Amis internautes, bonjour ! Heureux de vous retrouver ce lundi 22 juillet 2013 pour la revue de presse. Trois sujets au menu à savoir les déclarations de Fatou Bensouda sur le dossier Gbagbo, la situation sécuritaire et les difficultés au sein des partis politiques. Bonne lecture à tous et bon début de semaine !
Bensouda confiante de coincer Gbagbo
Le procureur de la CPI, Fatou Bensouda, a quitté Abidjan le samedi 20 juillet dernier, après un séjour de quatre jours. Avant son départ, elle a animé une conférence de presse pour s’expliquer. Les journaux, selon leur bord, en parlent.
Selon Le Patriote,la procureure a dit : « j’ai de nouvelles preuves contre Laurent Gbagbo ». A un journaliste qui a voulu savoir si son équipe sur le terrain a pu récolter de nouvelles preuves, Bensouda a répondu « j’ai eu des assurances que toutes les requêtes auront des réponses. Certaines des preuves que nous continuons de collecter vont servir au moment opportun ». Quant à Nord-Sud Quotidien, il fait savoir qu’elle a dit « la CPI ne peut pas poursuivre tout le monde ». Effectivement, la procureure a relevé que « la CPI n’a pas vocation à poursuivre tout le monde. La CPI ne poursuit pas les gens à la place des juridictions nationales, c’est un complément que nous apportons ». Concernant le cas Soro, L’Expression rapporte que Bensouda a demandé qu’on arrête de spéculer sur Soro ». En vérité, confirmant qu’aucun auteur de crimes en Côte d’Ivoire ne sera épargné, Fatou Bensouda a souligné que « nous devons arrêter de spéculer sur l’identité de celui qui va être transféré à la CPI ou qui ne sera pas transféré à La Haye…Je l’ai dit et je le répète : personne n’échappera à la justice. »
Bensouda n’a rien contre Gbagbo
A la Une de Notre Voie, on lit : « Bensouda avoue : ‘‘Je n’ai pas de preuves, mais…’’. Selon le quotidien, la procureure a affirmé que « ma présence est destinée à consolider le travail de mon équipe, car c’est elle qui est chargée de collecter les informations. Je n’ai pas de preuves, mais j’ai l’assurance de mon équipe et je vais les avoir ». Ce dernier bout de phrase qui a fait le gros titre du journal paraît mensonger, car je ne l’ai lu nulle part dans la conférence de presse intégralement publiée par les autres journaux. Dans le même ton que l’autre, Le Temps livre que « Bensouda retourne bredouille à La Haye ». Car au cours de son séjour à Abidjan, elle n’a pas rencontré des personnes neutres sur la crise ivoirienne, ni les victimes, si ce n’est des ministres de Ouattara, l’ONUCI, des diplomates et des responsables d’associations de victimes. « Je me suis entretenue avec plusieurs associations de droits de l’homme et des associations représentant des victimes. Je n’ai pas vu les victimes personnellement et directement », a dit la procureure. Dans la quête de ces nouvelles preuves, Le Quotidien d’Abidjan écrit « Bensouda et Ouattara dans l’impasse totale ». Après avoir déclaré qu’elle était en Côte d’Ivoire pour une « mission essentiellement technique », Fatou Bensouda, à en croire des travailleurs de l’hôtel où elle a séjourné, a rencontré « quatre personnes très proches du régime pour qu’on lui remette des documents recommandés ». Le journal pense que ce sont des « preuves en argile ». Quant à Le Nouveau Courrier, il s’est réjoui de ce que Bensouda admet la possibilité de libération de Gbagbo ». Puisqu’elle a reconnu que « selon le statut de Rome, M. Gbagbo a le droit de demander la liberté conditionnelle... Mais vous devez savoir qu’il soit libéré ou pas, ce n’est pas une décision de la procureure mais la décision des juges ».
Situation sécuritaire
Après la mise en arrêt de plusieurs coupeurs de route qui sévissaient dans le Nord du pays, au cours de la semaine, Le Patriote informe de l’arrestation de 12 coupeurs de route le 17 juillet dernier. C’est le gang de N’Goran Kouassi Marc, un ancien membre du GPP, milice pro-Gbagbo, relève t-il. Alors que dans Soir Info, le ministre de la Défense s’adressant à la population du nord a affirmé que « nous veillons au grain. On ne dort pas. La République est bien gardée », le même journal écrit que des hommes armés le défient. Car à sa barbe, des gangsters ont braqué deux hommes, en tuant l’un deux. Y a plus grave. Le Mandat écrit que La Côte d’Ivoire était au centre des préoccupations de l’ONU. Le secrétaire général adjoint de l’organisation a révélé qu’« une menace à la paix et à la sécurité pesait sur Côte d’Ivoire à cause des divisions politiques et des réseaux associés à l’ancien régime qui cherchent à déstabiliser le gouvernement ». Face à cela, l’embargo de l’ONU sur la vente d’armes à la Côte d’Ivoire est t-elle nécessaire ? demande Fraternité Matin. Puisque, avec les affrontements lors de la crise postélectorale qui a mis fin aux hostilités entre groupes armés, l’armée est réunifiée, le pays a renoué avec la croissance, note-il.
Tensions politiques
Il faut dire que ça ne va toujours pas au PDCI, avec le retour du jeune député Kouadio Konan Bertin (KKB) au pays. Après une tournée dans l’hexagone pour dénoncer la candidature à sa propre succession de l’actuel président du parti, Henri Konan Bédié, malgré son âge avancé, KKB a animé un meeting, hier dimanche, au cours duquel il a dit : « nous combattons pour que le PDCI soit respectueux des lois qu’il a édictées », rapporte Soir Info. Sa position divise les membres du grand conseil de son parti. Le président de cette structure, le député Emolo Claude demande à tous de calmer le jeu et de tirer « une leçon de nos échecs électoraux », relate Le Mandat. Par ailleurs dans le camp Gbagbo, c’est l’ancien ministre Mel Eg Théodore qui a claqué la porte au CNRD et à la LMP, deux plateformes politiques proches de l’ex-président. Il dénonce l’absence de vision commune face à la difficile situation sociopolitique actuelle, l’absence de solidarité et de respect les uns envers les autres », lit-on dans L’inter et bien d’autres quotidiens.