Amis internautes, bonjour ! Bienvenue sur linfodrome.com pour la revue de presse. Ce jeudi 11 juillet 2013, nous aurons comme sujets l’inculpation de pro-Gbagbo, l’affaire Gbagbo à la CPI et les déclarations de l’ex-président Diouf sur la Côte d’Ivoire. Bonne lecture à tous !
Inculpation de pro-Gbagbo
« Crise post-électorale : la justice confirme les charges contre Affi, Simone, Aké N’gbo, Michel Gbagbo… Les pro-Gbagbo bientôt devant la Cour d’assises », titre L’inter. Quand L’Expression écrit en manchette : « Crime de sang, crime économique, atteinte à la sureté de l’État : le juge confirme les charges contre 84 pro-Gbagbo ». Idem pour Le Patriote qui barre à la Une: « Les charges contre eux confirmées, hier : 84 pro-Gbagbo devant la Cour d’assises ». Avec ces titres si éloquents, vous aurez compris que des partisans de Laurent Gbagbo, arrêtés pour la plupart après la chute du régime en avril 2011, seront jugés. C’est au cours d’une audience qui s’est déroulée au tribunal d’Abidjan-Plateau que cette décision a été prise. Et à en croire les journaux, les procès ne pourront pas se tenir cette année à cause des vacances judiciaires qui débuteront en août 2013. Mais pour Me Hervé Gouaméné, l’avocat des accusés, « c’est un procès politique », rapporte Le Nouveau Courrier. En effet, il a expliqué que « la base même de toutes ces procédures, c’est qu’on reproche à toutes ces personnes là d’avoir pris part, soit à un gouvernement dit-on illégitime, ou d’avoir collaboré avec ce gouvernement là. Donc, il s’agit tout simplement d’un procès politique qui consiste à sanctionner des adversaires politiques d’hier ». Il a relevé que le juge d’instruction pouvait infirmer ou confirmer les charges contre ses clients au lieu de les renvoyer devant la Cour d’assises « comme de vulgaires criminels ». Pour lui, cela montre que « en réalité, dans ce dossier, il n’y a pas de charges. C’est une exploitation, sinon une manipulation de l’appareil judiciaire à des fins politiques ».
Liberté pour Gbagbo?
L’ex-président ivoirien incarcéré à La Haye devrait-il revenir en Côte d’Ivoire ? C’est la question que se pose Jean Baptiste Akrou, ex-DG de Fraternité Matin. Dans une interview à Le Nouveau Réveil, il a indiqué que « de plus en plus, il y a des voix qui s’élèvent pour dire que nous devons aller à la réconciliation. Est-ce avec Gbagbo ? Est-ce sans Gbagbo ? Il y en a qui pensent qu’il peut jouer un rôle important. Est-ce à dire qu’il doit forcément revenir ? Le processus est en cours à La Haye. Attendons de voir ». Il ne croit pas si bien dire, car à en croire Soir Info, Laurent Gbagbo pourra bénéficier de la clémence des juges de la Cour Pénale Internationale (CPI) et obtenir la liberté provisoire. En effet, le journal informe que « pour sa liberté conditionnelle, Gbagbo choisit de vivre en exil ». Il renseigne que si les juges de la CPI acceptaient d’accorder la liberté provisoire à Laurent Gbagbo, ce dernier ne viendra pas en Côte d’Ivoire, car il a fait le choix, à la demande de son avocat, de vivre en exil. En effet, la liberté provisoire et exil pour l’ex-président ivoirien, c’est la nouvelle ligne de son Conseil principal Me Altit, note le quotidien. Pour l’obtention de la libération du fondateur du Front Populaire Ivoirien (FPI), Le Temps parle d’une grande marche devant la maison blanche. Elle est organisée par le Cri-panafricain de Abel Naki et aura lieu le samedi 3 août 2013. Mais à partir du 13 juillet prochain, ils seront dans les rues des Etats-Unis d’Amérique. Ils parcourront Atlanta, Dallas, New York, Boston Chicago et enfin Washington.
Diouf parle à la Côte d’Ivoire pour la paix
Le Secrétaire général de l’Organisation Internationale de la Francophonie (OIF), Abdoul Diouf, l’ex-président sénégalais, était à Abidjan dans le cadre de la 39e session de l’Assemblée des parlementaires de la francophonie. En marge de cette activité, il a été reçu par le chef de l’État Alassane Ouattara devant qui Fraternité Matin relève qu’il a avoué admirer les actions du Président Ouattara. En fait, Abdou Diouf a déclaré : « je voudrais insister sur le fait que j’éprouve de plus en plus d’admiration pour l’action que vous menez à la tête de la Côte d’Ivoire. La Côte d’Ivoire est en train de renouer avec la croissance soutenue… ». Mais en même temps, il avait dit devant les parlementaires, en présence de Ouattara, que « la démocratie, ce n’est pas la loi de la majorité, mais la protection de la minorité. En cela, vous incombe une responsabilité majeure : celle de faire que les élections ne deviennent pas source de conflit, mais cet outil fédérateur de représentation et de cohésion au service de la nation ». Un appel à l’unité des Ivoiriens commente Le Patriote. Réagissant à cela, le Président ivoirien a encore parlé du FPI et au FPI, écrit Soir Info. « Il y a quelques jours à Korhogo, je lançais un appel au FPI de venir dans le processus de paix car j’aurais bien souhaité que ce soit à l’Assemblée nationale que les débats aient lieu. L’Assemblée nationale est le lieu de la réflexion et du processus démocratique. Malheureusement, nous n’avons pas pu faire cela et il est encore temps d’engager les discussions entre partis politiques pour qu’aux prochaines élections tous puissent participer afin d’avoir un Parlement totalement inclusif », a dit Alassane Ouattara. De là, Notre Voie écrit que « après avoir attaqué le FPI à Korhogo, Ouattara change parole à Abidjan. Ce qu’il a proposé hier au FPI. Le journal constate un changement de discours. Car à Korhogo, Ouattara avait appelé le FPI à demander pardon aux victimes et parents de victimes de la crise ivoirienne.