte d’Ivoire, après 2011 et 2012, nous n’ayons d’autres tragédies dans la région en 2013 et 2014 ». Dans Notre Voie, le même Saguès a affirmé que « c’est regrettable ce que l’ONUCI a fait à Nahibly », de n’avoir pas protégé les déplacés de leurs agresseurs. Il a encore appeler le chef de l’État ivoirien à mettre matérialiser son engagement à lutter contre l’impunité « en sorte que tous les auteurs présumés des crimes commis répondent de leurs actes, quels qu’ils soient. »
Remous au PDCI
Henri Konan Bédié, le président du Parti Démocratique de Côte d’Ivoire (PDCI) est rentré de France, où il s’est retiré pendant deux mois. Le Mandat raconte que c’était un retour en fanfare, vu l’accueil qui lui a été réservé. « 200 mètres de bain de foule chaud, chaud et chaud ! », titre-il à la Une. A sa descente, Bédié a indiqué à propos des remous dans son parti que « cela est tout à fait normal dans un parti démocratique. Mais à ma connaissance, je n’ai pas eu le sentiment que quelque se dirige vers une scission du parti. L’unité du parti est toujours assurée. Je ne vois pas de quoi s’inquiéter ». A l’aéroport, l’absence de K.K.B, président des jeunes du PDCI, très remonté contre Bédié, a été remarquée par L’Expression qui titre : « K.K.B boude, un piège déjoué ». Selon le journal, malgré cette absence, les jeunes du parti ont effectué nombreux le déplacement de l’aéroport et ont exprimé bruyamment leur soutien à Bédié. Par contre, relativement au congrès du PDCI en octobre prochain, « 25 députés lâchent Bédié et rejoignent K.K.B », fait savoir Soir Info. Réunis au sein d’une coordination, ces députés dont la jeune Yasmine Ouégnin, fille de l’ambassadeur Georges Ouégnin, ont affirmé dans une lettre ouverte que « le constat que nous faisons est que le président du parti, âgé de plus de 75 ans, ne peut pas prétendre à un renouvellement de ses fonctions, les statuts actuels situant cruellement l’âge du candidat à la présidence entre 40 et 75 ans... » C’est pourquoi à la Une de L’inter, on peut lire « des députés PDCI se déchaînent contre Bédié et leur parti ». Car en plus de ce que Soir info a relevé, ces députés ont demandé aux responsables du parti de mettre les idées avant les querelles de personnes puisque « encourager cette tendance, c’est nuire aux intérêts du PDCI-RDA, et nous les soussignés, n’entendons pas nous inscrire dans cette ligne ».