Voici la dictée de 1966 qui a traumatisé les élèves selon Paul Yao Yao, et qui en flamme la toile

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voici-la-dictee-de-1966-qui-a-traumatise-les-eleves-selon-paul-yao-yao-et-qui-en-flamme-la-toile Paul Yao Yao, Inspecteur de l'enseignement primaire à la retraite.
Education

La Côte d’Ivoire occupe un rang peu honorifique dans le concert des nations avant dernière nation en Afrique subsaharien sur le plan du système éducatif. Aujourd’hui dans l’approche l’école ivoirienne l’affaire de tous, fait couler beaucoup d’encre.

Ce dimanche 21 février 2021, lors de l’émission de la chaîne NCI 360 invité sur le plateau de NCI, M. Paul Yao Yao, Inspecteur de l'enseignement primaire à la retraite a déclaré : " La dictée n'a rien d'intelligent dans l'apprentissage d'un enfant ". Il a même cité cette dictée en exemple qui a traumatisé les élèves en son temps CEPE 1966. Aujourd’hui cette fameuse dictée faite beaucoup de brouillis sur la toile. Voici l’extrait de la dictée.

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DICTÉE : LES CHAROGNARDS

Cinquante hideux charognards feignaient d'avoir bon fond. Ironie du sort ! Lorsqu'ils furent invités à la noce par une amie bisounoursse, un imbroglio naquit.

Les hideux, prirent place dans les salons huppés et phosphorescents de leur hôte. Ils grappillèrent avec voracité les mets succulents de celle-ci. Ce festin fut mielleux, alléchant, et arrosé.

Un festin de viandes grasses et de vins capiteux comme sur la montagne Sainte.

Là où le miel se mêle au vin, là où le lait coulant à flots, déverse ses torrents hydrauliques dans les méandres du vinaigre citronné.

Quand ils s'en allèrent, le ventre lourd et balourd à l'image de celui de Charles Bovary l'époux icône d'Emma, égérie de Flaubert. Ce fut la razzia. Il ne restait pas en ces lieux autrefois lumineux, aucune mémoire qui puisse faire profiter les autres. C'était en ces temps-là ! Lorsque les hommes, devenus des hideux charognards, avaient perdu la boule ventricule, au profit de leurs désidératas et au mépris de l'avancée.

Avons-nous tous démissionné pour l’école ivoirienne ? Parent d’élèves, corps enseignant et l’Etat. Si chaque sortie chacun se tire dessus à qui la faute les enfants ?

Parfait KOFFI