Les poursuites de la CPI, la tension au PDCI, la violence politique, sont nos sujets dans la revue de presse de ce vendredi 19 juillet 2013. Bienvenue amis internautes sur linfodrome.com et bonne lecture !
Les poursuites de la CPI
Dans l’affaire Laurent Gbagbo, L’Expression informe que « la CPI déploie la grosse artillerie à Abidjan ». C’est que depuis mardi dernier, une équipe de la CPI conduite par Amady Ba, patron de la coopération internationale, Pascal Turlan (conseiller de la procureure Bensouda) et deux autres dames sont à Abidjan et ont rencontré le ministre de la Justice. Ils ont été rejoints par Fatou Bensouda, hier mercredi. Laquelle aura un tête-à-tête avec ledit ministre, ce matin. En croire le journal, une source a confié que « la délégation conduite par Amady Ba vient parler sûrement du mandat lancé contre Mme Gbagbo dont la CPI réclame le transfèrement à La Haye. Bensouda vient avec une équipe d’enquêteurs pour recueillir les plaintes des victimes. » Mais selon Le Mandat, Bensouda « veut transférer Simone Gbagbo et deux ex-Com’zones à la CPI ». C’est qu’en plus du complément d’enquêtes pour lequel elle est en Côte d’Ivoire, la procureure veut négocier avec le gouvernement le transfèrement de Chérif Ousmane, de Losseni Fofana et Ben Laden, des ex-chef de guerre, soupçonnés de crimes. C’est pourquoi, à la Une de Le Nouveau Courrier, on lit « crimes de guerre, crime contre l’humanité/ CPI : le piège se referme sur Ouattara ». Vu que Bensouda, avant de venir à Abidjan, avait confié à l’Express que « le dossier Gbagbo est le premier en Côte d’Ivoire. Ce ne sera pas le dernier ». Du coup, la pression est forte sur les ex-com’zones que Ouattara veut protéger, relève t-il. Quant à Fatou Bensouda, Le Quotidien d’Abidjan soutient qu’elle a préparé « des valises de fausses preuves ». Selon lui, la procureure et le pouvoir ivoirien veulent louer les services de certains hauts gradés de l’armée sous Gbagbo, afin de recueillir de faux témoignages contre l’ex-président ivoirien. Tous auraient refusé sauf le chef d’État major Philippe Mangou qui aurait souhaité étudier les contours de cette offre avant de se décider.
Tension au PDCI
Le député Kouadio Konan Bertin (KKB) est guerre contre Henri Konan Bédié, le président de son parti, le PDCI. Il refuse sa réélection à la présidence du parti et a même déclaré qu’il sera candidat contre lui. Dans cet esprit, Soir Info titre que « KKB rejoint Soro ». Il écrit que KKB emboîte le pas à Soro, celui qui consiste à « tuer son mentor politique ». Comme Soro Guillaume, actuel n°2 du régime ivoirien, l’a fait contre Laurent Gbagbo, qui l’a idéalisé et guidé ses premiers pas en politique, en faisant « couler » son pouvoir dont il était le Premier ministre, KKB est en train de « tronçonner » Bédié qui l’a mis en orbite à la tête de la jeunesse du parti. Devant cette attitude de KKB, un secrétaire général du PDCI lui a fait des reproches. Il s’agit de Benson Raymond. A KKB qui se réclame Bédiéïste de 2000, il dira « c’est une escroquerie politique le fait que Gnamien Yao et KKB prennent le label Bédiéïste 2000. Ou bien, on est Bédiéïste ou on ne l’est pas. Il n’y a pas de Bédiéïste d’une époque et Bédiéïste d’une autre époque. Ils viennent ainsi de nous démontrer leur vraie intention », livre Le Mandat. Il ira plus loin en arguant que c’est pour un poste que KKB s’agite. En effet, dans Le Nouveau Réveil, Benson Raymond affirme que « si Ouattara nomme KKB, son combat s’arrête ». Par ailleurs, ce journal avance que, avant le congrès d’octobre qui déchaîne les passions, le clan de KKB s’était déjà partagé le PDCI, avec Banny comme candidat à la présidentielle en 2015, Djédjé Mady, président du parti et KKB, secrétaire général.
Violence politique
Qui du FPI ou du RDR est un parti violent ? C’est à cette démonstration que se sont livrés les journaux qui leur sont proches. Dans une interview à Le Patriote, Joël N’guessan, le porte-parole principal du RDR, a affirmé que c’est le FPI qui est le parti violent de Côte d’Ivoire en lançant en 1992 « l’assaut final », en 1995 « le boycott actif », qui a « introduit la violence à l’école par le biais de la FESCI ». Donc pour lui, « au FPI, ils sont tout sauf humains ». A l’opposé, Notre Voie titre : « Violence politique, coup d’État, rébellion armée/ RDR : les mains souillées du sang des Ivoiriens ». Cette violence est une marque déposée du RDR, écrit-il. Ses preuves, c’est qu’ en 1999, Alassane Ouattara avait dit « je frapperai ce régime moribond et il tombera » et un coup d’État a renversé le pouvoir de Bédié en décembre 1999. En 2001, il déclara : « je rendrai ce pays ingouvernable » et cela fut avec le coup d’État manqué et la rébellion qui s’en est suivi, en 2002. C’est sous Ouattara que pour la première fois en Côte d’Ivoire, des musulmans ont été gazés dans leurs mosquées sous prétexte d’un contrôle de la carte de séjour. La descente punitive de la FIRPAC sur la cité universitaire en 1992, la mort de plusieurs militants FPI, les crimes de la rébellion, le « massacre » des réfugiés du camp de Nahibly, sont énumérés par le quotidien, à l’actif du RDR. Le Temps en rajoute en dévoilant les « graves révélations » de Médiapart sur les exécutions sommaires des pro-Gbagbo. C’est que dans un document intitulé « A cause de Bolloré, si tu bouges, tu es mort ! », le site français montre que celui qui n’ose pas faire la volonté du puissant Bolloré et son lobby, surtout sur le continent africain est un homme mort. Ce qui explique les attaques contre le régime Gbagbo. Médiapart révèle que « les Biguans, qui ne voulaient de Laurent Gbagbo, capable de vendre au plus offrant ce port dont ils revendiquent la propriété, documents à l’appui, assisteraient depuis quelques semaines, à des exécutions nocturnes de tout opposant aux projets du nouvel homme fort de la Côte d’Ivoire, Alassane Ouattara. Ils se sont regroupés dans une « Coalition Akwaba ».