La crise que traverse l’école n’a pas laissé indifférent Soumahoro Ben N’Faly, président de la Fédération ivoirienne des consommateurs ‘’Le Reveil’’. Dans une déclaration transmise à Linfodrome ce lundi 18 février 2019, il a dénoncé le silence coupable des Comités de gestion des établissements scolaires en Côte d’Ivoire (Coges).
Pour M. Soumahoro, « leur silence face à cette situation est un crime contre l’humanité ». « Nous lançons un appel aux Coges pour leur dire que leur rôle n’est pas de mettre nos enfants au dehors pour cotisations impayées mais de veiller à ce que nos enfants reçoivent un enseignement de qualité dans un environnement adéquat », a-t-il asséné.
Par ailleurs, le président du Ficr a proposé ses bons offices pour démêler une crise qui perdure et causent de nombreux dégâts. « En ce qui nous concerne, nous allons prendre notre bâton de pèlerin pour jouer le rôle de facilitateur », a-t-il suggéré.
Aussi, Soumahoro Ben N’Faly s’explique-t-il mal la situation qui prévaut à l’école. « Depuis quatre semaines, le mot d’ordre de grève lancé par le collectif des syndicats du secteur éducation-formation (Cosef) et un autre collectif des syndicats dénommé Iseppci perturbent notre système éducatif. Au nom du droit à l’éducation qui fait partie des dix droits des consommateurs, nous responsables des organisations des consommateurs, parents d’élèves, se taire face à cette situation, aurons notre part de responsabilité dans les conséquences et retombées négatives sur l’avenir de nos enfants. Nous nous interrogeons quant au motif réel de cette grève. Cela nous amène à nous interroger sur la crédibilité et l’existence réelle de relais d’information des accords signés entre le gouvernement et les faîtières signataires du protocole d’accord portant sur la trêve sociale du 18 Août 2017 », a-t-il dénoncé.
Cet acteur de la société civile en a appelé au bon sens des enseignants frondeurs pour reprendre le chemin de l’école. « Notre intention n’est nullement de jeter de l’huile sur le feu mais, c’est un cri de cœur. C’est pour cela que nous demandons aux enseignants grévistes de reprendre le chemin des classes afin de faciliter le dialogue social, surtout que nous avons reçu auprès de la tutelle toutes les assurances que la porte de la négociation ne leur a jamais été fermée », a-t-il soutenu.
Jonas BAIKEH