« Quelle est la responsabilité des enseignants du supérieur dans la crise de l’école ivoirienne et quelle peut être leur contribution à sa résolution ? », tel était le thème de la matinée organisée, par la Fraternité chrétienne Salomon, à l’attention des enseignants du supérieur, le samedi 28 septembre dernier, à la Cité des arts, dans la commune de Cocody.
Trois ateliers ont été organisés pour mieux appréhender la question de la responsabilité des enseignants et enseignants chercheurs. Au sortir de ces travaux, les participants, qui étaient pour la plupart des enseignants, dont des représentants syndicaux, ont relevé que certaines revendications prenaient des allures politiques vu qu’ils existent parmi eux des enseignants trop marqués politiquement. Ils ont aussi constaté un manque de formation syndicale des enseignants et même un manque de formation pédagogique à l’instar de celle dont à droit les enseignants du primaire et secondaire. Ils n’ont pas omis de mentionner la question des « gombo » qui les amènent à privilégier les universités privées au détriment de celles qui font d’eux des fonctionnaires. Ils ont également mis à l’index le système éducatif et universitaire inadapté aux réalités actuelles, le manque d’autonomie des universités publiques ainsi que le manque d’évaluation des enseignants qu’ils sont.
Par conséquent, ils mènent la réflexion sur quel type de formation, pour quel type de citoyen ? Sauver le temple du savoir est un impératif. Et pour ce faire, ils ont préconisé que le statut de l’université et des enseignants soit pris en compte par la Constitution ivoirienne à l’exemple des pays anglophones. Ce qui conduira à un changement dans le mode de désignation des présidents d’université. La formation syndicale et pédagogique a retenu l’attention des participants. Chose qui contribuera à ne pas prendre l’école comme une caisse de résonnance des revendications syndicales ou politiques de certains responsables syndicaux.
Pour plus de transparence dans le travail, ils ont préconisé qu’un rapport d’activité soit exigé de chaque enseignant. Ils ont également suggéré que les enseignants puissent avoir un regard sur les conditions de vie des étudiants. Relevant le fait que le Baccalauréat est le premier diplôme universitaire, ils ont tenu à ce que chacun prenne sur lui de combattre la tricherie surtout dans les centres d’examens vu qu’ils sont eux-mêmes les présidents de centres d’examen. Selon les organisateurs, tous les résultats de ces travaux seront consignés dans un document.
Alain B. ZADI (Stg)