Amis internautes, soyez les bienvenus sur linfodrome.com pour la revue de presse nationale. Ce lundi 15 juillet 2013, nos sujets sont : les vérités de KKB, le règne des coupeurs de route, les vérités de Banny et les critiques contre Ouattara.
Les vérités de KKb
Le président de la jeunesse du PDCI, Kouadio Konan Bertin (KKB), traité de ‘‘soldat perdu’’ par son président de parti a réagi : « Depuis paris, KKB répond à Bédié », titre Notre Voie. Le jeune député a fait savoir que « le PDCI a tout perdu depuis la mort d’Houphouët » et qu’il « faut changer une équipe qui ne gagne pas ». Il a indiqué que « à bientôt 80 ans, quand est-ce que Bédié va t-il prendre sa retraite politique… Il nous faut un personnage vigoureux pour conduire le parti au combat de la reconquête du pouvoir ». Au rang de ces personnes vigoureuses qui doivent diriger le parti, KKB s’y inscrit. « Je suis candidat contre Bédié pour la prochaine présidence du PDCI » et pour cause « on voit bien qu’avant le congrès, certains postes vont disparaître, je suis donc bien fondé à briguer le seul poste qui restera en place », a-t-il expliqué, fait connaître Soir Info. D’autres journaux ont fait l’écho de la sortie de KKB.
Règne des coupeurs de routes
A la grande Une de Nord-Sud Quotidien, on lit : « Samatiguila, les coupeurs de route tirent sur le préfet ». Selon le journal, le préfet Patrice Gueu et le maire adjoint de la Samatiguila ont été pris pour cibles par des individus non identifiés, armés jusqu’aux dents. Ils ont molesté et dépouillé les deux autorités, après avoir tiré sur leurs véhicules. Les usagers de la voie empruntée par le préfet et l’adjoint au maire n’ont pas échappé à la violence des gangsters. Une situation qui provoque la psychose chez la population, ajoute-il. Pour Le Nouveau Courrier qui titre que « des coupeurs de route frappent encore le nord », il écrit que « c’est un pied de nez qui est fait à Ouattara dans son fief ». Le journal relève qu’au cours de sa visite au nord, qu’il considère comme son fief et où ont été nombreuses les populations qui ont pris les armes pour qu’il accède au pouvoir, Alassane Ouattara a appelé les coupeurs de route à renoncer à leurs activités. Mais son appel est tombé dans les oreilles de sourds. Un gendarme lui a dit avoir « l’impression qu’ils sont organisé en réseau. Et que quand un car de transport ou une autorité doit sortir la ville pour une autre destination, les coupeurs de routes sont automatiquement informés des mouvements par des individus qui sont en ville ». Mais qui sont derrière ces individus ? demande Le Patriote qui reconnaît que le nord de la Côte d’Ivoire est devenu une zone dangereuse où les coupeurs de routes sévissent quotidiennement. Que se passe donc au juste au nord, qui sont ces auteurs de ces attaques sanglantes et meurtrières ? Que cachent ces attaques ? En tout cas la recrudescence de l’insécurité au nord inquiète plus d’un observateur », livre t-il.
Critiques contre Ouattara
Des critiques contre le chef de l’État viennent de partout, des opposants et de son propre camp. A la Une de LG Infos, on lit l’ancien député Ben Soumahoro qui dit que « notre pays a souffert à cause d’un homme ». Cet homme, c’est « Alassane Ouattara » qui a ethnicisé la politique en faisant du RDR le parti des ‘‘Dioula’’ et des musulmans, fanatisés à outrance. Un fanatisme amplifié par cette phrase de Ouattara à l’époque: « On ne veut pas que je sois président dans ce pays parce que je suis musulman », a-t-il accusé. L’autre critique vient de l’ex-ministre de Gbagbo, Ahoua Don Mello. Dans une interview à Le Temps, il affirme que « dialoguer rime avec les fusils chez Ouattara ». Car selon lui, « le vrai objectif de M. Ouattara n’est point la réconciliation inter-ivoirienne mais la réconciliation des richesses ivoiriennes avec leurs prédateurs aux prix du sang et de l’unité nationale ». Cadre de l’ex-rébellion, Abel Djohoré a craché au chef de l’État qu’il « n’est pas le propriétaire du RDR », dans une interview à L’inter. Il a indiqué que « le RDR a besoin d’être reformé de fond en comble pour qu’il soit un parti national ».
Banny parle de la crise ivoirienne
A terme du colloque organisé à Yamoussoukro par la Commission Dialogue Vérité et Réconciliation (CDVR), on sait quelles sont les causes de la crise ivoirienne. Ce sont : le foncier, le coup d’État de 1999, la rébellion de 2002, la nationalité, la pauvreté, etc., fait savoir Le Patriote. A la fin de ce colloque, L’Expression dit que Charles Konan Banny s’est fâché contre le FPI pour sa non participation audit colloque. « C’est une indifférence méprisante » et d’ajouter que « le temps des politiques est arrivé de s’engager dans la voie de la réconciliation. Le peuple est impatient de vous voir le rejoindre ». Par contre, Le Mandat fait savoir que c’est contre Ouattara que Banny s’est lâché. Relevant que « les torts sont partagés » dans le malheur que vit la Côte d’Ivoire, le président de la CDVR a demandé au chef de l’État de faire « un saut qualitatif » pour favoriser la réconciliation et « sauver le pays ». En effet, il a dit « le Président de la République est la clé de voûte de nos institutions, lui seul décide en dernier ressort, c’est pourquoi les Ivoiriens attendent de lui le saut qualitatif qui sauvera leur pays ». Par ailleurs, L’inter informe qu’il a répondu à Bédié qui lui a demandé de démissionner d’abord de la CDVR, avant de vouloir présider le PDCI. « Je ne commenterai pas cela. Ça ne veut pas dire que je n’ai pas mon opinion », a dit Banny.