Amis internautes bonjour, soyez les bienvenus sur linfodrome.com pour la revue de presse. Ce samedi 20 juillet 2013, nos sujets sont l’affaire Gbagbo, la question de la nationalité et l'opposition du FPI à la nomination du nouveau représentant de l'Onu en Cote d'Ivoire. Bonne lecture à tous !
Affaire Gbagbo
Fatou Bensouda, la procureure de la Cour Pénale Internationale (CPI) est en Côte d’Ivoire où elle a rencontré, hier, le ministre de la Justice et des droits de l’Homme. Aucun journal n’a manqué de parler de l’événement. La plupart de ces journaux rapporte que celle qui poursuit Laurent Gbagbo pour plusieurs chefs d’accusation de crimes de sang est là pour de nouvelles preuves en vue de la confirmation des charges contre l’ex-président ivoirien. Pour cela, Nord-Sud Quotidien présente « les nouvelles preuves de Fatou Bensouda ». Selon le journal, les nouveaux éléments de preuves que les enquêteurs de la CPI ont commencé à recueillir sont basés sur les aveux faits par les proches de Laurent Gbagbo détenus par le pouvoir. Au nombre de ceux-ci, Blé Goudé Charles, le Cdt Abéhi, le Gal Dogbo Blé. En outre, ces enquêteurs regarderont du côté des victimes de la crise postélectorale et les ossements de victimes exhumés récemment. Ce que confirment les propos de Bensouda relayés par Soir Info. « Ma mission est de rencontrer toute personne qui pourrait m’appuyer et d’avoir plus d’informations et m’assurer que mon équipe sur place travaille dans de bonnes conditions », a-t-elle dit. Et le Jour Plus d’ajouter que la procureure met la pression pour le transfèrement de Simone Gbagbo. Là dessus, Bensouda a déclaré que « je travaille avec les autorités ivoiriennes dans le sens d’avoir une réponse quant à ce mandat d’arrêt ». Mais pour Notre Voie, Fatou Bensouda est « se cherche à Abidjan » puisque qu’elle a indiqué qu’elle est venue « rencontrer toute personne qui pourrait m’appuyer ».
Pendant ce temps, des voix se lèvent pour soutenir Gbagbo. Il s’agit dans un premier temps de Roger Banchi, un ex-membre de la rébellion qui a secoué le régime Gbagbo. Sur les réseaux sociaux, il a livré que « le projet politique d’attribuer à Gbagbo seul le statut de fautif a échoué. Il faut avoir le courage de le reconnaître et d’avancer. Même la malice politique exige la sagesse divine….Il est en prison, mais il n’est pas isolé idéologiquement. Courage Woody ! Tu as fait confiance à Christ. L’esprit de Miséricorde agit pour toi en force ! », rapporte Le Nouveau Courrier. Mais aussi de François Hollande. Le Quotidien d’Abidjan titre à la Une: « François Hollande confesse : ‘’j’ai été trompé sur le cas Gbagbo ». Une information qu’il tient des responsables du FPI qui, dans leur offensive diplomatique, ont rencontré le parti socialiste français, afin d’aplanir les divergences d’hier. C’est à cette occasion qu’un conseiller de Hollande a révélé que « le patron a confessé avoir été trompé sur le cas Gbagbo ». C’est pourquoi, il avait affirmé pendant la période de la rébellion que « Gbagbo était infréquentable ».
Problème de nationalité
Hier les députés ivoiriens devaient voter le projet de loi sur le nouveau code de la nationalité, qui concerne aussi les apatrides. Mais à en croire Le Patriote, le vote n’a pas eu lieu. « Pourquoi on n’a pas voté hier ? ». La raison est que ce projet a été retiré. Les députés PDCI auraient marqué leur opposition. Certains ont même menacé qu’ils sortiraient de l’Hémicycle si le projet venait être soumis au vote, livre t-il. Finalement, il a été remis au 24 juillet pour être étudié. Ce projet de loi porte sur les nouveaux codes de la nationalité, le foncier rural et deux conventions sur la lutte contre l’apatridie. L’inter affirme que le PDCI préparait « une bombe hier à l’Assemblée nationale ». Il livre la déclaration que les députés PDCI avaient prévu de lire, car ils s’étaient réunis avant au siège de leur parti pour se concerter sur la question. Dans ce document, on lit que « la voie proposée pour remédier à ces situations regrettables à tous égards, aussi bien pour les individus concernés que pour la Côte d’Ivoire elle-même, ne nous semble pas la meilleure. » Sur la question, l’ex-ministre Hubert Oulaye, agrégé des facultés en droit a répondu au ministre RDR, Cissé Ibrahima Bacongo (CIB) qui, pour expliquer que les étrangers en Côte d’Ivoire doivent bénéficier de la nationalité, a déclaré que toutes les personnes venues en Côte d’Ivoire et ceux qui y habitaient avant l’indépendance sont des Ivoiriens d’origine. Pour M. Oulaye « le RDR a mené et continue de mener une guerre infondée contre les Ivoiriens, parce que la thèse défendue, à savoir ‘‘l’ivoirité des étrangers résidents de 1960’’, n’a ni fondement juridique, ni historique. Ensuite le diagnostic du mal dont souffre la Côte d’Ivoire est faux. Le mal dont souffre la Côte d’Ivoire n’est pas la crise de la nationalité dont parle le ministre CIB, mais plutôt l’instrumentalisation politique des étrangers., depuis les frustrations liées à l’institution de la carte de séjour par Alassane Ouattara en 1990…. », rapporte Notre Voie avec comme titre « Oulaye ferme la bouche à Bacongo »
Le FPI récuse la représentante de Ban Ki-moon
Nous n’allons pas nous attarder sur le sujet, mais sachez que le Front Populaire Ivoirien (FPI) conteste la représentante de l’ONU. Dans une déclaration dont les différentes rédactions ont reçu copie, l’ex-parti au pouvoir a fait connaître ses appréhensions sur le sérieux de Mme Aïchatou Mindaoudou. « Le FPI déclare que Mme Aïchatou Mindaoudou Souleymane n’est pas crédible et par conséquent émet formellement des réserves sur sa désignation en qualité de représentante du secrétaire général de l’ONU en Côte d’Ivoire. Le FPI soutient que fermement que cette désignation constituerait un nouvel obstacle à la résolution de la crise ivoirienne », a écrit le secrétaire général dudit parti, Richard Kodjo, rapportent les journaux. Il évoque les prises de positions de la concernée, dans la crise ivoirienne, en faveur d’Alassane Ouattara