politique nationale

Demander pardon, source de guerre en Côte d'Ivoire

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demander-pardon-source-de-guerre-en-cote-d-ivoire La Côte d'Ivoire souffre de l'irresponsabilité de ses politiciens. Ph D.R
Revue de presse

Salut chers amis internautes, fidèles de linfodrome.com. La revue de presse vous souhaite la bienvenue. Dans notre numéro de ce mercredi 17 juillet 2013, nous parlerons de la guéguerre FPI-RDR, des critiques contre le pouvoir et de l’affaire Gbagbo. Bonne lecture à tous !

Guéguerre FPI-RDR sur « le pardon » à la nation

« Affaire ‘‘pardon’’ du chef de l’État à la Nation, voici les discours qui font mentir le FPI ». Tel est le titre à la Une de L’Expression. Il fait savoir que le FPI ne dit pas la vérité quand il affirme que le Président Ouattara n’a jamais demandé pardon aux Ivoiriens. En effet, le journal rappelle qu’en 2006, à des femmes chrétiennes qui sont venues s’excuser pour tous les torts qu’elles lui ont causés, Alassane Ouattara a dit : « moi aussi je vous pardonne ». Bien plus, depuis qu’il est à la tête de l’État, il n’a jamais manqué d’appeler au pardon et à la réconciliation de tous les Ivoiriens. Par ailleurs, le député Soro Kanigui a déclaré dans le même journal que « si le FPI ne veut pas demander pardon, c’est son problème. Le président Ouattara leur a donné une porte de sortie ». Il a indiqué le président de l’Assemblée nationale Soro Guillaume a demandé pardon au nom des Forces Nouvelles, car il a estimé que chaque acteur politique ivoirien a sa responsabilité dans la crise. Après lui, Ouattara et Bédié l’ont fait. « Aujourd’hui, ça ne coûte absolument rien au FPI de demander pardon. Au contraire, demander pardon est un signe de grandeur », a-t-il dit. Même s’il ne le fait pas pour toutes les victimes de la crise, le FPI devrait, selon une des porte-paroles du RDR, Mme Ahoua Carlton Coulibaly, demander pardon à ses militants, rapporte Le Patriote. Répondant au ministre Dano Djédjé qui a demandé à qui le FPI doit demander pardon et pourquoi, elle dira : « je commencerai par lui dire que le FPI doit demander pardon à ses militants pour les avoir trahis, pour les avoir entraînés dans le chaos ». Face à cette décharge, le secrétaire du parti de Laurent Gbagbo a réagi dans Nord-Sud Quotidien : « Qu’on ne nous provoque pas » dit-il. Richard Kodjo explique que c’est ceux qui ont appelé la guerre en Côte d’Ivoire, c’est-à-dire tuer, qui doivent les premiers demander pardon. Et s’ils l’avaient fait, c’est du bout des lèvres. Car on ne peut dire une chose et faire son contraire, évoquant les dizaines de pro-Gbagbo en prison. Alors, lâchera t-il « pour notre part, nous contenons notre colère, mais qu’on ne nous provoque pas ». Au regard de cette guéguerre, L’inter craint que les querelles de clocher entre l’ancien et le nouveau régimes ne réduisent à néant les timides efforts faits par la Commission Dialogue Vérité et Réconciliation (CDVR).

Critiques contre les pontes du régime Ouattara

Le gendre de Laurent Gbagbo, Stéphane Kipré, a été sans pitié pour son « oncle » Joël N’guessan, porte-parole du RDR. Dans une lettre ouverte parue dans plusieurs journaux dont Le Temps, il dénonce le dénigrement de Gbagbo dans lequel s’est inscrit son parent. « Monsieur le ministre, comment expliques-tu cette haine injustifiée que tu nourris à l’endroit du président Gbagbo alors que les liens de famille sur lesquels tu t’appuyais pour qu’il te vienne en aide moralement et financièrement n’ont pas disparus ? Dois-je comprendre que pour toi, le lien de famille n’est brandi que lorsqu’il doit te servir ?... Mais n’oublie pas que c’est cet homme, le président Laurent Gbagbo, que Dieu a utilisé pour préserver ta vie le 9 avril 2011, pendant qu’il était lui-même bombardé dans sa résidence ». Le Président Ouattara n’a pas échappé aux critiques. Dans notre Voie, son oncle Abou Cissé répond au chef de l’État qui avait jugé inacceptable le retard du Nord. « Le Président lui-même qui dit aujourd’hui que le Nord est en retard, a construit sa première villa à Ouagadougou, à côté de celle de Lamizana. Sa deuxième maison, il l’a construite à Sindou, au Burkina Faso. S’il est du nord, depuis qu’il est au FMI jusqu’à ce jour, quelle action a-t-il posée pour le Nord ? Y a-t-il construit une petite case pour s’identifier à cette région ? ». Ce dernier a attaqué le ministre Cissé Bacongo favorable à la nationalité pour une bonne catégorie d’étrangers qui vivent en Côte d’Ivoire. « Ce qu’il faut comprendre, c’est que ceux qui ont ce problème sont ceux qui en parlent avec véhémence. Cissé Bacongo, Bamba Alex, pour ne citer que ceux là. »

Affaire Gbagbo à la CPI

A propos de la confirmation des charges contre 84 pro-Gbagbo par la justice ivoirienne, Nord-Sud Quotidien titre : « la CPI menace. Si on refuse de nous remettre Simone Gbagbo… ». Qu’adviendra t-il ? Eh bien, le porte-parole de la Cour, Fadi El-Abdallah, a indiqué que « si les juges de la CPI constataient que les autorités ivoiriennes refusent de coopérer, sans qu’il y ait une décision de la CPI les exemptant d’une de leurs obligations, il reviendra aux juges d’informer l’Assemblée des 122 États-parties au Statut de Rome de cette violation de l’obligation de coopérer ». Pour ce qui est de Laurent Gbagbo, à la Une de Le Quotidien d’Abidjan, on lit : « Me Altit rassure : Gbagbo libéré avant fin 2013 ». L’avocat aurait confié à un membre de l’entourage de Gbagbo que la libération provisoire de Gbagbo, « ce sera avant la fin de l’année ». Et quand le député Soro Alphonse, proche de Ouattara, affirme qu’une libération de Laurent Gbagbo va déclencher la guerre en Côte d’Ivoire, le secrétaire national de la jeunesse du FPI lui répond : « et quoi que vous fassiez, Gbagbo sortira, triomphalement, dignement. La Côte d’Ivoire toute entière attend de réserver un accueil chaleureux à son héros le plus digne. Débarrassez-vous de vos idées fâcheuses qui vous rendent esclave de la guerre… », renseigne L’inter.

César DJEDJE MEL
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