La grève de quatre (4) jours, entamée le mardi 22 janvier 2019 par la Coalition secteur Education/formation de Côte d’Ivoire (Csefci), s’est poursuivie, le jeudi 24 janvier 2019, avec la paralysie des cours dans plusieurs établissements.
Seulement, sur sa page facebook, jeudi, le porte-parole de la Coalition, Pacôme Attaby, faisant le point de mercredi, a relevé qu’‘’au secondaire général, après deux jours de grève, seulement 7 des 36 établissements d'Abidjan résistent encore au bon sens'’.
‘’La sensibilisation se poursuit pour qu'ils rejoignent pleinement la lutte en cours.
A l'intérieur du pays, seulement 5 capitales de régions et quelques villes secondaires de ces régions résistent encore, et de façon relative, au combat pour le relèvement de nos indemnités de logement.
Ces capitales sont Touba, Mankono, Bouaflé , Yamoussoukro, Bouna.
La sensibilisation de ces villes continue'’, a-t-il souligné.
Dans un autre message, jeudi, il a fait savoir que des enseignants ont rejoint la grève non sans nous informer qu’à Sinfra, un enseignant, meneur, a été sommé par des autorités de quitter la ville. Aussi le nombre d’établissements qui ont fermé s’est accru.
Dans un message dit de vigilance, adressé à ses camarades, Pacôme Attaby se dresse contre des chefs d’établissements, qui appellent individuellement des enseignants en grève, à la reprise, sous peine de ponction sur salaire.
Apeurés, ceux-ci se résignent.
Les grévistes exigent: La revalorisation des indemnités de logement des instituteurs et professeurs du secondaire ; la suppression des cours de mercredi matin dans le primaire ; le relèvement au double de toutes les primes liées aux examens scolaires en Côte d’Ivoire, et la rémunération de la surveillance de ces examens ; le paiement des cinq cent mille (500 000) francs Cfa par enseignant ex-contractuel, au titre de ses émoluments non perçus de janvier 2014 à mai 2014, et l’intégration à la fonction publique des quatre-vingt- dix-sept d’entre eux radiés en 2014 pour fait de grève, et la suppression de l’emploi d’Instituteurs adjoints. Du 20 au 22 novembre dernier, une grève avait été menée, sans succès, pour les mêmes revendications.
Dominique FADEGNON