Situatio sociopolitique en Côte d'Ivoire

Palabres entre populations, problème de nationalité, la Côte d'Ivoire se cherche

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palabres-entre-populations-probleme-de-nationalite-la-cote-d-ivoire-se-cherche Alors que le débat sur la nationalité fait rage, les populations allogènes et autochtones se battent. De quoi rendre diffficile la tâche au gouvernement ivoirien. Ph D.R
Revue de presse

Amis lecteurs, bonjour. Heureux de vous retrouver sur linfodrome.com pour une nouvelle de semaine de partage. Ce lundi 29 juillet 2013, la revue de presse vous propose trois sujets, à savoir : les affrontements entre populations, affaire de nationalité et congrès du PDCI. Bonne lecture à tous !

Rixe entre populations à l’ouest

« Violents affrontements entre communautés, ce week-end » dans le grand Ouest de la Côte d’Ivoire, titre en Une Soir Info. Il informe que ce conflit a opposé les Malinké et les Yacouba dans la ville de Zouan-Hounien le samedi, 27 juillet 2013 au point où un couvre-feu a été instauré. Cette rixe qui s’est généralisée entre autochtones et allogènes est partie d’un problème entre transporteurs, affirme-il. Des transporteurs de taxis-brousse (Malinkés) ont battu presqu’à mort un autochtone Yacouba, conducteur de taxis-moto qui a voulu embarquer un client à leur gare. Le maire de la ville a expliqué que « c’était très violent. J’ai failli, moi-même être lynché par des gens qui étaient opposés à ma médiation. Car ils voulaient en découdre ». Notre Voie en fait aussi son titre principal à la Une. Citant AIP, le journal fait savoir que c’est plutôt les Malinké qui s’adonnent au métier de taxis-moto et qui viennent chercher des clients à la gare des Yacouba. Ainsi, après le déclenchement de ce conflit, AIP a dit avoir vu une horde de jeunes manifestement en colère, munis d’armes blanches, de gourdins et de pierres, s’en prenant à une maison dans le centre-ville, alors que deux autres groupes s’affrontaient dans les environs de la gare. Ces violences se qui se sont déroulées dans la ville du ministre du Plan et du développement, Mabri Toikeusse, a tenu à préciser Le Nouveau Courrier, a fait plusieurs blessés.

Affaire de nationalité

Dans une interview exclusive sur la situation sociopolitique accordée à L’Expression, l’écrivain Venance Konan « se déchaîne », écrit le journal. Sur la question de la nationalité, il soutient que « nous devons débattre sereinement de cette question sans passion. Il y va de l’avenir de la Nation. On ne doit pas oublier que cette crise qu’on a traversée vient de la crise de la citoyenneté. « Qui est Ivoirien, qui ne l’est pas ». Tant qu’on n’a pas répondu à cette question, on ira de crise en crise ». Gbagbo aussi a donné sa position sur le sujet, rapporté par L’inter. En fait, le journal a mis à la lumière des décisions prises par l’ex-chef d’État du temps où il était au pouvoir. Pour l’homme étranger qui épouse à une ivoirienne, le texte de Gbagbo disait que celui-ci peut désormais acquérir la nationalité ivoirienne dès le mariage, à condition toutefois d’en faire l’option. Et concernant ceux qui sont nés avant 1960 et entre 1960 et le 25 janvier 1973, Gbagbo a pris un décret d’application autorisant les personnes concernées à remplir, dans un délai d’un an les formalités administratives devant leur permettre d’acquérir la nationalité ivoirienne. Pour sa part, l’ex-ministre des Affaires étrangères Essy Amara a déclaré dans Nord-Sud Quotidien que « beaucoup de gens parlent sans savoir de quoi ils parlent. La réalité est que la Côte d’voire est un pays très complexe… Nous tous aujourd’hui sommes originaires de quelque part… »

Congrès du PDCI

Le 12ème congrès de PDCI alimente encore les débats. Ce matin, les journaux en parlent et informent de la rencontre entre le président Henri Konan Bédié et son secrétaire général Djédjé Mady. En visite privée en France, « Djédjé Mady reçu par Bédié, samedi », titre Le Mandat. En effet, selon le journal, les deux hommes ont échangé durant une quinzaine de minutes à la résidence du patron. Après quoi le secrétaire général a rencontré les militants PDCI de l’hexagone à qui il a confié que « le président Bédié ne m’a jamais dit qu’il était candidat ». Quant à Le Nouveau Réveil, il affiche en manchette « Bédié parle, Mady parle ». Car lors de leur rencontre, le président du parti a déclaré que « ce qui se passe (les prises de positions contradictoires) ne va pas provoquer la scission du PDCI. Le parti va sortir grandi de ce congrès. Le PDCI sera plus fort ». Et Mady d’expliquer que « c’est normal que les gens aient des ambitions. C’est la preuve que la démocratie est appliquée au sein de notre parti. Mais, vous verrez qu’après le congrès, vous trouverez un PDCI-RDA plus fort que jamais. » Mais est-il vrai qu’il existe des frictions entre Mady et son président Bédié, comme il se raconte ? A cette question le concerné répond dans Fraternité Matin, toujours depuis Paris, « je n’ai de problèmes avec personne, évitons les problèmes de personne. Nous devons respecter les statuts du parti afin de maintenir la maison en paix ».

César DJEDJE MEL
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