Grève des enseignants de Côte d'Ivoire: Plus de la moitié des écoles fermées

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greve-des-enseignants-de-cote-d-ivoire-plus-de-la-moitie-des-ecoles-fermees Pacôme Attaby a fait le point de la première journée de la grève des enseignants du primaire et du secondaire
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Plus de la moité des écoles, au primaire comme au secondaire sont restées fermées consécutivement à la grève des enseignants. C’est le point fait par Pacôme Attaby, porte-parole de la Coalition du secteur éducation /formation de Côte d’Ivoire (Cosefci), ce mardi 14 mai 2019, en milieu d’après midi.

«Il faut noter qu’au niveau du primaire, la mobilisation, au plan national, est de 40%. Dans le secondaire, à Abidjan, notre mot d’ordre a été respecté à 51% avec la fermeture des lycées Sainte Marie et Notre Dame à Cocody, ainsi que du lycée moderne d’Abobo, etc», a-t-il soutenu.
Poursuivant, M.Attaby a fait savoir qu’à l’intérieur du pays, la grève a été suivie à 75%. «Dans le détail: notre mouvement a été suivi dans la direction régionale de Gagnoa à 100%; à Abengourou à 75; à Dimbokro à 85%; à Soubré à 92%; à Man à 100%; à Daloa à 85%; à Divo à 97%; à Agboville à 100%; à Guiglo à 92%, à Duekoué à 30% et à Dabou à 49%», a-t-il laissé entendre. Avant d’ajouter: « Les chiffres sont là et la ministre Kandia peut aller les vérifier».
Toutefois, le porte-parole de la Cosefci a souligné que dans certaines localités, la mobilisation n’a pas été à la hauteur de leurs espérances. « Nous reconnaissons qu’à quelques endroits la mobilisation n’a pas atteint celle de la dernière fois. Nous allons remobiliser nos camarades pour relever les chiffres à partir de demain. La grève va se poursuivre en se renforçant», s’est-il engagé.
Puis, Pacôme Attaby de faire son commentaire au premier jour d’une grève de 4 jours. «Le constat est que les enseignants n’ont pas peur des menaces proférées par la ministre Kandia. La rhétorique martiale n’entame en rien la détermination des enseignants de Côte d’Ivoire à réclamer la revalorisation de leurs conditions de vie et de travail. Les enseignants sont au dessus de ses menaces. Elle gagnerait à mettre de l’eau dans son vin et à adopter une position plus conciliante», a-t-il martelé.
Rappelons que la Cosefci a lancé une grève de 4 jours (du mardi au vendredi), reconductible pour réclamer entre autres, le respect des libertés syndicales, la revalorisation des indemnités de logement, la suppression des cours de mercredi, la réforme des programmes pédagogiques et des conditions d’enseignement ou encore la réforme des examens de fin d’année.

Jonas BAIKEH

Jonas BAIKEH
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