Chers amis internautes, bonjour ! Heureux de vous retrouver sur votre portail préféré linfodrome.com pour notre revue de presse. Au menu, la confirmation des charges contre des pro-Gbagbo, la réconciliation nationale et les activités gouvernementale. Bonne lecture à tous !
Confirmation des charges
Hier, nous vous informons de la confirmation des chefs d’accusation contre les proches de Gbagbo en prison. Ce matin, les journaux reviennent sur le sujet. « Gouvernement fantoche, 3000 morts, pays détruit, argent volé …Enfin, ils dire pourquoi ils ont fait ça ! », titre Le Patriote qui écrit que bientôt, les 84 pro-Gbagbo seront face au tribunal de l’histoire. « Leurs procès permettront d’élucider ce gros gâchis qu’a connu la Côte d’Ivoire au sortir des dernières joutes présidentielles », affirme t-il. Mais pourquoi leurs charges ont été confirmées ? Nord-Sud Quotidien relève qu’il est reproché d’avoir pris une part active à la confiscation du pouvoir qui a causé toutes les tueries lors de la crise. Mieux, contrairement à ce qui se dit, des sources proches du dossier ont indiqué que l’Accusation a suffisamment de preuves tangibles de leurs responsabilités directes dans les massacres. Mais pour Le Temps, tout ceci n’est qu’une « mise en scène grotesque ». Car quel sens pourrait-on donner au regard de la « justice des vainqueurs » à la « confirmation des charges » contre les pro-Gbagbo qui ont déjà en prison ? Aucun. Nous assistons à la confirmation de la dictature et de la tortue sous le régime Ouattara, affirme t-il. Il est rejoint par l’avocat de la famille Gbagbo, le Sénégalais Me Ciré Cledor Ly. Dans une interview à Le Nouveau Courrier, celui-ci assure que la confirmation des charges contre les proches de Laurent Gbagbo est « la consécration de la vendetta des vainqueurs ». Il ajoutera que « aucun des droits de mes clients n’a été respecté, car la loi ivoirienne mise en œuvre à leur détriment n’est pas conforme aux instruments juridiques internationaux ratifiés par la Côte d’Ivoire ». Les procès en Côte d’Ivoire de ces prisonniers, dont Simone Gbagbo, traduisent que cette dernière n’ira pas à La Haye. En somme, le gouvernement ivoirien, de façon tacite, répond à la demande de transfèrement de Simone formulée par la CPI, relève les journaux.
Réactions à la situation socio-politique
Plusieurs personnes se sont prononcées sur le climat sociopolitique. Au cours du colloque sur les causes de la crise organisé par la Commission Dialogue Vérité Réconciliation (CDVR), Mgr Paul Dacoury a dit « je pense que le moment est arrivé pour que la CDVR passe à l’action de la réconciliation des Ivoiriens. Elle doit, de ce fait, courageusement demander la libération des prisonniers politiques. Car ils doivent prendre leur place dans le processus de réconciliation », rapporte Notre Voie. Quant au juriste Kabran Appiah, président du Mouvement Alternative Citoyenne, il note que « la justice telle qu’elle a été mise en place, moi je reste persuadé que ces poursuites sont politiciennes… Et la justice qui fonctionne dans des conditions politiciennes est pire que la dictature », fait savoir Soir Info. Anaky Kobénan n’est pas d’accord non plus sur la confirmation des charges contre les pro-Gbagbo. Allié du pouvoir, il fait savoir que « il est grand temps que le chef de l’État se décide, s’informe largement et prenne en compte ce qui est la vox populi en Côte d’Ivoire, 30 mois après sa prise de pouvoir. Les Ivoiriens ne cherchent plus palabre ou les poux dans les cheveux de leurs voisins. Ils ont tous eu des enfants, parents et amis massacrés ou morts d’une manière atroce depuis que notre pays est tombé en zone de turbulence, en 2002, jusqu’au final de cette crise, au premier semestre 2011 », lit-on dans L’inter. A la Une donc de L’Expression, on lit : « crise au RHDP, Anaky se braque contre Ouattara et Bédié ». Se disant oublié dans le partage du pouvoir, il a dit : « il y a deux ans que qui se sont passées, je ne tape à la porte pour demander quoi que ce soit, ceux de mon parti l’ont bien compris. Ça nous suffit ». Il est allé jusqu’à dire que les dirigeants des trois grands partis de Côte d’Ivoire (PDCI, FPI, RDR) « sont des personnes qui, quelque part, devraient penser à prendre leur retraite politique… », lui y compris.
Activités gouvernementales
Le Président Ouattara, au cours de sa visite au nord, parlant du gouvernement, a déclaré que « on ne change pas une équipe qui gagne ». En le disant, Le Nouveau Réveil croit que « Ouattara piège ses ministres ». En tout cas, il l’a écrit en grands traits à la Une. Ce piège est surtout pour les ministres qui ne se sont pas montrés efficaces. Même s’il n’y aura pas de bouleversement dans cette équipe, des réglages s’imposent à certains ministères, affirme le journal, au regard des critiques qui ont formulées contre eux . Ce gouvernement a eu, hier jeudi, son conseil des ministres. Fraternité Matin en parle et informe que le gouvernement a décidé de la création de quatre micro-entreprises pilotes de production d’énergie solaire qui seront installées à Man, Bouna, Bouaké et Korhogo. A l’égard des mairies et conseils généraux, Le Patriote écrit que « le gouvernement met de l’ordre ». C’est que « pour éviter les erreurs du passé », il a décidé que pour l’endettement extérieur, ces collectivités devront obtenir l’autorisation préalable de l’État. De même, les critères de recrutement des agents, le barème des salaires et diverses autres questions sont désormais régis.