Côte d'Ivoire

« Sourire un jour » : Un diner gala organisé pour redonner le sourire à plusieurs malades du noma

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sourire-un-jour-un-diner-gala-organise-pour-redonner-le-sourire-a-plusieurs-malades-du-noma Juliette Fievet, journaliste à RFI et France 24 s'est engagée dans la lutte contre le noma aux côtés de Dr Ali Bourgi, secrétaire général de l'Ong "Sourire un jour"
Publi-Reportage

En prévision des prochaines interventions sur les patients atteints de noma, l’Ong « Sourire un jour » a organisé, le vendredi 6 mars 2020, un diner gala à l’hôtel Pullman, pour remercier ses membres et recueillir des fonds.

Depuis 2012, l’Ong ‘’Sourire un jour’’ organise des actions humanitaires en faveur des patients démunis atteints du noma, une difformité faciale. C’est dans ce cadre que se situe le diner gala coorganisé, le vendredi 6 mars 2020, par M. François Cernejeski, directeur général de l’hôtel Pullman, et les responsables de l’Ong Sourire un jour, dans ledit hôtel. « J’ai décidé d’apporter mon appui parce que cette association m’a été présentée par mon épouse qui est la directrice de ressources humaines du groupe RMO, qui, en fait m’a présenté le projet du docteur Ali Bourji, de rencontrer les enfants défavorisés qui malheureusement, n’ont pas les moyens d’avoir une deuxième chance. J’ai été très touché, il y a 7 ans. Ça commencé en hébergeant tout simplement les chirurgiens venus d’Europe. Chaque année, j’ai voulu renouveler cet accompagnement pour aider les chirurgiens et faire en sorte qu’à peu près une trentaine d’enfants puissent avoir des opérations et avoir une seconde chance dans la vie », a dit le Dg de Pullman, avant de préciser que les dons fait à l’Ong aident à l’opération des malades.

Dg Pullman Francois Cernejeski

Le Dg de l'hôtel Pullman, François Cernejeski, a pris une part active dans l'organisation du diner gala

 

En l’absence du Professeur Guy Varango, président de cette Ong, l’honneur est revenu au secrétaire général, docteur Ali Bourji (chirurgien plasticien, coordinateur du projet humanitaire noma et directeur de la clinique la Rochelle) de prendre la parole et remercier les membres de cette Ong et tous ceux qui la soutiennent. Il a précisé qu’en 6 ou 7 ans, l’Ong a opéré et pris gratuitement en charge 190 patients démunis. « C’’est une prise en charge totale, comprenant le transport, l’hébergement, les frais de restauration, de séjour », a-t-il précisé avant d’ajouter que les malades viennent de tout le pays et même des frontières.

Dr Ali Bourji souligne également que les bilans préopératoires, scanographiques, radiologiques et chirurgicaux sont pris en charge ainsi que les frais d’intervention jusqu’à la fin du séjour hospitalier des patients. En outre, ces derniers sont gardés en place jusqu’à la cicatrisation complète pour éviter des complications ou des infections. « C’est une mission qui est lourde », a dit le Sg de Sourire un jour.

Il a présenté le noma comme une maladie de la pauvreté qui touche la dignité humaine. « Ce n’est pas une maladie tropicale ou de l’Afrique, mais de la pauvreté. Et c’est pourquoi on parle de tragédie du noma qui est la maladie du visage », explique Dr Ali Bourji qui donne des chiffres effrayants sur la maladie. A l’en croire, il existe 500 000 cas dans le monde et cette maladie est mortelle dans 90% des cas. Elle n’est certes pas contagieuse, mais ne mobilise pas beaucoup de gens. Le chirurgien plasticien ajoute que 140 000 nouveaux cas sont recensés chaque année dans le monde. C’est pourquoi il a qualifié le noma « d’arme à destruction massive qu’il faudra arrêter », à travers le « noble combat » qu’il mène avec Sourire un jour.

Pour la prochaine édition, l’Ong compte prendre en charge entre 120 et 140 patients. « Nous prévoyons 40 à 50 interventions en fonction de la pathologie et des séquelles. Chaque intervention dure entre 6 et 8h, à la clinique la Rochelle dont je suis responsable ».

Invitée pour animer ce diner gala, Juliette Fievet, journaliste à RFI et France 24, a dit pourquoi elle n’a pas hésité à participer à cette cérémonie à caractère humanitaire. « La notoriété, le fait d’être connue, doit servir à des gens, faire passer un message. Il y a quelques mois, le directeur de Pullman m’a parlé du Dr Ali Bourji et de son Ong Sourire un jour. J’ai déjà rencontré beaucoup d’enfants qui avaient le noma sans savoir que c’est le noma. J’ai vu des enfants défigurés. Je comprends ce que cette Ong est en train de faire. Et j’essaie d’aider, à ma façon, en animant, en amenant des artistes pour animer ce diner gala ».

A cette cérémonie, plusieurs objets dont le livre et le maillot de Lilian Thuram, le Pullover de Vegedream, un tableau et un diamant ont été vendus aux enchères, pour la bonne cause. Autrement dit, pour donner le sourire, un jour, aux enfants atteints du noma.

 

Adolphe ANGOUA

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