Heureux de vous retrouver chers amis internautes, pour la revue de presse de linfodrome.com de ce mardi 23 juillet 2013. Au menu, la visite de Bensouda en Côte d’Ivoire et le problème de la nationalité. Bonne lecture à tous!
Le problème de la nationalité
La question de la nationalité divise, surtout les députés ivoiriens. Au point où Soir Info parle d’une « guerre ouverte » entre le RDR et le PDCI. De quoi s’agit-il. La semaine dernière, les députés PDCI ont fait retirer un projet de loi relatif à l’attribution de la nationalité ivoirienne à des apatrides, que le gouvernement a envoyé au parlement. Parce que selon ce groupe parlementaire, ce n’est pas un problème « urgent » et aussi que la procédure utilisée n’est pas conforme. Derrière cette opposition diamétrale des députés RDR et PDCI, le journal voit un problème électoral en perspective de la présidentielle 2015. C’est que le PDCI suspecte son allié, le RDR au pouvoir, dont le Président Ouattara est le chef, et candidat à sa propre succession déjà déclaré, de vouloir par ce moyen se faire réélire sans difficultés. Vu que le PDCI montre de son côté qu’il pourrait élever un candidat contre Ouattara. Devant le retrait de cette loi du bureau du parlement, Nord-Sud Quotidien demande : « A quel jeu joue les alliés de Ouattara ? ». En effet, le journal veut savoir pourquoi c’est le PDCI qui a naturalisé 8133 apatrides à Bouaflé quand il était au pouvoir, qui veut faire croire que ces descendants de Burkinabé ont été naturalisés par le pouvoir Ouattara. Des députés PDCI et UDPCI se sont prononcés. Louis Abonouan (PDCI) dit « que Ouattara évite de scier l’arbre sur lequel il est assis au risque de se fragiliser lui-même ». Un autre du même parti, M. Émolo Claude, a indiqué que « notre objectif n’est pas de créer des brouilles ». Quant à René Zoh de l’UDPCI, il dira « il faut que les gens réfléchissent, s’asseyent pour discuter avant de parler de clash. Il faut écouter tout le monde… il faut qu’on nous éclaire un peu, on est dans le flou ». Mais pour Le Patriote, c’est « le FPI qui veut le retour de l’Ivoirité ». Il affirme que c’est cette haine viscérale de l’étranger qui les guide qui soulève toute cette vague de protestation. Aussi bien de la part de l’opposition que de certains alliés du pouvoir. Sinon, ces partis savent très bien que les futurs naturalisés ne pourront pas voter en 2015. Par ailleurs, L’Expression fait savoir qu’il n’y vraiment pas de problème, c’est du « chantage » que les députés PDCI font à Ouattara. Un parlementaire lui a révélé qu’en vérité ces députés ont rejeté cette loi parce qu’ils ont décidé de faire payer au chef de l’État la non promulgation d’une loi votée sous Gbagbo, qui donne aux députés magistrats un certain statut, qu’ils lui ont soumis.
CPI : Bensouda à Abidjan
La procureure de la CPI, Fatou Bensouda a séjourné la semaine dernière en Côte d’Ivoire. Après son départ le samedi 20 juillet, L’inter titre que « la peur est dans le camp Ouattara », eu égard aux déclarations qu’elle a faites au cours de sa conférence de presse. « Dès que les juges de la CPI décideront sur la base de la loi et des preuves présentées par mon Bureau, de demander l’arrestation et la remise à la Cour d’un autre suspect - peu importe son nom, son rang, son parti politique ou n’importe quelle autre considération - le gouvernement ivoirien devra respecter ses obligations et remettre cette personne à la Cour pour qu’elle réponde de ses accusations devant la justice ». Et pour ces arrestations dans le camp Ouattara, selon Le Nouveau Courrier, il y a des preuves que la procureure peut exploiter. Revenant sur le « massacre oublié du régime Ouattara », il titre « les preuves de l’horreur des FRCI à Sago ». Dans ce village du sud-ouest, le journal explique que des combattants de Yopougon « les Libériens », durant la guerre postélectorale, fuyant les soldats pro-Ouattara ont tué des FRCI qui tentaient d’empêcher leur progression vers le Liberia. Mécontents de cela, les FRCI ont accusé les villageois d’être de mèche avec les soldats « libériens », les ont attaqués, faisant plusieurs morts, des blessés, des maisons incendiées et d’autres biens détruits. Mais ces « crimes, Fatou Bensouda refuse de les voir », affirme le journal. C’est certainement pour cela que le FPI, parti de Laurent Gbagbo, dans une déclaration qu’il a pondue hier et relayée par les journaux dit à la procureure Bensouda « vous n’êtes pas l’avocat du gouvernement ivoirien ». Notre Voie en a fait son grand titre en écrivant « après les déclarations tapageuses de la procureure de la CPI, le FPI met Bensouda en garde ».