La grève des enseignants du primaire et du secondaire s'essouffle. Leur mobilisation est en perte de vitesse, aux dires de Pacôme Attaby, porte-parole de la Coalition du secteur éducation/formation de Côte d'Ivoire (Cosefci), le 20 mai 2019, quand Linfodrome l'a interrogé, en début de soirée.
« Il faut noter une régression de la mobilisation aujourd'hui », a avoué Pacôme Attaby. Il a souligné qu'au primaire, la mobilisation a été de 40 % contre 46 % la semaine dernière et au secondaire de 62 % contre 80 %. « A Abidjan on a enregistré une baisse de 5 %. Nous étions à 60 % la semaine dernière, aujourd’hui nous sommes à 55 % », a-t-il souligné.
Pacôme Attaby a expliqué que de nombreux enseignants vont certes à l'école mais n'enseignent pas. « Par peur, ils vont se présenter aux autorités mais ne sont pas motivés pour aller en classe », a soutenu M. Attaby.
La menace de radiation proférée par la ministre Kandia est-elle pour quelque chose dans cette contre performance ? « C'est possible. Mais, il faut comprendre que nous sommes en fin d'année et les enseignants sont plus préoccupés à partir en vacances. D'ailleurs, c'est ce que l'on a observé en 2017, à la même période », a-t-il justifié.
Pacôme Attaby a annoncé une assemblée générale le mercredi 22 mai 2019 pour apprécier la situation et prendre des mesures.
Jonas BAIKEH