Situation socio-politique

Les mandats de la CPI et la nationalité, des dossiers de tension en Côte d'Ivoire

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les-mandats-de-la-cpi-et-la-nationalite-des-dossiers-de-tension-en-cote-d-ivoire La procureure de CPI entend juger le couple Gbagbo, ici à leur investiture après la présidentielle de 2010. Ph D.R
Revue de presse

Bienvenue sur linfodrome.com, chers amis internautes. Pour la revue de presse de ce jeudi 18 juillet 2013, les sujets sont : l’affaire CPI en Côte d’Ivoire, l’arrestation des coupeurs de route et le problème de la nationalité. Bonne lecture à tous !

Affaire CPI en Côte d’Ivoire

La procureure de la Cour Pénale Internationale (CPI), Fatou Bensouda, a accordé une interview à L’Express qui a été relayée par les journaux ivoiriens. A la Une de Le mandat et de L’inter, on lit qu’elle a dit « le cas Gbagbo ne sera pas le dernier ». En effet, répondant au journaliste qui a évoqué une dissymétrie dans l’affaire Gbagbo au profit du pouvoir Ouattara, Bensouda a indiqué que « cette cour n’est pas et ne sera jamais, une institution politique. Et personne ne doit tenter de la politiser….J’ai dit à la suite de mon prédécesseur, que toutes les parties au conflit seraient soumises à examen. Cela demeure vrai. Mais il faut bien partir de quelque part... Le dossier Gbagbo est le premier en Côte d’Ivoire. Ce ne sera pas le dernier ». Certainement que sera celui de Simone Gbagbo contre qui un mandat est déjà lancé. Car « La CPI insiste : nous voulons Simone Gbagbo », titre L’Expression. Le journal fait savoir que Pascal Turlan, conseiller au bureau de Bensouda a dit « nous attendons des autorités ivoiriennes qu’elles nous remettent Mme Simone Gbagbo ou qu’elles expliquent à la Cour les difficultés auxquelles elles sont confrontées ». Mais pour ce qui du dossier Gbagbo, Le Patriote a relevé dans l’interview de Bensouda que « les charges contre Gbagbo seront confirmées ». Même si les juges lui ont demandé de verser des preuves supplémentaires à son dossier d’accusation, ce qui a semblé un revers que lui a infligé la Défense de Gbagbo, Bensouda dit « j’ai confiance dans le fait que les éléments complémentaires que nous verserons aboutiront à confirmer les charges contre Laurent Gbagbo ». Ce qui n’est pas l’avis de l’exilé Bernard Doza, journaliste écrivain, auteur de « liberté confisquée », ex-ami d’exil de Gbagbo. Dans Le Quotidien d’Abidjan, il déclare que « le dossier Gbagbo est faussé. On ne peut pas juger une seule partie, au lendemain d’une bataille politique qui a opposé plusieurs belligérants. Et ce niveau, je crois à une libération de Gbagbo, mais c’est le futur lieu de résidence qui me paraît problématique ».

Coupeurs de route arrêtés

Des coupeurs de route opérant dans le Nord de la Côte d’Ivoire ont été arrêtés par les forces de l’ordre ivoiriennes. Le Patriote, Soir Info et Nord-Sud Quotidien en ont fait leur sujet principal, à la Une. Selon Le Patriote, qui parle d’un beau coup de filet réalisé par le Centre de Coordination des Décisions Opérationnelles (CCDO), les braqueurs sont au nombre de sept dont deux Ivoiriens et cinq Peuhls, tous des éleveurs. Ils ont été mis aux arrêts à Bouaké. C’est ce gang (qui compte en vérité seize membres) qui a perpétré l’attaque meurtrière sur l’axe Bouaké-Djékanou, le 9 juin dernier. Ces bandits qui ont été transférés à Abidjan, ont été présentés à la presse. Soir Info rapporte les aveux des bandits, qui ont révélé qu’ils observaient les faits et gestes de leurs victimes pour pouvoir les attaquer. Et pour le coup du 9 juin, ils ont bénéficié de la complicité du chauffeur. Sur eux, a été saisis un arsenal de composé de kalachnikovs, de zig et d’un fusil calibre 12. Au point où selon Barry Alassane, un des bandits, a fait savoir qu’ils peuvent faire échec à deux cargos de forces de l’ordre puissamment armés. Nord Sud Quotidien a fait un gros plan sur l’auteur de cette arrestation, le commandant Issiaka Ouattara dit Wattao. « Attaques répétées des coupeurs de route, Wattao prend ses responsabilités ». Chef des opérations du CCDO, il explique comment il a capturé les bandits. « Nous avons mis en branle notre réseau sur toute la brousse pour pouvoir démanteler les malfaiteurs… Dieu merci, on a pu mettre la main sur le chef du groupe. Nous les avons appâtés et ils sont tombés dans le piège », a-t-il dit.

Affaire de nationalité

Pour le règlement du problème de la nationalité en Côte d’Ivoire, « Cissé Bacongo (ministre RDR) revient à la charge », titre Soir Info. Dans son acte II de proposition de solutions à ce problème, le ministre de l’Enseignement supérieur demande que le modèle sénégalais soit copié en Côte d’Ivoire. Il s’agit « d’octroyer la nationalité d’origine à toutes les personnes vivant en Côte d’Ivoire avant l’indépendance, qui n’ont pas la nationalité d’un autre pays indépendant, sauf renonciation expresse de leur part ». En réaction sur le sujet, Notre Voie titre : « un juriste démonte Cissé Bacongo ». Il s’agit André Jules Assafoua. Apportant plusieurs définitions données à la nationalité s’opposant à l’idée du ministre, l’analyste pense que ce débat répond à des calculs politiciens. « Il permet au camp Ouattara de surfer sur les ressentiments et frustrations des populations ». En dehors de ces débats par personnes interposées, Le Nouveau Réveil annonce que demain, les députés vont plancher sur les 2 lois, « patates chaudes » relatives à la réforme de la nationalité. Elles concernent surtout l’apatridie. Que les deux textes de projets de lois visent à autoriser le chef de l’État à ratifier deux conventions relatives au statut des apatrides. Ce qui devrait avoir une incidence significative sur les conditions d’accès à la nationalité ivoirienne.

César DJEDJE MEL
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