Un atelier de restitution de l’évaluation des compétences de base en lecture et en mathématique des élèves de troisième année du primaire (Ce1), s’est tenu le 13 novembre dernier simultanément à Abengourou, Daloa, Soubré et Yamoussoukro. Le moins qu’on puisse conclure, c’est que les résultats de cette évaluation de l’Education nationale ivoirienne sont préoccupants.
Des informations livrées à Abengourou par Coulibaly Nakakpanlan, Sous-directeur de la direction de la veille et du suivi des programmes (Dvsp), il ressort que cette enquête initiée en mars 2019, a concerné 1200 élèves issus de 150 écoles choisies dans toutes les régions de l’ensemble du pays. Justifiant cette initiative, l’émissaire de l’Education nationale a indiqué qu’elle répond au souci du gouvernement, dans sa politique de scolarisation obligatoire (pso), de marquer un arrêt pour interroger les pratiques pédagogiques en place et revisiter tous les acteurs de l’apprentissage à l’école. Toute chose qui devrait permettre aux autorités compétentes de se doter d’indicateurs fiables permettant de procéder à l’amélioration de l’apprentissage.
Ainsi, lors de l’enquête en question, des élèves du cours élémentaire 1 (Ce1), ont subi des tests cognitifs destinés à les évaluer en lecture et en mathématique. « Les résultats ne sont pas bons. Ils sont même alarmants », a lâché sans fard, le Sous-directeur de la Dvsp.
De fait, a-t-il révélé, en 2014 déjà, une première étude sur les élèves de Cp1 indiquait que seulement 18 % savaient lire. Pour cette seconde évaluation qui a concerné des élèves de Ce1 sur tout le territoire national, 49% ne savent même pas lire un seul mot d’un texte. Seulement 6% font une lecture et une compréhension assez soutenue d’un texte.
En revanche en mathématique, les résultats sont relativement bons puisque le taux de succès se situe à 46,8 %. « Ces insuffisances dans ces classes de base, peuvent empêcher l’élève de faire de longues études », a noté Coulibaly Nakakpanlan. Aussi, lors des travaux de l’atelier d’Abengourou, les inspecteurs de l’enseignement, les conseillers pédagogiques, les directeurs d’écoles ont fait des recommandations allant dans le sens de l’amélioration de la didactique et de la mutualisation des efforts de tous les acteurs autour de l’école.
Zéphirin NANGO
(Correspondant régional)